Que veut-on faire, au niveau officiel, de l’institution de l’opposition démocratique ? Après l’installation, il y a peu de temps, de son bureau, voilà le président Aziz qui l’accueille à la présidence. C’est la première fois que le président reçoit le président de l’opposition flanqué des membres de son bureau. Manque confiance ou nouvelle manière de faire ? En tout cas, la rencontre a été jugée ‘’constructive’’ et ‘’importante’’…
Le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu, lundi, le bureau de l’institution de l’opposition démocratique fraichement installé en lieu et à la place du président du RFD, l’opposant historique Ahmed Ould Daddah, qui occupe ce poste depuis 2007.
Ce nouveau bureau de l’institution de l’opposition est dirigé par le maire de Arafat, Al Hassen Ould Mohamed qui est issu du parti Tawassoul, le parti des islamistes modérés qui a récolté seize députés au cours des dernières législatives, boycottées par les plus grands partis de l’opposition traditionnelle.
Il comprend les représentants de deux autres partis de l’opposition participationniste : Al Wiam qui y est représenté par son président, Boidjel Ould Homeïd ; et l’AJD/MR qui est représenté par la députée, Sowdatou Wane.
L’APP du président Messaoud Ould Boulkheïr avait participé aux législatives de l’année dernière, a gagné des postes de députés, mais a refusé d’intégrer l’institution de l’opposition démocratique qui, à leurs yeux, n’est pas représentative du camp de l’opposition.
Avant cela, la formation du leader haratine avait boycotté l’élection présidentielle et réclame toujours l’ouverture d’un nouveau dialogue entre le pouvoir et l’opposition.
Bien que réduite uniquement à trois formations politiques de l’opposition, l’institution de l’opposition démocratique parait désormais beaucoup intéresser le pouvoir du président Aziz qui a mis pourtant presque une année pour se résoudre à la mettre en place dans sa nouvelle mouture dominée par le parti Tawassoul, un parti d’obédience islamiste qui n’est pas, par les temps qui courent, très fréquentable.
Qu’est-ce qui a donc poussé le régime à dépasser ses réserves vis-à-vis des Islamistes ? Il semblerait qu’il est animé surtout par la volonté de barrer la route à l’autre opposition, celle des partis, personnalités, ONGs et syndicats organisés au sein du FNDU, qui s’apprête à lancer son programme ‘’ambitieux’’ en vue de précipiter ‘’l’alternance pacifique’’ dans le pays.
Cette alliance de l’opposition radicale, désormais présidée par Ahmed Ould Daddah, a dévoilé hier, mardi, les grandes lignes de sa nouvelle stratégie de lutte contre le régime du président Aziz.
Cette interprétation est autant plus crédible que le parti Tawassoul, dont l’un des dirigeants préside l’institution de l’opposition, est membre actif du FNDU. Comment peut-il gérer ce positionnement plus ou moins contradictoire : un pied dans la ‘’légalité’’ et un autre dans ‘’l’illégalité’’ ?
Une équation difficile à résoudre mais qui ne semble pas outre mesure offusquer le parti islamiste, ni déranger ses partenaires au pouvoir ou à l’opposition. Personne en effet ne semble reprocher, du moins publiquement, aux amis de Jamil Ould Mansour ce positionnement franchement ingérable.
Quelque soit la pertinence du positionnement de Tawassoul, l’institution de l’opposition démocratique semble avoir accepté de jouer le jeu du pouvoir. Les déclarations du président de l’institution telles que rapportées par l’Agence mauritanienne d’information vont dans ce sens.
Dans ce qu’il a déclaré à sa sortie de l’audience avec le président, il a dit que: "l‘audience a été à la demande du Président de la République et que c‘est la première rencontre du genre entre le Conseil de l‘institution de l‘opposition démocratique avec le Président de la République depuis l‘installation de celle-ci.
Et cela a été l‘occasion de débattre des différentes questions nationales qu‘il s‘agisse de ce que nous appelons à l‘opposition, la crise politique ou qu‘il s‘agisse de l‘unité nationale et des diverses préoccupations du citoyen.
L‘entretien a été franc, profond, dira-t-il, et nous espérons, Inchallah, qu‘il aboutisse dans l‘avenir à des résultats positifs. "
Jusqu’où ira le partenariat non déclaré entre Tawassoul et le pouvoir ? Tout dépendra de la volonté de ce dernier et du positionnement des autres acteurs de la scène politique.
