Mauritanie : Dispersion d'une marche des veuves du passif humanitaire dans le pays



Mauritanie : Dispersion d'une marche des veuves du passif humanitaire dans le pays
Une marche du collectif des veuves, orphelins et autres ayants des droits des militaires noirs victimes d’exécutions extrajudiciaires perpétrées en Mauritanie entre septembre 1990 et février 1991, en direction de la représentation des Nations Unies à Nouakchott, a été stoppée, mercredi, par la police, tout près de la mairie de Tevragh-Zeina, a-t-on constaté.

Cette manifestation a été organisée pour commémorer la journée du 28 novembre, qui marque l’accession à l’indépendance de la Mauritanie, mais qui rappelle également un triste souvenir, suite à la pendaison de 28 militaires issus de la communauté négro africaine dans une garnison de la localité d’Inal (Nord), dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990.

Aissata Diary Sall, Secrétaire général adjoint du collectif a déclaré qu'à «travers cette marche de protestation vers le bureau des Nations Unies (ONU), nous avons pour objectif de montrer que notre combat continue jusqu'à ce que la vérité soit connue et justice rendue.

Nous étions porteurs de pancartes sur lesquels sont inscrits les noms des présumés tortionnaires, et ceux des victimes. Cela pour montrer que le 28 novembre est désormais devenu une journée de sang, et le demeurera tant que ces crimes resteront impunis".

"En 2017, nous avons organisé à une manifestation à Kaédi (Sud) et en 2018, c’est le tour de Nouakchott. Tout cela montre notre détermination à connaître la vérité, obtenir justice, avant toute idée de pardon et de réconciliation ».

Plusieurs centaines de militaires issus de la communauté négro africaine de Mauritanie, rappelle-t-on, ont été victimes d’exécutions extra-judiciaires dans différentes casernes du pays en septembre 1990 et février 1991.

Ces faits ont été enregistrés sous le régime du colonel Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya (1984-2005). Le point d’orgue de ces exactions a été la pendaison de 28 officiers, sous-officiers et soldats, dans la garnison d’Inal (Nord), dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990 pour «célébrer l’indépendance».

Les présumés auteurs de ces crimes sont couverts par une loi d’amnistie votée en 1993.

Les régimes des présidents Sid
i Mohamed Ould Cheikh Abdallah et Mohamed Ould Abdel Aziz ont reconnu ces crimes, sans donner de suite judiciaire à la question.

FIN/INFOSPLUSGABON/OPL/GABON2018

Source: http://www.infosplusgabon.com

Jeudi 29 Novembre 2018
Boolumbal Boolumbal
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