Voilà toujours les mêmes absurdités et les mêmes contradictions qui sous-tendent la démarche politique de notre opposition boycottiste.
Ayant boycotté les élections présidentielles du 21juin prochain, ils multiplient conférences, réunions et meetings pour appeler les citoyens à ne pas se rendre aux urnes et au cas où ils devraient le faire de ne pas voter pour les candidats IMS et Biram Dah Abeid auxquels ils ne pardonnent jamais d’avoir accepté de participer à ce scrutin.
. J’ai eu à approcher plusieurs militants issus des rangs de certains partis politiques membres du FNUD qui m’ont affirmé qu’ils préfèrent voter pour Aziz que voter IMS ou Biram m’expliquant que ces deux candidats ne sont guère des opposants au système d’Aziz mais des traitres coupables de trahison.
. Je me demande comment l’on peut pousser son égocentrisme jusqu’à en arriver là : mettre Biram et IMS au même plan que Abdel Aziz.
Nous les électeurs, nous nous devons de repenser notre attitude. Nous prêtons beaucoup d’attention et beaucoup de crédit à nos soi-disant intello ou leaders politiques alors qu’ils ne sont nullement infaillibles et que parfois même ils peuvent être véreux et hypocrites. Nous leur faisons docilement allégeance et nous laissons facilement emballés par leurs litanies même les plus sataniques.
En fait, l’option du boycott ne pose aucun problème ; elle est quelquefois louable. Lorsque, dans une élection, on estime que les conditions de transparence et de crédibilité ne sont pas suffisamment réunies, on peut choisir aisément de ne pas y participer mais cette décision doit être libre et souveraine, laissée à l’appréciation personnelle de chaque formation politique.
En cette circonstance, le principe émanant de la sagesse, de la bonne foi et de l’éthique politiques aurait été de dire humblement aux militants d’aller voter pour le changement puisqu’on n’a pas eu les moyens d’empêcher l’élection de se tenir à la date prévue. Or nul n’ignore que seuls les deux candidats en cause (parmi les 5 en lice) incarnent ce changement, le reste n’étant que du « bonnet blanc et blanc bonnet ». Etant entendu également qu’user de tous les voies et moyens légaux pour que cette élection n’ait pas lieu est un choix recevable car un boycott inactif et décidé in extremis a peu de chances d’aboutir à un résultat concluant.
Des lors, nous interpellons nos frères de cette opposition à revoir leurs allégations car l’ennemi commun ce n’est même pas le président Mohamed Abdel Aziz lui-même mais plutôt son système de gouvernance esclavagiste, discriminatoire incapable même à répondre aux préoccupations populaires. Un système qu’il a hérité des vingt années de présidence de l’ex dictateur Maouiya ould Taya et dont il semble être aujourd’hui le fidèle continuateur.
Les candidats IMS et Biram ne sont en guerre contre personne si ce n’est que contre ce système longtemps pérennisé, autant par la complicité de tous nos dirigeants que par notre duplicité, nous les électeurs. Sur ce, l’urgence doit être de le faire disparaitre avec toute la promptitude nécessaire au lieu de se focaliser injustement sur des théories savantes ou des stratégies systématiques dont les résultats tardent toujours à venir.
Il est déplorable qu’en dépit de toutes ces considérations certains éléments de cette opposition continuent de persévérer dans la propagation de la démagogie et de la critique abjecte et infondé destinées uniquement à ternir l’image de ces deux candidats.
Par ailleurs, il est important de rappeler que les mauritaniens n’ont pas la culture de l’abstention ; les appeler à ne pas aller voter équivaut simplement à prêcher dans le désert étant donné que dans ce pays, personne n’adhère à un parti en raison d’une idéologie et pour cause aucun parti politique mauritanien n’est fondée sur cette notion d’idéologie pourtant nécessaire. Dans la confusion la plus totale, tous les partis prêchent l’unité et la démocratie. Ils ont pratiquement les mêmes programmes électoraux, taillés plus que pour les élire que pour répondre aux préoccupations des populations.
Cela dit, les électeurs conscients des enjeux iront massivement accomplir le vote, leur droit inaliénable de vote comme ils l’avaient faits lors des législatives et municipales passées qui étaient pourtant boycottées par cette dite opposition.