Mohamed Mahmoud Ould Targui
Source:http://www.rmibiladi.com
Le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu, lundi, le bureau de l’institution de l’opposition démocratique fraichement installé en lieu et à la place du président du RFD, l’opposant historique Ahmed Ould Daddah, qui occupe ce poste depuis 2007.
Ce nouveau bureau de l’institution de l’opposition est dirigé par le maire de Arafat, Al Hassen Ould Mohamed qui est issu du parti Tawassoul, le parti des islamistes modérés qui a récolté seize députés au cours des dernières législatives, boycottées par les plus grands partis de l’opposition traditionnelle.
Il comprend les représentants de deux autres partis de l’opposition participationniste : Al Wiam qui y est représenté par son président, Boidjel Ould Homeïd ; et l’AJD/MR qui est représenté par la députée, Sowdatou Wane.
L’APP du président Messaoud Ould Boulkheïr avait participé aux législatives de l’année dernière, a gagné des postes de députés, mais a refusé d’intégrer l’institution de l’opposition démocratique qui, à leurs yeux, n’est pas représentative du camp de l’opposition.
Avant cela, la formation du leader haratine avait boycotté l’élection présidentielle et réclame toujours l’ouverture d’un nouveau dialogue entre le pouvoir et l’opposition.
Bien que réduite uniquement à trois formations politiques de l’opposition, l’institution de l’opposition démocratique parait désormais beaucoup intéresser le pouvoir du président Aziz qui a mis pourtant presque une année pour se résoudre à la mettre en place dans sa nouvelle mouture dominée par le parti Tawassoul, un parti d’obédience islamiste qui n’est pas, par les temps qui courent, très fréquentable.
Qu’est-ce qui a donc poussé le régime à dépasser ses réserves vis-à-vis des Islamistes ? Il semblerait qu’il est animé surtout par la volonté de barrer la route à l’autre opposition, celle des partis, personnalités, ONGs et syndicats organisés au sein du FNDU, qui s’apprête à lancer son programme ‘’ambitieux’’ en vue de précipiter ‘’l’alternance pacifique’’ dans le pays.
Cette alliance de l’opposition radicale, désormais présidée par Ahmed Ould Daddah, a dévoilé hier, mardi, les grandes lignes de sa nouvelle stratégie de lutte contre le régime du président Aziz.
Cette interprétation est autant plus crédible que le parti Tawassoul, dont l’un des dirigeants préside l’institution de l’opposition, est membre actif du FNDU. Comment peut-il gérer ce positionnement plus ou moins contradictoire : un pied dans la ‘’légalité’’ et un autre dans ‘’l’illégalité’’ ?
Une équation difficile à résoudre mais qui ne semble pas outre mesure offusquer le parti islamiste, ni déranger ses partenaires au pouvoir ou à l’opposition. Personne en effet ne semble reprocher, du moins publiquement, aux amis de Jamil Ould Mansour ce positionnement franchement ingérable.
Quelque soit la pertinence du positionnement de Tawassoul, l’institution de l’opposition démocratique semble avoir accepté de jouer le jeu du pouvoir. Les déclarations du président de l’institution telles que rapportées par l’Agence mauritanienne d’information vont dans ce sens.
Dans ce qu’il a déclaré à sa sortie de l’audience avec le président, il a dit que: "l‘audience a été à la demande du Président de la République et que c‘est la première rencontre du genre entre le Conseil de l‘institution de l‘opposition démocratique avec le Président de la République depuis l‘installation de celle-ci.
Et cela a été l‘occasion de débattre des différentes questions nationales qu‘il s‘agisse de ce que nous appelons à l‘opposition, la crise politique ou qu‘il s‘agisse de l‘unité nationale et des diverses préoccupations du citoyen.
L‘entretien a été franc, profond, dira-t-il, et nous espérons, Inchallah, qu‘il aboutisse dans l‘avenir à des résultats positifs. "
Jusqu’où ira le partenariat non déclaré entre Tawassoul et le pouvoir ? Tout dépendra de la volonté de ce dernier et du positionnement des autres acteurs de la scène politique.
Mohamed Mahmoud Ould Targui
Source:http://www.rmibiladi.com

Actualités














