Baaba Maal et le Daande Lenol : 1er conservatoire des arts scéniques du Fouta



L’aède Guélaye Aly FALL aurait certainement chanté dans l’Odyssée de Hammé Birom Modi Komé que si les morts pouvaient voir les vivants, alors ils dormiraient sereinement car étant assurés que la relève est bien debout sur scène. Nous avons connu Saydou Mâry , Bayal Samba Tène, Aly Hamady Aly, Samba Diyé SALL. Hélas ! Après Bab’Maal, la culture Pulaarophone du Fouta des deux rives risque de traverser un grand vide. Et pourtant le Daandé Lenol a tout fait pour favoriser l’émergence des talents nouveaux.

Le témoignage de Didier Awadi aurait du être fait par des musiciens, qui sans nul doute, s’il avait été sollicités, témoigneraient davantage de la générosité artistique de Bab’Maal. Certes, ils n’ont pas la renommée du Positive Black Soul, mais ils en ont tous eu pour leur chance des opportunités à saisir. On peut citer par ordre d’entrée en studio : Yella DIOP, Ameth Maal et Bakan CISS, Abdrahman DIALLO, Demba NDIAYE NDILLAAN, NGUELONGAL, Nancy Fatim DIOP….Que de jeunes talents ont squatté l’espace d’accueil de la résidence de Baaba Maal où Djiby KANE officiait avec la complicité de Samba GUEYE.

Baaba Maal a admis l’influence du Lasli Fouta en sa formation musicale et en son tempérament artistique. Une grosse compagnie dans les années 70 de plus de 60 encadreurs, musiciens, danseurs, chanteurs et troubadours paroliers. En 1989, il avait généreusement soufflé l’idée du KAWTAL à un groupe de jeunes chanteurs qui écumaient ses concerts : Demba NDIAYE, Ndèye Coumba DIA, Sidy DIEYE, Goby THIAM, Djiby GUISSE, Mamoudou DIOL, Amadou Tidjan NDIAYE, pour les chants, NDIATH et Moussa SY à la guitare, Bao CISSOKHO(Dialy Coly dit Mamad) à la Kora, Djiby DIALLO et Malé SARR aux percussions, Salamata DIA chœurs et danses, Amadou DIEYE(THIONE) dansait ses danses périlleuses et j’en oublie avec les musiciens joueurs de Xalam, de Tama etc…. Si chacun des chanteurs se produisait pour dix minutes, le spectacle était assuré. C’était au moment où aucun de ces jeunes talents n’avait encore plus de trois titres à son répertoire. Et j’étais leur manager et l’entourage de Baaba Maal était un conservatoire musical pour tous ces artistes du Fouta. La pépinière était verdoyante d’espoir et la voie vers le home studio était bien balisée pour ceux qui faisaient preuve de talent réel.

Malick LY et Abou PAM animaient de main de maître le cercle des amis de Baab’Maal et les spectacles avaient la bénédiction de Poséidon. Un concert de Baaba Maal a toujours été et continue d’être une opportunité d’audition pour tous les jeunes chanteurs et musiciens instrumentistes du Fouta. Ce n’est pas seulement pour meubler le temps et occuper le public en attendant la grande Star. Délibérément cette première partie se jouait avec l’orchestre du Daande Lenol sur scène et parfois devant Baaba Maal. La scène, le plateau technique, les musiciens et le public de Baaba Maal étaient offerts aux jeunes talents qui s’exprimaient avec bonheur et écloraient à la face du peuple. Chacun en a profité pour jouer ses cinq à dix minutes pour convaincre. Le public toujours nombreux découvrait ou confirmait et adoptait les talentueux nouveaux dont les plus aguerris savaient qu’ils feront le « bœuf » de fin de concert. Le stade Amadou BARRY peut en témoigner. Que de générations de musiciens, de danseurs, de comédiens sont sorties du conservatoire de Baaba Maal.

Naïvement, nous exigeons aussi de Baaba Maal qu’il suspende toutes les obligations de sa carrière pour se convertir en détecteur de talents, producteur, manager, agent commercial, agent artistique et éditeur musical. Nous attendons de lui plus que les frais de studio, de réalisation de l’album, de prêter sa voix pour des duos et des chœurs. Nous attendons aussi qu’il soit notre attaché de presse. En plus de la collaboration désintéressée, franche et loyale, la pédagogie de l’aîné Bab’Maal n’a pas fait défaut même aux plus ingrats des jeunes talents.

Tom Du Monde a organisé la fête du prix de la Fondation Prince Klauss decerné à Ba’Maal dans les jardins de la résidence de l’ambassadeur des Pays Bas. En plus de miss Cas-Cas et des jeunes Ndillaan et Ndèye Coumba DIA(C’est un garçon), il y avait des marabouts et des personnalités de la plus haute société venus applaudir la Voix du Peuple.

Source:http://barousadio.seneweb.com

Samedi 15 Novembre 2014
Boolumbal Boolumbal
Lu 483 fois





Les plus récentes
Boolumbal Boolumbal | 05/01/2026 | 1334 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
Boolumbal Boolumbal | 07/11/2025 | 5075 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire


Attention ! Pas d'amalgames...
Publié par Boolumbal Boolumbal le 07/11/2025 à 11:19 | 0 Commentaire

Recherche


Inscription à la newsletter