Mauritanie - Passif humanitaire : Le Collectif des VHRG dénonce les zones d’ombres du dossier



Les Rescapées et réfugiés de Mauritanie issus du Collectif des Victimes, Humiliées et Rejetées par le Gouvernement (CVHRG) comme ils disent continuent encore de réclamer justice et indemnisation à travers des actions qu’ils trouvent ne sont que de l’humiliation et de l’oubli dont ils sont victimes.

Avec le dossier du passif humanitaire, ces rescapées et réfugiés trouvent que rien encore n’a été fait pour eux et qu’ils réclament leurs droits.

Le dossier du passif humanitaire que les autorités de Nouakchott ont initié récemment au profit des victimes n’a pas répondu disent –ils à la fiche individuelle de réclamation de leur collectif.

Ce collectif concerne encore les réfugiés Mauritaniens du Sénégal et du Mali. A titre d’exemple, les voix se sont élevées récemment, ou les réfugiés Mauritaniens ont fait une marche de protestation de Boghé à Nouakchott pour réclamer leurs droits.

Ce qui est inhumain dans leur protestation et leur réclamation, ils constatent que des tortionnaires et autres qui étaient à l’origine de leur malheur sont toujours en train de les empêcher non seulement de réussir leur vie dans la dignité, mais aussi, leur rendent encore leur vie plus misérable, d’où la nécessité de mettre l’accent sur les zones d’ombres qui couvent leur dossier.

Le cas de l’adjudant Babe Traoré (notre photo) est l’un des cas le plus exposé au public. Cet ancien militaire était encadreur des recrus et élèves sous officiers à Akjoujt et à Atar. Il était aussi, instructeur combat et topographie. Dans son témoignage, il dit qu’il a été arrêté sans aucune raison dans l’exercice de ses fonctions à Bir Moghrein au nord de la Mauritanie. Il ajoute qu’il a été torturé, pieds et mains liés au dos, un chiffon noir bandé aux yeux, avant d’être transporté avec ses collègues comme des animaux, de Bir Moghrein à Jreida.

On lit sur le visage de cet ancien militaire et autres rescapés et victimes des arrestations arbitraires des années 1987 -1991 et qui réclament aujourd’hui justice et indemnisation. On lit sur leur visage un découragement, une déception et une révolte.

Pour eux, ceux d’entre eux qui ont eu la chance de mourir dans leurs cellules de torture se sont reposés pour de bon. Contrairement aux survivants qui voient encore très mal, leurs anciens tortionnaires vivre leur vie sans inquiétude, au moment ou ils souffrent dans leur quotidien.

Face à cette situation, le Collectif des Victimes, Humiliées et Rejetées par le Gouvernement (CVHRG), lance un appel au président de la république M. Mohamed Ould Abdel Aziz pour reprendre leur dossier en main afin de trouver une solution définitive et durable pour l’intérêt de toutes les parties concernées.

Il notifie que la commission chargé du dossier du passif humanitaire en Mauritanie n’a pas été non seulement à la hauteur, mais aussi elle n’a été qu’une commission qui joue à la politique de deux poids et deux mesures.

Moussa N’DIAYE
Journaliste TV
Fecebook: Television.presse
moudiaye8@gmail.com
Nouakchott – Mauritanie

Source : Moussa Ndiaye via cridem.org

Mercredi 3 Septembre 2014
Boolumbal Boolumbal
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