Mort du « Dialogue » dans l’œuf

-Essor Musclé et Fulgurant du Troisième Mandat Ghazouanien
-Assaba, Boumdeid, Parentèle et Gouvernement de Ghazouani, ouvrent le bal



Les appels à un troisième mandat se multiplient, présentés abusivement comme l’expression d’une revendication populaire. C’est faux. Ils émanent des bénéficiaires du système, soucieux avant tout de préserver leurs postes, leurs privilèges et leurs intérêts, qu’ils ont accumulés grâce à leur proximité avec le pouvoir. Difficile de croire que ces responsables prendraient une telle liberté sans le feu vert du régime.

Ceux qui poussent le Général Ghazouani vers un troisième mandat sont précisément ceux dont les intérêts ont prospéré sous son régime, qui ont bénéficié de marchés publics et de privilèges et qui veulent préserver leurs intérêts. Ils cherchent aussi à transformer la présidence en bouclier contre toute reddition de comptes. Le chef de l’Etat doit revoir sa position à leur égard et ne pas se laisser enfermer dans cette logique. S’il respecte la Constitution, organise une transition démocratique et des élections transparentes, il peut encore sortir de l’histoire par la grande porte et laisser au peuple le soin de juger son bilan avec sérénité.

La limitation des mandats est un verrou constitutionnel et un acquis démocratique. Le faire sauter, c’est confisquer la souveraineté populaire et créer un précédent dangereux pour l’avenir du pays.

Mais troisième mandat pour quel bilan ? Face à l’accumulation des échecs sociaux et économiques, cette demande est insoutenable. Elle est indéfendable.

J’appelle Mohamed Ould Ghazouani à respecter le serment qu’il a prêté, à ne pas le trahir et à lever toute ambiguïté sur ses intentions. Il doit dire clairement aux Mauritaniens s’il entend respecter la Constitution et mettre fin, sans équivoque, à toutes les manœuvres visant à lui ouvrir la voie vers une troisième candidature.

Au nom du peuple mauritanien, je m’engage à défendre cet acquis, quel qu’en soit le prix. J’appelle l’opposition, les forces vives de la nation, tous ceux de la majorité soucieux de l’avenir du pays et l’ensemble du peuple mauritanien à se mobiliser pour préserver cet acquis et faire échec à toute tentative de remise en cause des verrous constitutionnels, qui mettrait en danger la stabilité du pays.

Il ne s’agit ni d’un homme ni d’un mandat. Il s’agit de nos enfants, de notre démocratie et des générations à venir. Si nous cédons aujourd’hui, demain, n’importe quel dirigeant autoritaire pourra s’appuyer sur ce précédent pour s’installer à vie.

La Constitution n’est pas négociable. Elle se respecte. Et nous défendrons ses verrous jusqu’au bout.

Biram ould Dah ould Abeid
Député, Président de la Coalition Anti-Systeme et Président de la Coalition Alternance 2029
Nouakchott, le 19 Août 2029

Mercredi 26 Août 2026
Boolumbal Boolumbal
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