L’argent public se vole partout désormais. L’affaire défraie la chronique depuis quelques jours. Elle touche deux institutions publiques : La Somelec et le Trésor public. Laa Somelec se vole à Aïoune, Rosso, Aleg… Le Trésor public se vole à Nouadhibou. Pour le moment, on ne sait jamais qu’est-ce qui se révélera demain ? Les deux affaires, si l’addition est juste, tournent autour de quelques milliards d’ouguiyas piqués des caisses de l’Etat. Les deux affaires ont ceci de commun : Le timing et la technique de vol. Le timing, elles ont éclaté, parvenu à l’opinion, au même moment ou presque. La technique de vol est à elle seule révélatrice et très symbolique.
Car, les auteurs sont plusieurs. C’est une affaire minutieusement organisée, préparée à l’avance. C’est-à-dire quelque part, on s’est réuni un jour, pour se dire dans ce qu’on s’est dit, voyons, unissons-nous, unissons nos intelligences et nos compétences, et faisons connivence et communion d’intérêt pour voler la collectivité, l’Etat, le Trésor public, dans un cas, la Somelec, dans l’autre.
Ça donne vraiment à réfléchir, sérieusement, pour ceux qui veulent réfléchir sérieusement. Ça doit donner à réfléchir surtout à l’homme qui tient coûte que coûte que les mauritaniens sachent et surtout avalent sa sincérité dans sa croisade contre les auteurs de la gabegie et les passe-droits.
La chose que les mauritaniens vomissent chaque jour et crachent dessus, en ricanant le mépris qu’ils éprouvent désormais, davantage et chaque instant, de cette vertu tant vantée entre monts et vallées.
Les scandales tous azimuts qui jaillissent des entrailles de la sphère publique ne sont pour ainsi dire qu’une autre manière de dire son peu de foi qu’on voue aux prétentions d’honnêteté qu’on se tue à s’afficher dans les hautes sphères du pouvoir.
Au moins, un fonctionnaire parmi les impliqués arrêtés dans ces affaires de vols croisées s’est défendu d’une manière originale et pas dépourvue de pertinence. On peut ne pas être d’accord avec lui. Mais, toute originalité étant relative. Toute pertinence subjective. Il s’est défendu quand même. Et il a dit, dans ce qu’il a dit : ‘’ Oui, j’ai piqué dans les caisses de l’Etat.
Mais, je n’ai piqué que ma part.’’ C’est d’une telle arrogance qu’on ne doit pas occulter. Il est des arrogances sur lesquelles il faut s’attarder ne serait-ce qu’un instant. Les méditer, quitte à se pincer le nez.
Celui-là, qui passe pour l’autorité comme un voleur ignoble des deniers publics, pense, lui, autre chose. Il a sa propre lecture de l’affaire. ‘’ Je n’ai pris que ma part.’’ C’est une affaire de parts. C’est dire que pour lui les ressources publiques s’approprient et s’attribuent de la sorte.
C’est comme s’il a vu ça quelque part. Quelque part, en plus, chez des responsables qui étaient pour lui un modèle. Qui le demeurent, en somme. Auparavant, il n’a pas compris. Après, il comprendra. Et il a imaginé sa méthode. Et il s’est associé avec d’autres qui partagent, entre autres ressources publiques, avec lui, au passage, les désormais mêmes valeurs.
La Mauritanie d’aujourd’hui, pour lui, c’est comme ça. On a pendant quelque temps accepté le sevrage. On a cru à la vertu. Et on s’est même éloigné un moment des tentations. On s’est retenu pour garder et faire respecter l’image de la République.
La nouvelle image que son président espérait imprimer, celle de la vertu, la probité, la retenue morale face aux ressources publiques. Puis on a vu. On n’a pas cru. Ensuite on a revu. On a fermé les yeux. On les a ouverts. On a vu de l’imaginable. L’impossible, désormais, possible. L’improbable, probable. On vient d’un peu partout. On est au cœur de la chose. Au centre des articulations de l’argent. A la Somelec. Au Trésor public.
On a accès à toutes les combines. Du secteur foncier des domaines, on a vu des milliers d’hectares attribués à des intermédiaires, hommes d’affaires, qui vendent pour un seul commanditaire. Un seul. Celui qui est censé protégé le foncier public des mains cupides et voraces. Celui, qui s’est levé sur l’estrade un jour pour jurer la justice, la morale.
On a vu des choses. Et des choses. Et c’était trop. On a compris le jeu. La comédie. On a opté pour notre part. Si celui-là, là-haut, réfléchit un peu, il comprendrait. Il saurait de qui on s’inspire. On n’a rien fait. Rien. On a entendu un discours. Et on a vu des actes. On a écouté quelque temps le discours. Puis on a suivi les actes. C’est un choix. Il y’en avait deux. On a opté pour le meilleur. On a opté pour notre part. On préfère suivre un acte qui rapporte à un discours qui insupporte.
Si toutes ces personnes impliquées dans ces affaires ne trouvaient pas quelque part un motif, une raison aussi impertinente qu’elle soit, aussi fallacieuse qu’elle soit, ils n’allaient pas oser. Il faut peut-être dire et se dire les choses autrement. Les voir autrement surtout. Ces personnes ont vu la République se saborder de l’intérieur.
