Régularisation des Palestiniens en Mauritanie : des avancées pour certains, des exclusions persistantes pour les Noirs mauritaniens



Nouakchott, 17 août 202, le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Abderrahmane Ould El Hacen, s’est entretenu le 17 août 2026 avec l’ambassadeur de Palestine, Aki Qadih, autour d’un dossier sensible : la régularisation de la situation administrative des ressortissants palestiniens résidant en Mauritanie, en vue de la délivrance d’actes de naissance et de numéros d’identité nationale.

Selon des sources proches du ministère et des représentants de la communauté palestinienne, la rencontre visait à faciliter l’obtention de documents d’état civil et d’identification afin d’intégrer ces personnes aux procédures nationales d’enrôlement. Le ministère aurait, d’après ces mêmes sources, manifesté la volonté d’accélérer les démarches, y compris par des mesures facilitatrices de naturalisation pour les Palestiniens « en tant que membres de la communauté arabe ».

Parallèlement à ces annonces, des voix s’élèvent pour dénoncer une double mesure discriminatoire : plusieurs Mauritaniens d’ascendance noire auraient de plus en plus de difficultés à s’enrôler et à obtenir des pièces d’état civil. Témoignages et plaintes recueillis auprès de familles affectées décrivent des procédures extrêmement lourdes et parfois arbitraires :

- Exigences de justificatifs historiques remontant à des arrière-arrière-grands-parents (actes, jugements, archives) ;

- Dépôt de centaines de témoignages et pièces pour prouver la filiation mauritanienne ;

- Décisions locales d’enregistrement soumises à l’appréciation discrétionnaire du chef de centre, avec des refus malgré la présentation de documents.


Selon les familles concernées, ces blocages administratifs ont des conséquences directes : des jeunes mauritaniens ne peuvent pas s’inscrire à l’école ou à l’université faute de papiers, d’autres se retrouvent privés d’accès aux services sociaux ou au marché du travail formel, certains deviennent de facto « sans papiers » dans leur propre pays.

Des associations de défense des droits civiques et des militants réclament :

- Une enquête indépendante sur les pratiques d’enrôlement et de naturalisation ;

- Une harmonisation des critères d’octroi des actes d’état civil et de la nationalité, garantie par le ministère compétent ;

- La suppression des exigences anachroniques qui pèsent disproportionnellement sur les communautés noires.


Source: Boolumbal.org

Jeudi 20 Août 2026
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