République Islamique de Mauritanie
Wilaya du BRAKNA
Moughataa de BOGHE
Le Conseil Municipal issu des élections municipales de décembre 2013 a été investi officiellement le 23 janvier 2014. Il est composé de 21 élus municipaux issus de l’UPR et de l’AJD/MR. La mise en place de cette équipe municipale avait suscité beaucoup d’espoirs au sein de la population.
Force est de constater que dès les premiers moments de l’installation de cette équipe municipale dans ses fonctions, un climat délétère s’est installé entre les élus municipaux du fait de l’attitude partisane du maire en personne qui a failli au rôle de rassembleur qui est le sien.
Le premier faux pas enregistré, est intervenu lors de la mise en place des commissions de travail du conseil municipal. Le maire et ses proches se sont accaparés de toutes les présidences de commissions sans tenir compte de la compétence et du profil des conseillers municipaux nouvellement élus.
La réunion du premier conseil municipal qui devait se tenir le 15 Avril 2014 avait été reportée jusqu’au 20 Avril du fait que les convocations n’étaient pas parvenues dans les délais à une bonne partie des élus municipaux.
Plus grave encore au sein de cette mairie, c’est lorsque des conseillers municipaux qui ont pris le soins de déclarer à l’avance leur absence à un atelier de formation sur le renforcement de capacité des élus municipaux de BOGHE et de DAREL AVIA parrainé par la World Vision en partenariat avec les communes bénéficiaires ; retrouvent leurs noms et leur signatures sur des listes d’émargements montées de toute pièces où il est attesté curieusement que ces élus municipaux absents ont déchargé des montants d’argent qui s’élèvent à 8000 UM pour chacun des signataires. C’était le 25 avril 2014 à la Maison des Associations.
Interpellé le 24 août 2014 lors d’une session du conseil municipal pour nous fournir des explications convaincantes à ce sujet, le maire avait pris l’engagement de tirer au clair cette affaire. Cependant, nous sommes au regret de constater que le maire n’a toujours pas éclairé cette affaire préjudiciable à la bonne marche de la commune et au crédo de la transparence prôné dès l’entame de son mandat. Le maire persiste plutôt dans des manœuvres dilatoires dans le but de distraire les élus municipaux à qui il doit des comptes.
A cela s’ajoute les agissements du secrétaire général de la commune qui outrepasse ses prérogatives et viole même certaines dispositions de l’ordonnance 87 289 du 20 Octobre 1987 instituant les communes modifiée par la loi 2001-27 du 7 Février 2001 et complétée par les ordonnances N° 2006-04 du 26 Janvier et N° 2006-026 du 22 Août 2006. Le secrétaire général de la commune prend en otage la mairie et les différentes commissions du conseil municipal. Durant toutes les sessions du conseil municipal, ce commis de l’Etat se substitue sans gène au maire dans son rôle. Il s’immisce dans les compétences du conseil municipal et il pousse la provocation jusqu’à influencer les débats lors des différentes sessions.
Les problèmes que nous avons constatés au sein de la municipalité de Boghé, sont nombreux. L’absence de débats et de concertations entre les élus municipaux lors des sessions du conseil municipal d’une part et le déficit de communication entre le maire et les conseillers municipaux d’autre part, constituent des facteurs aggravant de cette situation qui paralyse le fonctionnement interne de la commune et installent un climat malsain en son sein.
A titre d’exemple, lors de la dernière session du conseil municipal tenue le 17 Novembre 2014, le maire s’est opposé systématiquement à la proposition faite par certains élus municipaux d’inscrire dans l’ordre du jour les questions diverses en affirmant que dans le cas d’espèce, les élus doivent formuler avant la tenue du conseil une requête écrite adressée au maire pour tout amendement de l’ordre du jour.
Une attitude contraire aux dispositions de «l’annexe 1, article 04 de l’ordonnance 87 289 du 20 Octobre 1987 instituant les communes, qui stipule que le maire et les conseillers municipaux peuvent demander à l’ouverture de chaque séance du conseil municipal, l’inscription sous la rubrique « affaires diverses », de sujets d’actualité municipale ou de questions à l’exécutif municipal. Les affaires diverses constituent le dernier point de l’ordre du jour et ne peuvent faire l’objet d’une délibération… ».
D’autant plus que l’ordre du jour d’une réunion du conseil municipal est fixé par le bureau municipal qui ne s’est pas réuni pour la circonstance, à notre connaissance.
Le maire évite et fuit les débats sur les sujets sensibles alors que les sessions du conseil municipal sont faites pour ça. Un maire doit être un rassembleur une fois qu’il est installé dans ses fonctions. Et il doit se départir de l’esprit partisan pour réussir sa mission. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Une situation, toutefois préjudiciable à la pérennisation et à la consolidation des 234 indicateurs de performances de la commune de Boghé qui ont valu à notre municipalité d’occuper la première place du classement national effectué par les partenaires au développement avec à la clé un financement de quatre projets structurants qui s’élèvent à 152 520 000 (Cent Cinquante Deux Mille Cinq Cent Vingt Mille) Ouguiyas.
Nous réitérons malgré tout, notre volonté de travailler toujours avec le maire et tous les élus municipaux dans l’intérêt supérieur des populations de BOGHE qui nous ont fait confiance et nous restons disposés à persévérer sur cette voie.