Se piller à ciel ouvert et à terre béante à toutes les heures. Si vraiment, et ça le premier citoyen doit le méditer, un instant de solitude, seul à seul, face à lui, ils savaient que la politique de lutte contre la gabegie était sincère, vraie, ils n’allaient pas s’organiser en communion d’intérêt maléfiques pour piller la collectivité.
B‘...
Source: http://www.rmibiladi.com
Car, les auteurs sont plusieurs. C’est une affaire minutieusement organisée, préparée à l’avance. C’est-à-dire quelque part, on s’est réuni un jour, pour se dire dans ce qu’on s’est dit, voyons, unissons-nous, unissons nos intelligences et nos compétences, et faisons connivence et communion d’intérêt pour voler la collectivité, l’Etat, le Trésor public, dans un cas, la Somelec, dans l’autre.
Ça donne vraiment à réfléchir, sérieusement, pour ceux qui veulent réfléchir sérieusement. Ça doit donner à réfléchir surtout à l’homme qui tient coûte que coûte que les mauritaniens sachent et surtout avalent sa sincérité dans sa croisade contre les auteurs de la gabegie et les passe-droits.
La chose que les mauritaniens vomissent chaque jour et crachent dessus, en ricanant le mépris qu’ils éprouvent désormais, davantage et chaque instant, de cette vertu tant vantée entre monts et vallées.
Les scandales tous azimuts qui jaillissent des entrailles de la sphère publique ne sont pour ainsi dire qu’une autre manière de dire son peu de foi qu’on voue aux prétentions d’honnêteté qu’on se tue à s’afficher dans les hautes sphères du pouvoir.
Au moins, un fonctionnaire parmi les impliqués arrêtés dans ces affaires de vols croisées s’est défendu d’une manière originale et pas dépourvue de pertinence. On peut ne pas être d’accord avec lui. Mais, toute originalité étant relative. Toute pertinence subjective. Il s’est défendu quand même. Et il a dit, dans ce qu’il a dit : ‘’ Oui, j’ai piqué dans les caisses de l’Etat.
Mais, je n’ai piqué que ma part.’’ C’est d’une telle arrogance qu’on ne doit pas occulter. Il est des arrogances sur lesquelles il faut s’attarder ne serait-ce qu’un instant. Les méditer, quitte à se pincer le nez.
Celui-là, qui passe pour l’autorité comme un voleur ignoble des deniers publics, pense, lui, autre chose. Il a sa propre lecture de l’affaire. ‘’ Je n’ai pris que ma part.’’ C’est une affaire de parts. C’est dire que pour lui les ressources publiques s’approprient et s’attribuent de la sorte.
C’est comme s’il a vu ça quelque part. Quelque part, en plus, chez des responsables qui étaient pour lui un modèle. Qui le demeurent, en somme. Auparavant, il n’a pas compris. Après, il comprendra. Et il a imaginé sa méthode. Et il s’est associé avec d’autres qui partagent, entre autres ressources publiques, avec lui, au passage, les désormais mêmes valeurs.
La Mauritanie d’aujourd’hui, pour lui, c’est comme ça. On a pendant quelque temps accepté le sevrage. On a cru à la vertu. Et on s’est même éloigné un moment des tentations. On s’est retenu pour garder et faire respecter l’image de la République.
La nouvelle image que son président espérait imprimer, celle de la vertu, la probité, la retenue morale face aux ressources publiques. Puis on a vu. On n’a pas cru. Ensuite on a revu. On a fermé les yeux. On les a ouverts. On a vu de l’imaginable. L’impossible, désormais, possible. L’improbable, probable. On vient d’un peu partout. On est au cœur de la chose. Au centre des articulations de l’argent. A la Somelec. Au Trésor public.
On a accès à toutes les combines. Du secteur foncier des domaines, on a vu des milliers d’hectares attribués à des intermédiaires, hommes d’affaires, qui vendent pour un seul commanditaire. Un seul. Celui qui est censé protégé le foncier public des mains cupides et voraces. Celui, qui s’est levé sur l’estrade un jour pour jurer la justice, la morale.
On a vu des choses. Et des choses. Et c’était trop. On a compris le jeu. La comédie. On a opté pour notre part. Si celui-là, là-haut, réfléchit un peu, il comprendrait. Il saurait de qui on s’inspire. On n’a rien fait. Rien. On a entendu un discours. Et on a vu des actes. On a écouté quelque temps le discours. Puis on a suivi les actes. C’est un choix. Il y’en avait deux. On a opté pour le meilleur. On a opté pour notre part. On préfère suivre un acte qui rapporte à un discours qui insupporte.
Si toutes ces personnes impliquées dans ces affaires ne trouvaient pas quelque part un motif, une raison aussi impertinente qu’elle soit, aussi fallacieuse qu’elle soit, ils n’allaient pas oser. Il faut peut-être dire et se dire les choses autrement. Les voir autrement surtout. Ces personnes ont vu la République se saborder de l’intérieur.
Se piller à ciel ouvert et à terre béante à toutes les heures. Si vraiment, et ça le premier citoyen doit le méditer, un instant de solitude, seul à seul, face à lui, ils savaient que la politique de lutte contre la gabegie était sincère, vraie, ils n’allaient pas s’organiser en communion d’intérêt maléfiques pour piller la collectivité.
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Source: http://www.rmibiladi.com

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