Boghe, où L’histoire en Dix Leçons.



Comme « les dix commandements » qui occupent une place centrale dans l’ancien testament, Boghé a décroché sa première « qualification » pour satisfaire le président de la république en dix étapes.

C’était le 18 mai dernier à Aleg où des politiciens d’opérette venaient enfin de décrocher le sésame pour une audience des fils du terroir qui avaient entamé une marche à partir de leur localité, pour Nouakchott à pieds pour réclamer de meilleures conditions d’existence auprès du premier élu.

L’aboutissement de la suite de cette longue marche et la déconvenue qui en ont résulté sont connues de tous. Aux bancs des accusés, des « souteneurs de circonstance », originaires des lieux qui depuis le retour de leurs compatriotes, n’ont jamais levés le petit doigt pour les assister.

Si eux ne peuvent prendre cette initiative, pourquoi Aziz le ferait-il ? Il n’est pas obligé. Il est plutôt regardant face à des « disciples » programmés pour servir et obéir et qui ne sont pas capables de lui amener l’appui de leurs frères apatrides par une simple pièce d’état-civil. Ils sont donc sans base politique, et apparaissent donc aux yeux de celui qui va à la pèche aux voix, sans valeur ni utilité. Leur « soutien » à son endroit n’est que de façade, vu qu’ils sont tous des « géants aux pieds d’argile ». Aussi…

La méfiance : C’est la première leçon du prince, il rencontre les 11 marcheurs (comme une équipe de foot), pas à Boghé mais, à Aleg. Sevrée, la capitale halybé ne sera pas sous les feux de l’évenementiel, même si elle a été le top départ de l’attention nationale et internationale par cette marche mémorable. Une brise « y a mariste » serait passée par là. Aussi les gradins du stade de Boghé, ne sont guère rassurant.

Surprise : Aussi, les grosses légumes du coin en prennent pour leur grade, ils n’ont pas pu laver le linge sale en famille car loin d’être né de dernière pluie, Aziz a préféré négocier ses « inchallah », loin des souteneurs de circonstance qu’ils sont.

Un but manqué : En effet, en entraineur avisé, Aziz-Zidane a préféré faire jouer le match du dialogue sous d’autres cieux. Et ce sont les « idowa eli » qui l’emportent sur les « halaybé » par un but à zéro. Aie ! Boghé rate le coach de la consécration, et le méchoui sera dégusté à Aleg, loin des berges du fleuve.

La désillusion : Elle était au rendez-vous, mais pas pour les marcheurs qui faute de « poids lourds » ont préféré avaler des couleuvres ailleurs.

Toute honte bue : Pris à défaut par une ascension politique qui ne sera pas au rendez-vous, « les arrangeurs du dimanche », malgré des jours de préparation dans des conditions dantesques, n’ont pu décrocher leur « qualification » pour le plaisir d’Aziz-Zidane.

Démission: Boghé a besoin de « butteurs » pour le prince pas de « souteneurs poids plumes » qui ne peuvent même pas jouer franc jeu en politique. Allons ! Démissionnez, car ce qui se sème se récolte, vos frères déportés n’ont jamais été dans vos priorités politiques. Une grosse erreur de votre part qui ne sera pas sans conséquences demain sur vos proches.

Stigmatisation : Face à ce manque de « performance », le sentiment le mieux partagés chez nos souteneurs en manque est sans nul doute la stigmatisation. De l’avis du sélectionneur Aziz-Zidane, qui estime qu’il faudra plus qu’une participation politique pour leur faire comprendre qu’ils sont aussi des « footballeurs/politiques », la compétition présidentielle est là. Reste à savoir qui sortira vainqueur du formatage esthétique qui se met en route autour de sa sélection, car il n’a pas besoin d’être sociologue pour avoir soupesé le poids de votre équipe politique, le sélectionneur Zidane.

Sacrifice : Toute épreuve a son lot de sacrifice. Ici les déportés sont les mieux concernés. L’histoire retiendra qu’ils ont vécu le calvaire depuis leur retour dans leur propre pays, et depuis 25 ans ils ont été utilisés à dessein par les pouvoirs publics et autres organismes onusiens.

Pour nos marcheurs, ils sont tombés comme les autres, sur des ogres avides de promotion sociale, et dépourvus de toute humanité. Mais un proverbe hassanya dit : « El li sbar, yeuleug-gou wal ». Littéralement : l’ombre finie toujours par arriver à celui qui patiente sous le soleil.

Consécration : Ils ont marché, sont arrivés. Ils ne sont pas tombés dans le piège de la récupération politique ourdie par des souteneurs d’opérette, ils seront battus, humiliés mais ont tenu bon pour finalement obtenir gain de cause, celui d’être reçu par la première des autorités.

Les marcheurs se sont payé « le droit d’exister » au moins quelques minutes face au président. Une victoire à l’arracher face l’arbitraire. S’ils n’étaient pas déterminés ils n’auraient rien obtenus, surtout de la part de tous les souteneurs d’opérette de leurs localités.

Leadership : Faire face pour recouvrer ses droits, il n’y avait pas une autre alternative pour nos marcheurs, qui occupent déjà une place prépondérante dans bien des cœurs. Leur combativité et dévouement ne peuvent que présager un meilleur avenir pour les autres générations.

Disqualification : Quant aux « souteneurs », ils sont disqualifiés aux yeux de l’opinion. Oui ! Eux qui ont accepté de manger sur tous les râteliers doivent être mal à l’aise dans leurs petits souliers, ils ont été mis hors jeu par « l’entraineur président » qui a rencontré une équipe de 11 marcheurs qui disent « Mbiimi » (j’ai dis), dans un lieu cocasse où ce mot est méconnu.

ADN



Source : Rédaction Cridem

Lundi 26 Mai 2014
Boolumbal Boolumbal
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