Alors ne pouvant ni les retenir, ni les empêcher de voter, il serait mieux de leur donner explicitement des consignes de vote clairs et nets en faveur du changement et le changement ? C’est la quasi-totalité des citoyens qui aspirent au changement. Il suffirait de leur tenir un langage de vérité, un engagement sincère libre de toute suspicion qui augure sans équivoque une lueur d’espoir et ils répondront en masse puisque le pouvoir confisqué leur appartient. Ils peuvent le récupérer par tous les moyens y compris par le sang versé.
Dans le même ordre d’idées, une CENI indépendante, un gouvernement d’union nationale ou encore un conseil constitutionnel impartial, tous ces éléments-là sont bien nécessaires dans l’accomplissement d’une démocratie mais ne doivent pas être considérés comme une fin en soi. Le dernier mot revient toujours au peuple déterminé.
Si celui-ci décide de bouter son actuel président dehors, avec la volonté d’Allah, ce sera chose facile avec le minimum de garanties existantes notamment le secret du vote, le bulletin unique, la représentation des partis dans les bureaux de vote et de la CENI, le mode de transmission des résultats via les NTIC (PV, téléphone, internet) et etc.…
En effet tout près de nous au Sénégal, l’ancien président Abdoulaye Wade a été déposé à l’issue d’une élection présidentielle dans laquelle il était parti entièrement favori avec toute la machine électorale à sa disposition. Idem pour le cas Gbagbo Laurent de Côte d’ivoire. Les exemples ne manquent pas de force pour illustrer que la démarche suivie par certains leaders du FNUD n’est qu’un pis-aller découlant de leur scepticisme croissant.
Pour la petite histoire, n’est-il pas jeter son bébé avec l’eau de bain lorsque TAWASSOUL un parti islamiste après avoir participé aux dernières élections municipales et législatives dans des conditions identiques, nous revient pour fustiger et boycotter la présidentielle prochaine invoquant l’absence de garanties de transparence .Des élections à l’issue desquelles ils sont devenus sans piper mot, la deuxième force politique du pays.
A bon entendeur, salut !
Bocar Diallo
Ayant boycotté les élections présidentielles du 21juin prochain, ils multiplient conférences, réunions et meetings pour appeler les citoyens à ne pas se rendre aux urnes et au cas où ils devraient le faire de ne pas voter pour les candidats IMS et Biram Dah Abeid auxquels ils ne pardonnent jamais d’avoir accepté de participer à ce scrutin.
. J’ai eu à approcher plusieurs militants issus des rangs de certains partis politiques membres du FNUD qui m’ont affirmé qu’ils préfèrent voter pour Aziz que voter IMS ou Biram m’expliquant que ces deux candidats ne sont guère des opposants au système d’Aziz mais des traitres coupables de trahison.
. Je me demande comment l’on peut pousser son égocentrisme jusqu’à en arriver là : mettre Biram et IMS au même plan que Abdel Aziz.
Nous les électeurs, nous nous devons de repenser notre attitude. Nous prêtons beaucoup d’attention et beaucoup de crédit à nos soi-disant intello ou leaders politiques alors qu’ils ne sont nullement infaillibles et que parfois même ils peuvent être véreux et hypocrites. Nous leur faisons docilement allégeance et nous laissons facilement emballés par leurs litanies même les plus sataniques.
En fait, l’option du boycott ne pose aucun problème ; elle est quelquefois louable. Lorsque, dans une élection, on estime que les conditions de transparence et de crédibilité ne sont pas suffisamment réunies, on peut choisir aisément de ne pas y participer mais cette décision doit être libre et souveraine, laissée à l’appréciation personnelle de chaque formation politique.
En cette circonstance, le principe émanant de la sagesse, de la bonne foi et de l’éthique politiques aurait été de dire humblement aux militants d’aller voter pour le changement puisqu’on n’a pas eu les moyens d’empêcher l’élection de se tenir à la date prévue. Or nul n’ignore que seuls les deux candidats en cause (parmi les 5 en lice) incarnent ce changement, le reste n’étant que du « bonnet blanc et blanc bonnet ». Etant entendu également qu’user de tous les voies et moyens légaux pour que cette élection n’ait pas lieu est un choix recevable car un boycott inactif et décidé in extremis a peu de chances d’aboutir à un résultat concluant.
