L'on peut dire sans risque de se tromper que l'année 2014 aura été pour les Mauritaniens, celle des difficultés :
-montée de façon exponentielle du sentiment de frustration chez les couches les plus défavorisées (les négro-africains et les haratines) du pays pourtant majoritaires
-déficit pluviométrique
-de très fortes pressions sur le panier de la ménagère
-crise politique
Pour ce qui est de la crise politique qui dure depuis longtemps, occasionnée par l'absence d'un dialogue inclusif, permanent, ouvert et sincère entre les acteurs de la scène de la politique, elle s'est davantage accentuée après la dernière présidentielle à laquelle n' a pas participé l 'écrasante majorité des partis de l'opposition.
Au lieu d' observer présentement une pause pour examiner et analyser tous les problèmes qui assaillent notre pays et les défis que tous les Mauritaniens sans exception doivent relever, le pouvoir pense au renouvellement deux des trois groupes de la chambre haute; cela, à vrai dire, est insensé.
Le pays n' a même pas besoin d'un sénat car après plus de deux décennies de l’avènement du multipartisme en Mauritanie, la démocratie n' y est pas totalement installée et en outre les élections sénatoriales sont devenues incontestablement une occasion pour bon nombre de conseillers municipaux de marchander leurs voix d'où un risque réel de transformer nos élus locaux en véritables champions en matière de la corruption.
Par conséquent, le sénat doit être supprimé et le budget qui lui est doté doit être partagé entre le monde rural, les victimes du passif économique des évènements de 1989 dont les rapatriés du Sénégal et celles de l'esclavage; par ailleurs, il urge de convoquer des assises nationales pour mettre le doigt sur la plaie que constituent la crise politique, le problème de la cohabitation et celui de l'esclavage.
Ousmane Amadou Dia
Source : Ousmane Amadou Dia
-montée de façon exponentielle du sentiment de frustration chez les couches les plus défavorisées (les négro-africains et les haratines) du pays pourtant majoritaires
-déficit pluviométrique
-de très fortes pressions sur le panier de la ménagère
-crise politique
Pour ce qui est de la crise politique qui dure depuis longtemps, occasionnée par l'absence d'un dialogue inclusif, permanent, ouvert et sincère entre les acteurs de la scène de la politique, elle s'est davantage accentuée après la dernière présidentielle à laquelle n' a pas participé l 'écrasante majorité des partis de l'opposition.
Au lieu d' observer présentement une pause pour examiner et analyser tous les problèmes qui assaillent notre pays et les défis que tous les Mauritaniens sans exception doivent relever, le pouvoir pense au renouvellement deux des trois groupes de la chambre haute; cela, à vrai dire, est insensé.
Le pays n' a même pas besoin d'un sénat car après plus de deux décennies de l’avènement du multipartisme en Mauritanie, la démocratie n' y est pas totalement installée et en outre les élections sénatoriales sont devenues incontestablement une occasion pour bon nombre de conseillers municipaux de marchander leurs voix d'où un risque réel de transformer nos élus locaux en véritables champions en matière de la corruption.
Par conséquent, le sénat doit être supprimé et le budget qui lui est doté doit être partagé entre le monde rural, les victimes du passif économique des évènements de 1989 dont les rapatriés du Sénégal et celles de l'esclavage; par ailleurs, il urge de convoquer des assises nationales pour mettre le doigt sur la plaie que constituent la crise politique, le problème de la cohabitation et celui de l'esclavage.
Ousmane Amadou Dia
Source : Ousmane Amadou Dia

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