Le député et président de la Coalition Anti-Système accuse les soutiens d’un troisième mandat de chercher à préserver leurs intérêts et appelle le chef de l’État à respecter la limitation constitutionnelle des mandats.
Dans une déclaration publiée le 19 août, Biram Dah Abeid s’est vivement opposé aux appels croissants en faveur d’un troisième mandat du président Mohamed Ould Ghazouani.
Sous le titre « Mort du “Dialogue” dans l’œuf – Essor musclé et fulgurant du troisième mandat ghazouanien », le député estime que ces appels ne constituent pas une véritable revendication populaire.
« Ils émanent des bénéficiaires du système, soucieux avant tout de préserver leurs postes, leurs privilèges et leurs intérêts », affirme-t-il, estimant que les promoteurs d’un troisième mandat ont largement bénéficié du système en place, notamment à travers « des marchés publics et des privilèges ».
Biram Dah Abeid considère également que certains soutiens chercheraient à faire de la présidence un « bouclier contre toute reddition de comptes ». Il invite ainsi le chef de l’État à ne pas se laisser enfermer dans cette logique et à respecter la Constitution.
Pour le président de la Coalition Anti-Système, la limitation des mandats constitue « un verrou constitutionnel et un acquis démocratique ». Sa remise en cause, avertit-il, pourrait créer « un précédent dangereux pour l’avenir du pays ».
L’opposant met également en doute la pertinence d’un troisième mandat au regard du bilan du pouvoir. « Mais troisième mandat pour quel bilan ? Face à l’accumulation des échecs sociaux et économiques, cette demande est insoutenable », déclare-t-il.
Biram Dah Abeid appelle directement Mohamed Ould Ghazouani à « respecter le serment qu’il a prêté » et à clarifier publiquement ses intentions concernant une éventuelle troisième candidature.
Il appelle par ailleurs l’opposition, les forces vives du pays ainsi que les membres de la majorité attachés à l’avenir de la Mauritanie à se mobiliser pour défendre la limitation constitutionnelle des mandats.
« La Constitution n’est pas négociable. Elle se respecte. Et nous défendrons ses verrous jusqu’au bout », conclut-il.
Source: https://trustmag.net
Dans une déclaration publiée le 19 août, Biram Dah Abeid s’est vivement opposé aux appels croissants en faveur d’un troisième mandat du président Mohamed Ould Ghazouani.
Sous le titre « Mort du “Dialogue” dans l’œuf – Essor musclé et fulgurant du troisième mandat ghazouanien », le député estime que ces appels ne constituent pas une véritable revendication populaire.
« Ils émanent des bénéficiaires du système, soucieux avant tout de préserver leurs postes, leurs privilèges et leurs intérêts », affirme-t-il, estimant que les promoteurs d’un troisième mandat ont largement bénéficié du système en place, notamment à travers « des marchés publics et des privilèges ».
Biram Dah Abeid considère également que certains soutiens chercheraient à faire de la présidence un « bouclier contre toute reddition de comptes ». Il invite ainsi le chef de l’État à ne pas se laisser enfermer dans cette logique et à respecter la Constitution.
Pour le président de la Coalition Anti-Système, la limitation des mandats constitue « un verrou constitutionnel et un acquis démocratique ». Sa remise en cause, avertit-il, pourrait créer « un précédent dangereux pour l’avenir du pays ».
L’opposant met également en doute la pertinence d’un troisième mandat au regard du bilan du pouvoir. « Mais troisième mandat pour quel bilan ? Face à l’accumulation des échecs sociaux et économiques, cette demande est insoutenable », déclare-t-il.
Biram Dah Abeid appelle directement Mohamed Ould Ghazouani à « respecter le serment qu’il a prêté » et à clarifier publiquement ses intentions concernant une éventuelle troisième candidature.
Il appelle par ailleurs l’opposition, les forces vives du pays ainsi que les membres de la majorité attachés à l’avenir de la Mauritanie à se mobiliser pour défendre la limitation constitutionnelle des mandats.
« La Constitution n’est pas négociable. Elle se respecte. Et nous défendrons ses verrous jusqu’au bout », conclut-il.
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