En cette fin d’année 2014, la démocratie mauritanienne ne se porte guère bien.
Une année s’est écoulée dans la plus grande banalité politique. Les acteurs du jeu politique ont plusieurs fois avoué sans l’affirmer leur incapacité à pouvoir sortir de leurs positions trop figées.
Tous les échecs qui se suivent démontrent le manque de courage politique et surtout de maturité idéologique à asseoir une démarche fine et intelligente à même de décrisper les rapports entre les protagonistes et du coup à proposer des alternatives claires et salvatrices. Ce qui n’est pas le cas depuis des années. Si aucune solution positive n’a encore permis d’aboutir à des résultats acceptables, c’est que les acteurs préfèrent se complaire dans le silence et l’indifférence.
Plus cette situation dure, le climat politique et social est gagné par d’autres forces qui se réapproprient les misères populaires. Toutes les questions importantes qui alimentaient le discours programmatique et qui fondaient le projet politique des partis sont devenues les thèmes chers aux mouvements de rue et autres agitations éphémères.
Les réseaux sociaux et autres moyens rapides de créer une plus grande solidarité autour des problèmes brulants ont supplanté dans bien des cas le rôle censé jouer les partis politiques et partant renforcent l’isolement des acteurs. Ainsi quand ceux qui ont fait le serment d’assumer leurs responsabilités n’arrivent pas à faire bouger la scène dans le bon sens, que faut –il alors espérer de ces hommes qui ne cessent de renvoyer à l’opinion des images peu glorieuses de la mission qui est la leur dans l’édification de la démocratie.
Dans ce cadre ni la majorité au pouvoir, ni les forces d’oppositions réunies ou prises isolement n’ont pu combler le vide actuel qui caractérise la scène politique nationale en termes de changement et de transformation. Nous sommes dans une situation où la gestion du pays est entre les mains d’un pouvoir qui accapare tous les leviers du fait que c’est lui qui tient les commandes.
Les erreurs commises ou les scandales financiers ne sont pas mises à profit par les acteurs du contre-pouvoir pour exercer un contrôle sur le pouvoir. Le faible poids des élus de l’opposition dans les deux chambres ne facilité pas un travail efficace de surveillance et d’actions dissuasives dans la gouvernance économique et politique du pays. Cette situation profite au pouvoir et à ses hommes qui ont tout le loisir de conduire le pays comme ils veulent.
Ni les contestations, ni les dénonciations des scandales par la presse ne mettent en garde contre les irrégularités et abus récurrents. Finalement le pays est entièrement livré à un système fortement contrôlé par un homme qui s’arroge le droit de faire et défaire les décisions à sa guise. De nommer et de démettre ses pions. Le tout dans une atmosphère politique morose, caractérisée par des scandales financiers sur fonds de crise multiforme qui pèse sur le vécu des citoyens.
Amadou Diaara
Source: http://rapideinfo.net
Une année s’est écoulée dans la plus grande banalité politique. Les acteurs du jeu politique ont plusieurs fois avoué sans l’affirmer leur incapacité à pouvoir sortir de leurs positions trop figées.
Tous les échecs qui se suivent démontrent le manque de courage politique et surtout de maturité idéologique à asseoir une démarche fine et intelligente à même de décrisper les rapports entre les protagonistes et du coup à proposer des alternatives claires et salvatrices. Ce qui n’est pas le cas depuis des années. Si aucune solution positive n’a encore permis d’aboutir à des résultats acceptables, c’est que les acteurs préfèrent se complaire dans le silence et l’indifférence.
Plus cette situation dure, le climat politique et social est gagné par d’autres forces qui se réapproprient les misères populaires. Toutes les questions importantes qui alimentaient le discours programmatique et qui fondaient le projet politique des partis sont devenues les thèmes chers aux mouvements de rue et autres agitations éphémères.
Les réseaux sociaux et autres moyens rapides de créer une plus grande solidarité autour des problèmes brulants ont supplanté dans bien des cas le rôle censé jouer les partis politiques et partant renforcent l’isolement des acteurs. Ainsi quand ceux qui ont fait le serment d’assumer leurs responsabilités n’arrivent pas à faire bouger la scène dans le bon sens, que faut –il alors espérer de ces hommes qui ne cessent de renvoyer à l’opinion des images peu glorieuses de la mission qui est la leur dans l’édification de la démocratie.
Dans ce cadre ni la majorité au pouvoir, ni les forces d’oppositions réunies ou prises isolement n’ont pu combler le vide actuel qui caractérise la scène politique nationale en termes de changement et de transformation. Nous sommes dans une situation où la gestion du pays est entre les mains d’un pouvoir qui accapare tous les leviers du fait que c’est lui qui tient les commandes.
Les erreurs commises ou les scandales financiers ne sont pas mises à profit par les acteurs du contre-pouvoir pour exercer un contrôle sur le pouvoir. Le faible poids des élus de l’opposition dans les deux chambres ne facilité pas un travail efficace de surveillance et d’actions dissuasives dans la gouvernance économique et politique du pays. Cette situation profite au pouvoir et à ses hommes qui ont tout le loisir de conduire le pays comme ils veulent.
Ni les contestations, ni les dénonciations des scandales par la presse ne mettent en garde contre les irrégularités et abus récurrents. Finalement le pays est entièrement livré à un système fortement contrôlé par un homme qui s’arroge le droit de faire et défaire les décisions à sa guise. De nommer et de démettre ses pions. Le tout dans une atmosphère politique morose, caractérisée par des scandales financiers sur fonds de crise multiforme qui pèse sur le vécu des citoyens.
Amadou Diaara
Source: http://rapideinfo.net

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