Par quel moyen l’état peut-il redorer son blason ?



De 1967 à nos jours, la stratégie menée par le pouvoir est ipso facto de maintenir les noirs sous emprise politique, économique, sociale et décisionnelle. Cette emprise mine le développement de la Mauritanie, son évolution et l’émancipation de certaines couches sociales asservies.


Souvent, l’argument utilisé est l’Islam qui constitue le cordon ombilical fort auquel arriment toutes les composantes de la Mauritanie. Ceci dit, l’oppression est tellement forte que des fromes de protestations, de contestations en dehors de l’enclos politique émergent de plus en plus.


Les contestations et protestations les plus efficaces aujourd’hui sont l’échos lointain de ces populations noires mauritaniennes dans leur grande majorité et surtout harratines qui s’approprient de plus en plus les terrains de contestations en innovant un style de lutte , de dénonciation pacifique qui trouvent de plus en plus des adhérents. La vieille lutte politique souvent qui était l’apanage des intellectuels et des leaders des partis politiques en Mauritanie manque de plus en plus de crédibilité et visibilité.


Pour s’en rendre compte, il interroger l’angoisse du moment des milliers de mauritaniens épris de justice que le système du pouvoir tente de maintenir en altérant leur fondement rationnel.


En ce sens certains mouvements politiques (FLAM, AVOMM, FLERE etc.) et organisations des droits humains (IRA) avaient bien pris un bon envol en conscientisant les mauritaniens, en les avertissant sur les réels dangers que constituent un pouvoir fondé sur la race et la tribu.


A la lumière de ce qui se passe actuellement dans le pays, l’effervescence sociale à Rosso, Nouakchott ces derniers jours, l’engouement et les échanges contradictoires dans les réseaux sociaux, on peut alléguer sans risque de se tromper que le débat entre mauritaniens va s’installer tranquillement pour éviter à notre nation les pires affres.


Le pouvoir d’Abdel Aziz doit rompre le silence, doit fracasser son refus de dialoguer et mettre fin à son aveuglement volontaire afin de poser un vrai débat, un véritable dialogue entre les citoyens mauritaniens.


Tout le monde sait que le pouvoir de Nouakchott bénéficie d’un soutien inconditionnel de la France et des États unis à cause de l’implication d’Ould Abdel Aziz dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Ce soutien fait que le pouvoir de Nouakchott croit être dans une forteresse protectrice occidentale et peut encore résister malgré le ras le bol des milliers de mauritaniens marginalisés, exclus du système et réduits encore dans des situations humiliantes et dégradantes.


Il est sage de comprendre que ce système n’est point invincible, que cette oppression n’est point éternelle et que la résistance d’un peuple n’avertit point.


Biram Abeid et ses militants(IRA) sont en arrestations depuis une semaine par le simple fait d’avoir sillonné en sensibilisant des villages dont les terres ont été spoliées. Cet acte parait aux regards du pouvoir comme un acte criminel car ce pouvoir semble être réfractaire à tout ce qui peut émanciper ces populations (harratines, peulhs, wolofs, soninkés).


L’action de Biram apparait comme une passion de l’engagement, l’envie d’extirper ses communautés des ténèbres de l’ignorance en dénonçant un islam de labelle in Mauritanie contraire aux pratiques de notre saint prophète(PSL) Mouhammad.


Le leader de l’IRA a compris comme pour paraphraser Charles De Gaulle il y a trois étapes pour arriver à l’indépendance : premièrement, on la veut; deuxièmement, on la fait; troisièmement, on l’assume ». Il a assumé aujourd’hui son implication et son engagement pour l’octroi des droits humains pour les mauritaniens épris.


Biram porte en lui un parfum légendaire révolutionnaire de lutte , de contestation comme Rosa Luxembourg qui a osé transgressé les lois de son temps.


La Mauritanie, le pouvoir ou système mauritanien doit comprendre est a jamais revoulu le temps des vaines espérances, des discours creux, des tergiversations séniles ou de la partisannerie inconséquente. La lutte prend tout son élan et les changements doivent être perceptibles pour le bien être de cette nation multiethnique et multiraciale.


Pour que le pouvoir puisse redorer son blason, il doit accepter et poser des gestes concrets en libérant les détenus et instaurer un débat public pour parler des vrais problèmes du pays.


A. Ba






Mardi 18 Novembre 2014
Boolumbal Boolumbal
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