"Unité Nationale", voici un "mot"qui fait le buzz,au point que l’on se demande si c’est un slogan politique,tapageusementépanché par les cellules extrémistes sous forme d’adrénaline, pour créer un big bang social, ou sciemment distillé par le pouvoir sous forme de morphine,pour apaiser voir neutraliser les rancœurs. Dans les deux cas l’effet recherché est atteint, les supputations et débats vifs sont engagés dans la tranquillité.
Cette notion "d’unité nationale", a été servieau peuple Mauritanien le 10 janvier 1966,par Me MoktarOuld Daddah suite à la publication du 'Manifeste des 19', et remise au goût du jour en 2007,par Sidi Ould Cheikh Abdallahidans le cadre du règlement du passif humanitaire. Aujourd’hui - après que le Président MaawiyaOuldSid’AhmedTaya l’ai complètement piétinée, défigurée, pendue et enterrée agonisante-elle refait surface au gré des derniers évènements survenus à Rosso lors de la caravane dite« sur l’esclavage foncier ».
Elle a occupé une place importante dans le discours d’investiture du PrésidentMohamed Ould Abdel Aziz. ÀZoueratt, il l’a abordéesous la forme d’une mise en garde contre ceux qui seront tenté de saper notre "unité nationale".
En somme, elle ne laisse personne indiffèrent, aucune classe sociale, aucun groupe ethnique, aucune formation politique, la société civile, les éditoriaux de la presse écrite, même l’association des Ulémas et les imams dans leurs khotbas du vendredi s’y sont mis. C’est la preuve, que le moment est venu de débattre de cette notion,qui trouve de plus en plus de preneurs sur le marché de la vente aux enchères de slogan politique.
Mais, si les limites de "l’unité nationale" sont facilement décelables, son contenu est difficilement cernable, au point que chaque mauritanien a sa propre compréhension de "l’unité nationale". Nombreux sont ceux qui pensent qu’elle est la clé de leurs problèmes et nombreux sont ceux qui pensent qu’elle est la perte de leurs privilèges. Qui a raison ?
Actuellement, l’irréfutable constat qui nous est commun à tous est que la notion "d’unité nationale"- qu’on le veuille ou pas –est dans l’air du temps moderne, le temps post esclavagiste, le temps post événement 89/90 et dans l’ère démocratique du pays avecdes indicateurs économiques flambants verts. C’est justement cette ère démocratique qui plonge notre pays dans une phase propice pour parler entre mauritanien de notre"unité nationale", de lever les équivoques et en profiter pour assainir la suffocante atmosphère dans laquelle oncohabite.
Cependant, on ne peut débattre d’une notion, que si l’on connaît son contenu, ou on fait l’effort de s’accorder à lui en donner un. En effet,nos appréhensions sont disparates et varient en fonction de l’auditeur qui prononce ce "mot". Par exemple,quand le pouvoir prononce "Unité nationale", le citoyen lambda entend réalisation des engagements sociaux et réduction de la fracture sociale. Inversement, quand c’est l’opposition,ses plus optimistes adeptes voient déjà une inversion magnétique et un chamboulement. Pour nos ulémas et nos imans"l’unité nationale" se résume à la fraternité "les musulmans sont des frères" et "DIEU est avec les patients".Même si, notre sainte religion et Mohamed (PSL) le sceau des prophètes nous enjoint à cette fraternité, nous devons nous accorder sur le contenu à donner à cette notion "d’unité nationale".
Préalablement à ceci,le genre homomauritanusqu’il soit de l’espèce beïdanoïde, haratinoïdeou négroïde doit virtuellement voyager dans son passé, revisiter les grands moments qui ont jalonné sa vieet qui ont progressivement façonné ses traits fondamentaux (mythes,cultures, civilisation, traditions et modes de penser) dont il est fier de porter.Ainsi,il s’imprégnera de la réalité,que nous sommes des groupes ethniques différents de par leurs traits fondamentaux, que la Mauritanie nous est commune et qu’aucun ne se laissera assimiler ou phagocyter par les traits fondamentaux de l’autre.Donc, la cohabitation physique et culturelle est inéluctable. Partant delà,l’homomauritanuss’auto questionnera,quel contenu dois-je donner à "l’unité nationale" ?
S’il est relativement aisé, de trouver le sens des motsunité et nationale, il est tout aussi difficile de trouver une définition satisfaisante de "l’unité nationale". Le dictionnaire Larousse définit "unité nationale"comme étant la cohésion des ressortissants d'un État, essentiellement invoquée lorsque l'existence de celui-ci est menacée de l'intérieur ou de l'extérieur(http://www.larousse.fr/dictionnaires/ définition nous renvoie à un sursaut des composantes de la nation en période de trouble ou de post trouble, mais en aucun cas,elle ne fait allusion à l’égalitarisme, la justice, la transparence. Elle est, à la limite une arme contre l’agresseur. Dans ce cas, quipeut être l’agresseur ?L’Etat et son administration, l’extrémiste, la société civile, legénocidaire ou le propriétaire d’esclave ?
