En 2010 Djibril Diaw découvre le village de Donaye, près de Dar El Barka, au sud de la Mauritanie, avec son oncle Souleymane, journaliste. Lors de ce séjour ils ont par hasard assisté à un enterrement. Après le rituel funèbre, le corps est transporté dans une pirogue et traverse le fleuve jusqu’à sa dernière demeure au Sénégal. En 2011 le réalisateur revient seul à Donaye pour mieux comprendre comment une telle situation a pu être possible. Un premier documentaire de 25mn en émergera, avant qu’il ne le complète avec de nouveaux plans, et le remonte pour une nouvelle version, qui gagne le prix spécial du Jury au Festival Docs Afrique en France, il y a quelques semaines. Entretien.
Que représente ce prix pour vous ?
Ce prix représente la récompense d’un travail de mémoire voulu et encouragé par tous les Mauritaniens épris de justice.
A quelles difficultés avez-vous été confronté dans la réalisation de ce documentaire ?
Je n’ai pas eu à vrai dire de problèmes, pour la simple raison que j’ai tourné le film dans un village qui a épousé le projet, et qui s’est investi pleinement pendant le tournage. Les habitants de Donaye étaient animés d’une volonté de parler de leur situation incroyable, inhumaine, dans leur propre pays.
Quand avez-vous commencé à vous intéresser à l’image ?
J’ai depuis mon enfance un faible pour l’image, donc cela m’a toujours habité. Mais c’est seulement en 2009 grâce à la Maison des Cinéastes, que j’ai réalisé mon rêve après la formation Ciné-majuscule.
Est-ce un moyen incontournable à vos yeux pour le devoir de mémoire, embryonnaire en Mauritanie, pour les victimes de la tragédie de 1989?
Oui, je suis très attaché à la mémoire historique de la Mauritanie. Je pense qu’il est impossible de bâtir un pays sans prendre en compte son passé, et de faire un travail de mémoire, pour éviter les erreurs du passé. Le travail de réalisation s’inscrit dans cette optique. Je ne recherche pas la polémique, comme le croient certains. Je ne veux que faire prendre conscience, et faire accepter des faits gravissimes qui se sont produits, qui continuent à se produire en Mauritanie. Il s’agit ici d’avertir les mauritaniens de bonne foi, des errements d’un système, qui ont été des obstacles à notre cohésion sociale, fragilisée par le passé douloureux des évènements de 1966, 87, 89, 90 et 91.
« 1989″ justement est un autre documentaire sur le sujet, que vous avez réalisé. Avez-vous personnellement, ou intimement été touché dans votre entourage par ces «évènements» ?
En tant que Mauritanien, je suis naturellement de près ou de loin touché par cet événement. Je me demande d’ailleurs s’il y a un Mauritanien qui se respecte qui ne le soit pas ? Durant le tournage du film « 1989 » j’ai rencontré des individus avec qui j’avais des liens de parenté. Mais, mon œuvre est d’abord un travail de mémoire avant tout.
Source: http://adrar-info
Que représente ce prix pour vous ?
Ce prix représente la récompense d’un travail de mémoire voulu et encouragé par tous les Mauritaniens épris de justice.
A quelles difficultés avez-vous été confronté dans la réalisation de ce documentaire ?
Je n’ai pas eu à vrai dire de problèmes, pour la simple raison que j’ai tourné le film dans un village qui a épousé le projet, et qui s’est investi pleinement pendant le tournage. Les habitants de Donaye étaient animés d’une volonté de parler de leur situation incroyable, inhumaine, dans leur propre pays.
Quand avez-vous commencé à vous intéresser à l’image ?
J’ai depuis mon enfance un faible pour l’image, donc cela m’a toujours habité. Mais c’est seulement en 2009 grâce à la Maison des Cinéastes, que j’ai réalisé mon rêve après la formation Ciné-majuscule.
Est-ce un moyen incontournable à vos yeux pour le devoir de mémoire, embryonnaire en Mauritanie, pour les victimes de la tragédie de 1989?
Oui, je suis très attaché à la mémoire historique de la Mauritanie. Je pense qu’il est impossible de bâtir un pays sans prendre en compte son passé, et de faire un travail de mémoire, pour éviter les erreurs du passé. Le travail de réalisation s’inscrit dans cette optique. Je ne recherche pas la polémique, comme le croient certains. Je ne veux que faire prendre conscience, et faire accepter des faits gravissimes qui se sont produits, qui continuent à se produire en Mauritanie. Il s’agit ici d’avertir les mauritaniens de bonne foi, des errements d’un système, qui ont été des obstacles à notre cohésion sociale, fragilisée par le passé douloureux des évènements de 1966, 87, 89, 90 et 91.
« 1989″ justement est un autre documentaire sur le sujet, que vous avez réalisé. Avez-vous personnellement, ou intimement été touché dans votre entourage par ces «évènements» ?
En tant que Mauritanien, je suis naturellement de près ou de loin touché par cet événement. Je me demande d’ailleurs s’il y a un Mauritanien qui se respecte qui ne le soit pas ? Durant le tournage du film « 1989 » j’ai rencontré des individus avec qui j’avais des liens de parenté. Mais, mon œuvre est d’abord un travail de mémoire avant tout.
Source: http://adrar-info

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