Fait à Boghé, le 22 Décembre 2014
Les signataires :
Ahmedou Tidjane Souleymane BA
Tacko Moussa BA
Abdoulaye Mamadou BA
Oumar Moussa M’BODJ
Kadiata Thièrno KEBE
Hamedine Djibril SY
Fatimata Souleymane BA
Source:Oumar BA CHEIKH
Wilaya du BRAKNA
Moughataa de BOGHE
Le Conseil Municipal issu des élections municipales de décembre 2013 a été investi officiellement le 23 janvier 2014. Il est composé de 21 élus municipaux issus de l’UPR et de l’AJD/MR. La mise en place de cette équipe municipale avait suscité beaucoup d’espoirs au sein de la population.
Force est de constater que dès les premiers moments de l’installation de cette équipe municipale dans ses fonctions, un climat délétère s’est installé entre les élus municipaux du fait de l’attitude partisane du maire en personne qui a failli au rôle de rassembleur qui est le sien.
Le premier faux pas enregistré, est intervenu lors de la mise en place des commissions de travail du conseil municipal. Le maire et ses proches se sont accaparés de toutes les présidences de commissions sans tenir compte de la compétence et du profil des conseillers municipaux nouvellement élus.
La réunion du premier conseil municipal qui devait se tenir le 15 Avril 2014 avait été reportée jusqu’au 20 Avril du fait que les convocations n’étaient pas parvenues dans les délais à une bonne partie des élus municipaux.
Plus grave encore au sein de cette mairie, c’est lorsque des conseillers municipaux qui ont pris le soins de déclarer à l’avance leur absence à un atelier de formation sur le renforcement de capacité des élus municipaux de BOGHE et de DAREL AVIA parrainé par la World Vision en partenariat avec les communes bénéficiaires ; retrouvent leurs noms et leur signatures sur des listes d’émargements montées de toute pièces où il est attesté curieusement que ces élus municipaux absents ont déchargé des montants d’argent qui s’élèvent à 8000 UM pour chacun des signataires. C’était le 25 avril 2014 à la Maison des Associations.
Interpellé le 24 août 2014 lors d’une session du conseil municipal pour nous fournir des explications convaincantes à ce sujet, le maire avait pris l’engagement de tirer au clair cette affaire. Cependant, nous sommes au regret de constater que le maire n’a toujours pas éclairé cette affaire préjudiciable à la bonne marche de la commune et au crédo de la transparence prôné dès l’entame de son mandat. Le maire persiste plutôt dans des manœuvres dilatoires dans le but de distraire les élus municipaux à qui il doit des comptes.
A cela s’ajoute les agissements du secrétaire général de la commune qui outrepasse ses prérogatives et viole même certaines dispositions de l’ordonnance 87 289 du 20 Octobre 1987 instituant les communes modifiée par la loi 2001-27 du 7 Février 2001 et complétée par les ordonnances N° 2006-04 du 26 Janvier et N° 2006-026 du 22 Août 2006. Le secrétaire général de la commune prend en otage la mairie et les différentes commissions du conseil municipal. Durant toutes les sessions du conseil municipal, ce commis de l’Etat se substitue sans gène au maire dans son rôle. Il s’immisce dans les compétences du conseil municipal et il pousse la provocation jusqu’à influencer les débats lors des différentes sessions.
Les problèmes que nous avons constatés au sein de la municipalité de Boghé, sont nombreux. L’absence de débats et de concertations entre les élus municipaux lors des sessions du conseil municipal d’une part et le déficit de communication entre le maire et les conseillers municipaux d’autre part, constituent des facteurs aggravant de cette situation qui paralyse le fonctionnement interne de la commune et installent un climat malsain en son sein.
A titre d’exemple, lors de la dernière session du conseil municipal tenue le 17 Novembre 2014, le maire s’est opposé systématiquement à la proposition faite par certains élus municipaux d’inscrire dans l’ordre du jour les questions diverses en affirmant que dans le cas d’espèce, les élus doivent formuler avant la tenue du conseil une requête écrite adressée au maire pour tout amendement de l’ordre du jour.
Une attitude contraire aux dispositions de «l’annexe 1, article 04 de l’ordonnance 87 289 du 20 Octobre 1987 instituant les communes, qui stipule que le maire et les conseillers municipaux peuvent demander à l’ouverture de chaque séance du conseil municipal, l’inscription sous la rubrique « affaires diverses », de sujets d’actualité municipale ou de questions à l’exécutif municipal. Les affaires diverses constituent le dernier point de l’ordre du jour et ne peuvent faire l’objet d’une délibération… ».
D’autant plus que l’ordre du jour d’une réunion du conseil municipal est fixé par le bureau municipal qui ne s’est pas réuni pour la circonstance, à notre connaissance.
Le maire évite et fuit les débats sur les sujets sensibles alors que les sessions du conseil municipal sont faites pour ça. Un maire doit être un rassembleur une fois qu’il est installé dans ses fonctions. Et il doit se départir de l’esprit partisan pour réussir sa mission. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Une situation, toutefois préjudiciable à la pérennisation et à la consolidation des 234 indicateurs de performances de la commune de Boghé qui ont valu à notre municipalité d’occuper la première place du classement national effectué par les partenaires au développement avec à la clé un financement de quatre projets structurants qui s’élèvent à 152 520 000 (Cent Cinquante Deux Mille Cinq Cent Vingt Mille) Ouguiyas.
Nous réitérons malgré tout, notre volonté de travailler toujours avec le maire et tous les élus municipaux dans l’intérêt supérieur des populations de BOGHE qui nous ont fait confiance et nous restons disposés à persévérer sur cette voie.
Fait à Boghé, le 22 Décembre 2014
Les signataires :
Ahmedou Tidjane Souleymane BA
Tacko Moussa BA
Abdoulaye Mamadou BA
Oumar Moussa M’BODJ
Kadiata Thièrno KEBE
Hamedine Djibril SY
Fatimata Souleymane BA
Source:Oumar BA CHEIKH

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