On a assisté il y a quelque temps à la publication du taux de croissance économique de l’année 2013 avec une très grande fierté (6.8%) et qu’il n’est pas loin de celui de 2012 (7%) comme si cela était un exploit.
En effet nous avons déjà assisté à des taux de croissance progressivement plus élevé : 2004(7%), 2005(9%) et en 2006(18.9%).
Nous somme en présence déjà depuis plusieurs années de la délivrance progressives des permis de prospections des industries extractives ou de leurs renouvellements, ce qui génère une manne financière colossale. La surexploitation du secteur de la pêche, de l’industrie minière par la SNIM, s’ajoute à cela la plateforme pétrolière, un taux de croissance de 7% ne doit pas étonner, même le Mauritanien lambda.
Théoriquement la croissance profite au moins dans une certaine mesure à toutes les couches de la population et normalement celle-ci s’accompagne d’une réduction de la pauvreté( ?). La croissance rapide renferme plusieurs dangers, si des politiques stratégiques parallèles ne sont mises en l’œuvre( par exemple accroissement des inégalités sociales).
Des politiques parallèles à une croissance économique feraient mieux la satisfaction de la population :
- une politique sur le chômage
- Une politique de redistribution
- Une politique de soins de santé sociale
- Une politique de compétitivité
- Une politique d’aménagement du territoire et d’incitation
- Etc.
La pratique du jeu sur le chômage(affectation des diplômés de haut niveau à des dépôts de briques, des boutiques EMEL conduiront à baisser le taux de chômage mais créera des travailleurs pauvres) actuel n’est pas une situation qui conduit à la compétitive de notre nation, le rapport du WEF le montre 141e sur 144 pays.
Redéfinir les notions de famille et de ménage, établir des segmentations pour soutenir chaque groupe de personnes pour que chaque Mauritanien puisse vivre dignement et ne pas subir la pression du besoin.
Le Mauritanien qui il soit doit pouvoir accéder aux soins de santé sans débourser un iota, arrêter de jouer la carte politicienne et aménager le territoire afin d’augmenter la visibilité de toutes régions.
Nos diplômés nationaux qui sortent de la fac, quelle que soit la formation qu'ils ont suivie, ont le potentiel de pouvoir se mettre à leur compte avec un appui sur un marché qui requière de la compétitivité.
L’erreur que les dirigeants Mauritaniens sont en train de commettre, c’est de se focaliser sur l’exploitation pure et simple de ces matières premières, cela rappelle le mal hollandais des années 70, ou chez notre voisin l’Algérie.
Les pays importateurs, n’importent pas par besoin inconditionnel( les États unis pour le pétrole), s’il coute moins cher d'importer que d’exploiter ces ressources autant les importées(c’est la base du commerce internationale).
Nous Mauritaniens devons avoir une vision stratégique pour le long terme, s’inspirer du cas du Qatar, le tarissement des ressources naturelles n’est pas à exclure, il faut nous tourner dès à présent sur d’autres marchés promoteurs.
Ir. Kalidou Sarr
Scientifique, Belgique
En effet nous avons déjà assisté à des taux de croissance progressivement plus élevé : 2004(7%), 2005(9%) et en 2006(18.9%).
Nous somme en présence déjà depuis plusieurs années de la délivrance progressives des permis de prospections des industries extractives ou de leurs renouvellements, ce qui génère une manne financière colossale. La surexploitation du secteur de la pêche, de l’industrie minière par la SNIM, s’ajoute à cela la plateforme pétrolière, un taux de croissance de 7% ne doit pas étonner, même le Mauritanien lambda.
Théoriquement la croissance profite au moins dans une certaine mesure à toutes les couches de la population et normalement celle-ci s’accompagne d’une réduction de la pauvreté( ?). La croissance rapide renferme plusieurs dangers, si des politiques stratégiques parallèles ne sont mises en l’œuvre( par exemple accroissement des inégalités sociales).
Des politiques parallèles à une croissance économique feraient mieux la satisfaction de la population :
- une politique sur le chômage
- Une politique de redistribution
- Une politique de soins de santé sociale
- Une politique de compétitivité
- Une politique d’aménagement du territoire et d’incitation
- Etc.
La pratique du jeu sur le chômage(affectation des diplômés de haut niveau à des dépôts de briques, des boutiques EMEL conduiront à baisser le taux de chômage mais créera des travailleurs pauvres) actuel n’est pas une situation qui conduit à la compétitive de notre nation, le rapport du WEF le montre 141e sur 144 pays.
Redéfinir les notions de famille et de ménage, établir des segmentations pour soutenir chaque groupe de personnes pour que chaque Mauritanien puisse vivre dignement et ne pas subir la pression du besoin.
Le Mauritanien qui il soit doit pouvoir accéder aux soins de santé sans débourser un iota, arrêter de jouer la carte politicienne et aménager le territoire afin d’augmenter la visibilité de toutes régions.
Nos diplômés nationaux qui sortent de la fac, quelle que soit la formation qu'ils ont suivie, ont le potentiel de pouvoir se mettre à leur compte avec un appui sur un marché qui requière de la compétitivité.
L’erreur que les dirigeants Mauritaniens sont en train de commettre, c’est de se focaliser sur l’exploitation pure et simple de ces matières premières, cela rappelle le mal hollandais des années 70, ou chez notre voisin l’Algérie.
Les pays importateurs, n’importent pas par besoin inconditionnel( les États unis pour le pétrole), s’il coute moins cher d'importer que d’exploiter ces ressources autant les importées(c’est la base du commerce internationale).
Nous Mauritaniens devons avoir une vision stratégique pour le long terme, s’inspirer du cas du Qatar, le tarissement des ressources naturelles n’est pas à exclure, il faut nous tourner dès à présent sur d’autres marchés promoteurs.
Ir. Kalidou Sarr
Scientifique, Belgique

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