A l’instar de la communauté Internationale, la Mauritanie a célébré la 66ème édition de la journée mondiale des droits de l’homme ce Mercredi 10 Décembre. Cette journée, coïncide avec le 30ème jour de détention de Biram Dah Abeid, président du mouvement abolitionniste (IRA) actuellement écroué à la prison civile de Rosso.
Son nom est celui qui revient le plus dans les déclarations concernant les droits de l’homme en Mauritanie. Biram et une dizaine de militants de IRA son en détention préventive à Nouakchott et Rosso. Ils ont été inculpé pour, entre autres, « trouble à l’ordre public et appartenance à une organisation non autorisé. »
Ould Abeid est Prix Echoes of Africa de la ville de Philadelphie – Prix Front Line Defenders – Prix des Droits Humains de la ville de Weimar et tout dernièrement désigné parmi les 100 intellectuels les plus importants du monde en 2014 par Foreign Policy.
Organisée sous l'égide du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, le 10 décembre est commémorée l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Slogan retenu cette année : « Droits de l'homme, 365 jours par an », soit l'idée « que chaque jour est la Journée des droits de l'homme ».
A cette occasion, le représentant du bureau du haut commissariat aux droits de l'Homme (HCDH) M. Ekkhard Strauss convié au dîner organisé à Nouakchott par la présidente de Commission Nationale des Droits de l’Homme a félicité cette dernière ainsi que le gouvernement "pour les progrès importants réalisés par la Mauritanie au cours de l'année 2014".
Pour Mme Irabiha Abdel Wedoud, présidente de la CNDH, "La Mauritanie, en tant qu'Etat partie à la grande majorité des instruments juridiques internationaux en matière de Droits de l'Homme a noué un partenariat constructif et développé un dialogue permanent avec l'ensemble des mécanismes et organes conventionnels du Système des Nations Unies de de l'Union Africaine".
Il est vrai que la Mauritanie a ratifié toute batterie de convention, voté des lois, créé des commissions ici et là en ce qui concerne les droits de l’homme, mais entre ratifier et transformer en acte il y’a un long fossé, surtout chez nous.
La plupart des organisations dites des droits de l’homme mauritaniennes, aussi nombreuses que les boutiques de quartiers tiennent des conférences-débats un peu partout en ce jour, d’autres se contentent d’une petite déclaration de circonstance.
Cette année encore la Mauritanie a réédité l’exploit de rafler la palme d’or du pays le plus touché par l’esclavage moderne selon la fondation australienne WALK FREE pour les droits de l’homme. Numéro 1 sur 167 pays.
Pour le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, « Les droits de l'homme ne sont pas spécifiques à tel ou tel pays. Ils ne sont ni une récompense pour bonne conduite ni spécifiques à une certaine époque ou à un groupe social en particulier. Ce sont des droits inaliénables applicables à tous, en tout temps et en tout lieu, 365 jours par an ».
Amadou Sy
Source : Le Quotidien
Son nom est celui qui revient le plus dans les déclarations concernant les droits de l’homme en Mauritanie. Biram et une dizaine de militants de IRA son en détention préventive à Nouakchott et Rosso. Ils ont été inculpé pour, entre autres, « trouble à l’ordre public et appartenance à une organisation non autorisé. »
Ould Abeid est Prix Echoes of Africa de la ville de Philadelphie – Prix Front Line Defenders – Prix des Droits Humains de la ville de Weimar et tout dernièrement désigné parmi les 100 intellectuels les plus importants du monde en 2014 par Foreign Policy.
Organisée sous l'égide du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, le 10 décembre est commémorée l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Slogan retenu cette année : « Droits de l'homme, 365 jours par an », soit l'idée « que chaque jour est la Journée des droits de l'homme ».
A cette occasion, le représentant du bureau du haut commissariat aux droits de l'Homme (HCDH) M. Ekkhard Strauss convié au dîner organisé à Nouakchott par la présidente de Commission Nationale des Droits de l’Homme a félicité cette dernière ainsi que le gouvernement "pour les progrès importants réalisés par la Mauritanie au cours de l'année 2014".
Pour Mme Irabiha Abdel Wedoud, présidente de la CNDH, "La Mauritanie, en tant qu'Etat partie à la grande majorité des instruments juridiques internationaux en matière de Droits de l'Homme a noué un partenariat constructif et développé un dialogue permanent avec l'ensemble des mécanismes et organes conventionnels du Système des Nations Unies de de l'Union Africaine".
Il est vrai que la Mauritanie a ratifié toute batterie de convention, voté des lois, créé des commissions ici et là en ce qui concerne les droits de l’homme, mais entre ratifier et transformer en acte il y’a un long fossé, surtout chez nous.
La plupart des organisations dites des droits de l’homme mauritaniennes, aussi nombreuses que les boutiques de quartiers tiennent des conférences-débats un peu partout en ce jour, d’autres se contentent d’une petite déclaration de circonstance.
Cette année encore la Mauritanie a réédité l’exploit de rafler la palme d’or du pays le plus touché par l’esclavage moderne selon la fondation australienne WALK FREE pour les droits de l’homme. Numéro 1 sur 167 pays.
Pour le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, « Les droits de l'homme ne sont pas spécifiques à tel ou tel pays. Ils ne sont ni une récompense pour bonne conduite ni spécifiques à une certaine époque ou à un groupe social en particulier. Ce sont des droits inaliénables applicables à tous, en tout temps et en tout lieu, 365 jours par an ».
Amadou Sy
Source : Le Quotidien

Actualités














