Vendredi dernier. Les éléments des forces armées et de sécurité ont voté sur toute l’étendue du territoire mauritanien pour le compte du premier tour des élections présidentielles. L’occasion de se oser la question de savoir si la police reléguée au second plan depuis l’arrivée au pouvoir du président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, a voté pour ou contre celui-ci ?
Pour remplir leur devoir de citoyenneté, les forces armées et de sécurité, y compris la police, ont procédé la veille du scrutin, au vote pour élire le prochain président de la République.
Laissés-pour-compte depuis l’arrivée au pouvoir du président sortant, le corps de la police aurait voté en masse contre celui-ci. Même si l’issue du vote était d’avance connue, les policiers seraient nombreux à exprimer leur mécontentement contre Ould Abdel Aziz qui semble tout engagé à les éliminer.
Réaction compréhensive quand on sait que le corps de la police n’a jamais connu traitement pire que celui qui lui est réservé par le régime de Ould Abdel Aziz : nombre de ses compétences lui ont été retirées et confiées soit au GGSR de Mesgharou, soit à la gendarmerie, aucun recrutement n’a été organisé au sein du corps ces six dernières années alors que les départ à la retraite se sont faits par centaines, les concours internes ont été supprimés…
La police qui se dit victime des effets collatéraux de la « guerre » entre le président sortant et son cousin, ancien DGSN et ancien chef d’Etat Ely Ould Mohamed Vall, n’a pourtant pas cessé d’envoyer des signaux forts à l’adresse de Ould Abdel Aziz, nombre de ses officiers ayant jeté le tablier pour attirer son attention. En vain ; le président est resté de marbre, poursuivant son œuvre de « destruction » du corps, en allant même jusqu’à revoir en baisse leurs charges aux postes frontières du pays.
En agissant dans les urnes et en influant sur les résultats, les policiers, qui se sont rendus à l’occasion, très nombreux dans les bureaux de vote, espéreraient qu’avec les résultats obtenus par le président sortant (qui devraient être les plus faibles jamais obtenus par un chef de l’Etat au vote militaire et paramilitaire), que leurs messages aboutiront. Et que, une fois réélu, Ould Abdel Aziz le reverrait d’un autre œil.
Cheikh Oumar N’Diaye
Pour remplir leur devoir de citoyenneté, les forces armées et de sécurité, y compris la police, ont procédé la veille du scrutin, au vote pour élire le prochain président de la République.
Laissés-pour-compte depuis l’arrivée au pouvoir du président sortant, le corps de la police aurait voté en masse contre celui-ci. Même si l’issue du vote était d’avance connue, les policiers seraient nombreux à exprimer leur mécontentement contre Ould Abdel Aziz qui semble tout engagé à les éliminer.
Réaction compréhensive quand on sait que le corps de la police n’a jamais connu traitement pire que celui qui lui est réservé par le régime de Ould Abdel Aziz : nombre de ses compétences lui ont été retirées et confiées soit au GGSR de Mesgharou, soit à la gendarmerie, aucun recrutement n’a été organisé au sein du corps ces six dernières années alors que les départ à la retraite se sont faits par centaines, les concours internes ont été supprimés…
La police qui se dit victime des effets collatéraux de la « guerre » entre le président sortant et son cousin, ancien DGSN et ancien chef d’Etat Ely Ould Mohamed Vall, n’a pourtant pas cessé d’envoyer des signaux forts à l’adresse de Ould Abdel Aziz, nombre de ses officiers ayant jeté le tablier pour attirer son attention. En vain ; le président est resté de marbre, poursuivant son œuvre de « destruction » du corps, en allant même jusqu’à revoir en baisse leurs charges aux postes frontières du pays.
En agissant dans les urnes et en influant sur les résultats, les policiers, qui se sont rendus à l’occasion, très nombreux dans les bureaux de vote, espéreraient qu’avec les résultats obtenus par le président sortant (qui devraient être les plus faibles jamais obtenus par un chef de l’Etat au vote militaire et paramilitaire), que leurs messages aboutiront. Et que, une fois réélu, Ould Abdel Aziz le reverrait d’un autre œil.
Cheikh Oumar N’Diaye

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