Des lors, nous interpellons nos frères de cette opposition à revoir leurs allégations car l’ennemi commun ce n’est même pas le président Mohamed Abdel Aziz lui-même mais plutôt son système de gouvernance esclavagiste, discriminatoire incapable même à répondre aux préoccupations populaires. Un système qu’il a hérité des vingt années de présidence de l’ex dictateur Maouiya ould Taya et dont il semble être aujourd’hui le fidèle continuateur.
Les candidats IMS et Biram ne sont en guerre contre personne si ce n’est que contre ce système longtemps pérennisé, autant par la complicité de tous nos dirigeants que par notre duplicité, nous les électeurs. Sur ce, l’urgence doit être de le faire disparaitre avec toute la promptitude nécessaire au lieu de se focaliser injustement sur des théories savantes ou des stratégies systématiques dont les résultats tardent toujours à venir.
Il est déplorable qu’en dépit de toutes ces considérations certains éléments de cette opposition continuent de persévérer dans la propagation de la démagogie et de la critique abjecte et infondé destinées uniquement à ternir l’image de ces deux candidats.
Par ailleurs, il est important de rappeler que les mauritaniens n’ont pas la culture de l’abstention ; les appeler à ne pas aller voter équivaut simplement à prêcher dans le désert étant donné que dans ce pays, personne n’adhère à un parti en raison d’une idéologie et pour cause aucun parti politique mauritanien n’est fondée sur cette notion d’idéologie pourtant nécessaire. Dans la confusion la plus totale, tous les partis prêchent l’unité et la démocratie. Ils ont pratiquement les mêmes programmes électoraux, taillés plus que pour les élire que pour répondre aux préoccupations des populations.
Cela dit, les électeurs conscients des enjeux iront massivement accomplir le vote, leur droit inaliénable de vote comme ils l’avaient faits lors des législatives et municipales passées qui étaient pourtant boycottées par cette dite opposition.
Alors ne pouvant ni les retenir, ni les empêcher de voter, il serait mieux de leur donner explicitement des consignes de vote clairs et nets en faveur du changement et le changement ? C’est la quasi-totalité des citoyens qui aspirent au changement. Il suffirait de leur tenir un langage de vérité, un engagement sincère libre de toute suspicion qui augure sans équivoque une lueur d’espoir et ils répondront en masse puisque le pouvoir confisqué leur appartient. Ils peuvent le récupérer par tous les moyens y compris par le sang versé.
Dans le même ordre d’idées, une CENI indépendante, un gouvernement d’union nationale ou encore un conseil constitutionnel impartial, tous ces éléments-là sont bien nécessaires dans l’accomplissement d’une démocratie mais ne doivent pas être considérés comme une fin en soi. Le dernier mot revient toujours au peuple déterminé.
Si celui-ci décide de bouter son actuel président dehors, avec la volonté d’Allah, ce sera chose facile avec le minimum de garanties existantes notamment le secret du vote, le bulletin unique, la représentation des partis dans les bureaux de vote et de la CENI, le mode de transmission des résultats via les NTIC (PV, téléphone, internet) et etc.…
En effet tout près de nous au Sénégal, l’ancien président Abdoulaye Wade a été déposé à l’issue d’une élection présidentielle dans laquelle il était parti entièrement favori avec toute la machine électorale à sa disposition. Idem pour le cas Gbagbo Laurent de Côte d’ivoire. Les exemples ne manquent pas de force pour illustrer que la démarche suivie par certains leaders du FNUD n’est qu’un pis-aller découlant de leur scepticisme croissant.
Pour la petite histoire, n’est-il pas jeter son bébé avec l’eau de bain lorsque TAWASSOUL un parti islamiste après avoir participé aux dernières élections municipales et législatives dans des conditions identiques, nous revient pour fustiger et boycotter la présidentielle prochaine invoquant l’absence de garanties de transparence .Des élections à l’issue desquelles ils sont devenus sans piper mot, la deuxième force politique du pays.
A bon entendeur, salut !
Bocar Diallo
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