Savez-vous que l’État mauritanien perçoit des taxes sur l’alcool introduit sur son territoire par certaines ambassades accréditées en Mauritanie ?



En même temps les autorités se félicitent publiquement de l’arrestation de trafiquants d’alcool présentés comme des criminels portant atteinte à l’ordre moral et religieux.

Faut il y voir un simple paradoxe administratif, un double discours institutionnel ou une forme d’hypocrisie d’État assumée ?

C'est quand même urgent que les érudits, les juristes, et les consciences éclairées de la nation prennent la parole afin d’éclairer l’opinion publique sur cette situation profondément contradictoire.

Car l’islam fondement proclamé de la République islamique de Mauritanie interdit sans équivoque la consommation de l’alcool.

On nous dit que le Prophète Muhammad SAS a clairement établi que celui qui consomme l’alcool, celui qui le vend, celui qui le sert et celui qui en tire profit sont tous également pécheurs.

Dès lors, la question qui s’impose c'est : qu’en est il de l’État qui prélève des taxes sur un produit qu’il réprouve officiellement, qu’il combat pénalement et qu’il condamne religieusement ?

Peut -n au nom de la souveraineté ou de la diplomatie, transformer un interdit religieux en ligne budgétaire ?

Peut on dénoncer moralement ce que l’on fiscalise discrètement ?

À défaut d’une clarification courageuse, cette incohérence restera ce qu’elle est ,et c'est une dissonance morale majeure au cœur même du discours officiel.

Khally Mamadou Diallo

Le Député du peuple


Source : Député Khally Mamadou Diallo

Lundi 12 Janvier 2026
Boolumbal Boolumbal
Lu 37 fois



Recherche


Inscription à la newsletter