Le Quotidien de Nouakchott - Le corps sans vie d’Abderrahmane Kane a été retrouvé sans vie ce mardi 12 août 2014 aux alentours de 16 heures par des pêcheurs au bord de la mer. Perdu de vu depuis le samedi 09 Août 2014 vers 14 heures, M. Kane a succombé aux coups et blessures de ses kidnappeurs et assassins toujours en liberté, à Nouadhibou.
Après l’autopsie du corps par un médecin légiste du Centre Hospitalier de Nouadhibou (CHN), le corps a été acheminé à la mosquée « ghoubaa » la plus proche de l’hôpital espagnol (CHN). Après lavage et une prière mortuaire à laquelle de nombreuses personnes ont participé, feu Abderrahmane Kane fut conduit à sa dernière demeure, le cimetière de Mouvéjiratte de Nouadhibou.
Guide touristique et décrit comme un bon musulman, il est le président fondateur de l'ONG Aide aux Enfants et Parents Nécessiteux (AEPN), qui s'active à Nouadhibou et à Nouakchott. Grace à ses partenaires français et allemands. Il laisse derrière lui deux veuves et deux orphelins.
Concernant l’enquête, les premiers éléments indiquent que sa mort est récente et non accidentel.
Le sang continuait de couler au moment de son lavage et décomposition du corps n’était pas à un stade très avancé. La mobilisation de la population de Nouadhibou pour le retrouver, aurait mis fin à sa captivité et précipité sa mort atroce. Cet acte barbare ne sera impuni et les coupables payeront leur crime ! S’exclame un proche de la victime en sanglot.
Un élément intrigue cependant les enquêteurs. En effet, quelques minutes avant sa disparition des radars (entre 13 et 14 heures), il a parlé pour la dernière fois à l'une ses deux femmes aux environs de 13 h - 14 h.
Elle lui demanda s’il allait rentrer déjeuner, il répondit non prétextant être à Cap Blanc et occupé. Tandis que l'autre épouse était en voyage au Sénégal.
Seulement, avec la coopération de la société de téléphonie mobile Mauritel qui a retracé et localisé le dernier appel à la demande de la police, les résultats réfutent le fait qu’il était à Cap Blanc au moment où il disait à sa femme y être.
L’appel a été localisé à l’aéréguibe, son lieu de résidence et là où il a été vu pour la dernière fois et son téléphone retrouvé chez lui comme par hasard.
On peut soulever alors deux hypothèses, soit il a menti sous la contrainte et était séquestré chez lui soit c’est après l’appel que l’un de ses ravisseurs a pris le risque d’aller chez lui y déposer son téléphone au risque de se faire prendre, chose improbable.
Ce qui veut dire qu’il connaissait ses ravisseurs ou que ses ravisseurs le connaissaient et qu’il n’a pas été choisi au hasard.
Pour l’heure, les résultats de l’autopsie ne sont pas encore connus, mais l’enquête, elle, continue et l’incompréhension et la tristesse continuaient de régner dans les foyers de ses proches et amis.
Affaire à suivre …
Amadou Sy, CP Nouadhibou
Source: Le Quotidien de Nouakchott via Cridem.org
Après l’autopsie du corps par un médecin légiste du Centre Hospitalier de Nouadhibou (CHN), le corps a été acheminé à la mosquée « ghoubaa » la plus proche de l’hôpital espagnol (CHN). Après lavage et une prière mortuaire à laquelle de nombreuses personnes ont participé, feu Abderrahmane Kane fut conduit à sa dernière demeure, le cimetière de Mouvéjiratte de Nouadhibou.
Guide touristique et décrit comme un bon musulman, il est le président fondateur de l'ONG Aide aux Enfants et Parents Nécessiteux (AEPN), qui s'active à Nouadhibou et à Nouakchott. Grace à ses partenaires français et allemands. Il laisse derrière lui deux veuves et deux orphelins.
Concernant l’enquête, les premiers éléments indiquent que sa mort est récente et non accidentel.
Le sang continuait de couler au moment de son lavage et décomposition du corps n’était pas à un stade très avancé. La mobilisation de la population de Nouadhibou pour le retrouver, aurait mis fin à sa captivité et précipité sa mort atroce. Cet acte barbare ne sera impuni et les coupables payeront leur crime ! S’exclame un proche de la victime en sanglot.
Un élément intrigue cependant les enquêteurs. En effet, quelques minutes avant sa disparition des radars (entre 13 et 14 heures), il a parlé pour la dernière fois à l'une ses deux femmes aux environs de 13 h - 14 h.
Elle lui demanda s’il allait rentrer déjeuner, il répondit non prétextant être à Cap Blanc et occupé. Tandis que l'autre épouse était en voyage au Sénégal.
Seulement, avec la coopération de la société de téléphonie mobile Mauritel qui a retracé et localisé le dernier appel à la demande de la police, les résultats réfutent le fait qu’il était à Cap Blanc au moment où il disait à sa femme y être.
L’appel a été localisé à l’aéréguibe, son lieu de résidence et là où il a été vu pour la dernière fois et son téléphone retrouvé chez lui comme par hasard.
On peut soulever alors deux hypothèses, soit il a menti sous la contrainte et était séquestré chez lui soit c’est après l’appel que l’un de ses ravisseurs a pris le risque d’aller chez lui y déposer son téléphone au risque de se faire prendre, chose improbable.
Ce qui veut dire qu’il connaissait ses ravisseurs ou que ses ravisseurs le connaissaient et qu’il n’a pas été choisi au hasard.
Pour l’heure, les résultats de l’autopsie ne sont pas encore connus, mais l’enquête, elle, continue et l’incompréhension et la tristesse continuaient de régner dans les foyers de ses proches et amis.
Affaire à suivre …
Amadou Sy, CP Nouadhibou
Source: Le Quotidien de Nouakchott via Cridem.org

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