Avec cette définition, nous sommes loin de l’idée que certains avaient en 1965, quand Me Moctarould Daddah utilisait la notion "d’unité nationale". À cette époque, s’engager pour "l’unité nationale" revenait à cautionner un processus d’assimilation programmé. Plus près de nous en 2007, quand le Président Sidi Ould Cheikh Abdellahia mis en avant "l’unité nationale" dans son programme, quel opprimé n’a pas vu dans ses propos un processus devant aboutir à une parfaite égalité des citoyens. Actuellement, quand BiramDahOuldAbeid surfe sur "l’unité nationale" quel descendant d’ancien esclave ne voit pas là,la solution à son "complexe d’infériorité" ? En somme jusqu’ici le contenu que nous avons mis dans notre "unité nationale"est subordonné aux péripéties du moment. Il est temps qu’on lui donne un sens fédérateur et qu’on lui ôte son impression d’arme à brandir contre les indociles.
En relisant les discours du PrésidentMohamed Ould Abdel Aziz, dans lesquels "l’unité nationale" est abordée, on voit qu’elle prend le sens d’une dopamine, c’est à dire "une prise de conscience". Ok d’accord, mais de quelle conscience s’agit il ?
Conscient qu’au-delà de notre hétérogénéité en terme d’origine, d’histoire, de culture, de traditions et de langues notre destin est commun et l’Etat s’engage àgarantir à chacun avec équité, justice et transparence un égal accès à tous les services publics. Voilà qui est séduisant voir alléchant,s’il s’agit de cette conscience. De plus, elle permet à "l’unité nationale" de passer du statut de slogan à celui d’une vision politique concrète et réalisable par le gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz, qui semble t-il prépare un grand forum sur "l’Unité nationale".
Ceci étant dit, la prise de conscience que prône le Président de la Républiquene sera tangible que, si elle est accompagnée d’une réalisation des légitimes doléances.En effet, nous ne pouvons parachever notre "unité nationale" sur un fond égalitaire en droit et devoir en occultant la légitimedoléance, qui est une réparation despréjudices morals et physiques subits par une frange de la population, suite aux effets de l’esclavage, du passif humanitaire et de l’enrôlement. Poser cette doléance,ne doit pas être pris comme une tentative de saper"l’unité nationale". Loin de là et d’ailleurs,elle ne fait que la raffermir.Et, l’espoir de voir ses problèmes résolussemble proche, dans la mesure où un problème évoqué ou discutéest un problème à moitié résolu et le président de la Républiqueles évoquesans tabous.
Cependant,le facteur limitant à notre "unité nationale"est notre éducation civique et morale. Si jadis, elle était exemplaire et enviable, aujourd’hui le constat est acerbe. L’homomauritanustend a devenir un arriviste doublé d’intolérant, d’où notre incapacité à se mettre d’accord sur l’essentiel. Il oublie que, si le caractère ambitieux est un trait noble, il n’en est pas de même pour l’arrivisme. Ces parasites nécrophagesnéfastes à notre "union nationale"polluent notre atmosphère et ils sont partout. Les plus funestes sont ceux qui distillent en sourdine des discours xénophobes, pensant pouvoir s’attirer la sympathie du pouvoir, comme au temps de MaawiyaOuld Sidi Ahmed Taya. Alors, qu’ils ne font que retarder notre "unité nationale"et par ricoché la tache du Président Mohamed Ould Abdel Aziz l’homme des incontestables grandes réalisations.
Quand à l’intolérance, elle est à l’encontre de l’enseignement de notre sainte religion l’islam et la sunna du prophète Mohamed (PSL), quinous dicte d’adopter la posture d’homme tolérant.Cette intolérance aussirend notre "unité nationale" difficilement réalisable et notre cohabitation morose.
Pour exorciser notre pays de tous ces maux, chaque formation politique et groupuscule activiste devra se débarrasser de ses xénophobes, et ensuite nous devons nous parler à cœur ouvert, autour d’un forum axé sur la vérité et la réconciliation. L’Etat doit mener le jeu en s’engageant le premier,dans ce combat qui a une allure de prérogative régalienne.
Réaction du Président MoktarOuld Daddah à la publication du 'Manifeste des 19'. Le 10 janvier 1966. http://www.cridem.org
Discours du président de la République Sidi Ould Cheikh Abdellahi. le 29 juin 2007
http://fr.ufpweb.org/spip.php?article1092
Discours d’investiture duPrésident Mohamed Ould Abdel Aziz. Le 02 août 2014
http://www.ami.mr/fr
Source; http://www.fr.alakhbar.info
Cette notion "d’unité nationale", a été servieau peuple Mauritanien le 10 janvier 1966,par Me MoktarOuld Daddah suite à la publication du 'Manifeste des 19', et remise au goût du jour en 2007,par Sidi Ould Cheikh Abdallahidans le cadre du règlement du passif humanitaire. Aujourd’hui - après que le Président MaawiyaOuldSid’AhmedTaya l’ai complètement piétinée, défigurée, pendue et enterrée agonisante-elle refait surface au gré des derniers évènements survenus à Rosso lors de la caravane dite« sur l’esclavage foncier ».
Elle a occupé une place importante dans le discours d’investiture du PrésidentMohamed Ould Abdel Aziz. ÀZoueratt, il l’a abordéesous la forme d’une mise en garde contre ceux qui seront tenté de saper notre "unité nationale".
En somme, elle ne laisse personne indiffèrent, aucune classe sociale, aucun groupe ethnique, aucune formation politique, la société civile, les éditoriaux de la presse écrite, même l’association des Ulémas et les imams dans leurs khotbas du vendredi s’y sont mis. C’est la preuve, que le moment est venu de débattre de cette notion,qui trouve de plus en plus de preneurs sur le marché de la vente aux enchères de slogan politique.
Mais, si les limites de "l’unité nationale" sont facilement décelables, son contenu est difficilement cernable, au point que chaque mauritanien a sa propre compréhension de "l’unité nationale". Nombreux sont ceux qui pensent qu’elle est la clé de leurs problèmes et nombreux sont ceux qui pensent qu’elle est la perte de leurs privilèges. Qui a raison ?
Actuellement, l’irréfutable constat qui nous est commun à tous est que la notion "d’unité nationale"- qu’on le veuille ou pas –est dans l’air du temps moderne, le temps post esclavagiste, le temps post événement 89/90 et dans l’ère démocratique du pays avecdes indicateurs économiques flambants verts. C’est justement cette ère démocratique qui plonge notre pays dans une phase propice pour parler entre mauritanien de notre"unité nationale", de lever les équivoques et en profiter pour assainir la suffocante atmosphère dans laquelle oncohabite.
Cependant, on ne peut débattre d’une notion, que si l’on connaît son contenu, ou on fait l’effort de s’accorder à lui en donner un. En effet,nos appréhensions sont disparates et varient en fonction de l’auditeur qui prononce ce "mot". Par exemple,quand le pouvoir prononce "Unité nationale", le citoyen lambda entend réalisation des engagements sociaux et réduction de la fracture sociale. Inversement, quand c’est l’opposition,ses plus optimistes adeptes voient déjà une inversion magnétique et un chamboulement. Pour nos ulémas et nos imans"l’unité nationale" se résume à la fraternité "les musulmans sont des frères" et "DIEU est avec les patients".Même si, notre sainte religion et Mohamed (PSL) le sceau des prophètes nous enjoint à cette fraternité, nous devons nous accorder sur le contenu à donner à cette notion "d’unité nationale".
Préalablement à ceci,le genre homomauritanusqu’il soit de l’espèce beïdanoïde, haratinoïdeou négroïde doit virtuellement voyager dans son passé, revisiter les grands moments qui ont jalonné sa vieet qui ont progressivement façonné ses traits fondamentaux (mythes,cultures, civilisation, traditions et modes de penser) dont il est fier de porter.Ainsi,il s’imprégnera de la réalité,que nous sommes des groupes ethniques différents de par leurs traits fondamentaux, que la Mauritanie nous est commune et qu’aucun ne se laissera assimiler ou phagocyter par les traits fondamentaux de l’autre.Donc, la cohabitation physique et culturelle est inéluctable. Partant delà,l’homomauritanuss’auto questionnera,quel contenu dois-je donner à "l’unité nationale" ?
S’il est relativement aisé, de trouver le sens des motsunité et nationale, il est tout aussi difficile de trouver une définition satisfaisante de "l’unité nationale". Le dictionnaire Larousse définit "unité nationale"comme étant la cohésion des ressortissants d'un État, essentiellement invoquée lorsque l'existence de celui-ci est menacée de l'intérieur ou de l'extérieur(http://www.larousse.fr/dictionnaires/ définition nous renvoie à un sursaut des composantes de la nation en période de trouble ou de post trouble, mais en aucun cas,elle ne fait allusion à l’égalitarisme, la justice, la transparence. Elle est, à la limite une arme contre l’agresseur. Dans ce cas, quipeut être l’agresseur ?L’Etat et son administration, l’extrémiste, la société civile, legénocidaire ou le propriétaire d’esclave ?
Avec cette définition, nous sommes loin de l’idée que certains avaient en 1965, quand Me Moctarould Daddah utilisait la notion "d’unité nationale". À cette époque, s’engager pour "l’unité nationale" revenait à cautionner un processus d’assimilation programmé. Plus près de nous en 2007, quand le Président Sidi Ould Cheikh Abdellahia mis en avant "l’unité nationale" dans son programme, quel opprimé n’a pas vu dans ses propos un processus devant aboutir à une parfaite égalité des citoyens. Actuellement, quand BiramDahOuldAbeid surfe sur "l’unité nationale" quel descendant d’ancien esclave ne voit pas là,la solution à son "complexe d’infériorité" ? En somme jusqu’ici le contenu que nous avons mis dans notre "unité nationale"est subordonné aux péripéties du moment. Il est temps qu’on lui donne un sens fédérateur et qu’on lui ôte son impression d’arme à brandir contre les indociles.
En relisant les discours du PrésidentMohamed Ould Abdel Aziz, dans lesquels "l’unité nationale" est abordée, on voit qu’elle prend le sens d’une dopamine, c’est à dire "une prise de conscience". Ok d’accord, mais de quelle conscience s’agit il ?
Conscient qu’au-delà de notre hétérogénéité en terme d’origine, d’histoire, de culture, de traditions et de langues notre destin est commun et l’Etat s’engage àgarantir à chacun avec équité, justice et transparence un égal accès à tous les services publics. Voilà qui est séduisant voir alléchant,s’il s’agit de cette conscience. De plus, elle permet à "l’unité nationale" de passer du statut de slogan à celui d’une vision politique concrète et réalisable par le gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz, qui semble t-il prépare un grand forum sur "l’Unité nationale".
Ceci étant dit, la prise de conscience que prône le Président de la Républiquene sera tangible que, si elle est accompagnée d’une réalisation des légitimes doléances.En effet, nous ne pouvons parachever notre "unité nationale" sur un fond égalitaire en droit et devoir en occultant la légitimedoléance, qui est une réparation despréjudices morals et physiques subits par une frange de la population, suite aux effets de l’esclavage, du passif humanitaire et de l’enrôlement. Poser cette doléance,ne doit pas être pris comme une tentative de saper"l’unité nationale". Loin de là et d’ailleurs,elle ne fait que la raffermir.Et, l’espoir de voir ses problèmes résolussemble proche, dans la mesure où un problème évoqué ou discutéest un problème à moitié résolu et le président de la Républiqueles évoquesans tabous.
Cependant,le facteur limitant à notre "unité nationale"est notre éducation civique et morale. Si jadis, elle était exemplaire et enviable, aujourd’hui le constat est acerbe. L’homomauritanustend a devenir un arriviste doublé d’intolérant, d’où notre incapacité à se mettre d’accord sur l’essentiel. Il oublie que, si le caractère ambitieux est un trait noble, il n’en est pas de même pour l’arrivisme. Ces parasites nécrophagesnéfastes à notre "union nationale"polluent notre atmosphère et ils sont partout. Les plus funestes sont ceux qui distillent en sourdine des discours xénophobes, pensant pouvoir s’attirer la sympathie du pouvoir, comme au temps de MaawiyaOuld Sidi Ahmed Taya. Alors, qu’ils ne font que retarder notre "unité nationale"et par ricoché la tache du Président Mohamed Ould Abdel Aziz l’homme des incontestables grandes réalisations.
Quand à l’intolérance, elle est à l’encontre de l’enseignement de notre sainte religion l’islam et la sunna du prophète Mohamed (PSL), quinous dicte d’adopter la posture d’homme tolérant.Cette intolérance aussirend notre "unité nationale" difficilement réalisable et notre cohabitation morose.
Pour exorciser notre pays de tous ces maux, chaque formation politique et groupuscule activiste devra se débarrasser de ses xénophobes, et ensuite nous devons nous parler à cœur ouvert, autour d’un forum axé sur la vérité et la réconciliation. L’Etat doit mener le jeu en s’engageant le premier,dans ce combat qui a une allure de prérogative régalienne.
Réaction du Président MoktarOuld Daddah à la publication du 'Manifeste des 19'. Le 10 janvier 1966. http://www.cridem.org
Discours du président de la République Sidi Ould Cheikh Abdellahi. le 29 juin 2007
http://fr.ufpweb.org/spip.php?article1092
Discours d’investiture duPrésident Mohamed Ould Abdel Aziz. Le 02 août 2014
http://www.ami.mr/fr
Source; http://www.fr.alakhbar.info

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