MARIEM MINT DERWICH : LA DIABOLISATION DE TAWASSOUL PAR L’UPR A QUELQUE CHOSE D’INDÉCENT.



Non pas que j’aie un quelconque penchant pour l’Islam politique. Loin, trés loin de là. J’ai toujours pensé que mêler l’intime, la Foi, à la Chose Publique est un contre sens absolu et qu’il faut d’abord être au lieu de vouloir le pouvoir au nom de la Foi.



Je reste persuadée que l’islam dit « politique » n’a pas de sens. Aucun. Hormis celui d’une vision sociétale qui se voudrait exclusive, même si les apparences ( la place des femmes au sein de l’appareil politique de ce parti, la très visible et bien travaillée adhérence au processus démocratique, etc etc…) semblent dire le contraire.
Tawassoul reste et restera un parti religieux.
Ce qui, dans notre pays, nonobstant les cris d’orfraie de l’UPR, n’est pas différent de notre gouvernance ( il n’y à qu’à se rappeler le vote des lois sur l’apostasie ou sur le fait de « critiquer » – même si je n’ai toujours pas compris ce qu’englobe ce terme- la branche religieuse dans laquelle nous sommes élevés, le malékisme) et de l’utilisation de la religion par le pouvoir comme moyen populiste de surfer sur des colères.
Quand on a fait condamner à mort ( ce sont bien NOS lois n’est ce pas?) un jeune homme pour crime d’apostasie, quand un président est sorti devant une foule assoiffée de sang pour promettre la vengeance, quand toute la classe politique, ou presque toute, s’est empressée de justifier la condamnation à mort de Mkhaytir, quand une loi devant défendre les femmes contre le viol, l’accusation de zina, les violences conjugales etc, a été rejetée par les membres de ce même UPR au nom de l’Islam, quand on a fait voter une loi qui lamine toute notion de repentir en cas d’accusation d’apostasie, de repentir et de pardon, quand est accepté le mariage de petites filles, de quel extrémisme parle t’on?
La démocratie ne se justifie pas par le fait de « piper » les dés. Elle ne se justifie pas par à coup.
L’incurie et le populisme ont accouché de ce que je craignais depuis longtemps : l’islam politique comme arbitre…

Paradoxe du jeu de poker menteur…

Dis moi qui est ton « extrémiste » je te dirai qui tu es…
Le débat ne devrait même pas être là. Il n’est pas là. Mais il a l’avantage d’amuser la galerie et d’éloigner encore un peu plus une vraie réflexion sur ce qui devrait être et non pas ce qui est.
Nous en sommes encore au ras des pâquerettes en matière de consciences. Et de démocratie…
En tous cas je ne vois pas de différences…
Nous n’avançons pas d’un pouce malgré les apparences. Pas d’un pouce. Et l’immobilité n’a jamais fait un Etat.
Le politique qui se fait religieux, que ce soit le religieux du pouvoir ou le religieux des Frères Musulmans est la fracture acceptée, chacun justifiant le religieux politique par le fait que nous sommes musulmans ( avec la contradiction d’un parti musulman dans un pays musulman…..). Et le piège s’est refermé. Depuis longtemps. C’est ça le vrai débat.
Pas les accusations d’extrémisme…

Mariem Derwich


Source: http://adrar-info.net

Vendredi 14 Septembre 2018
Boolumbal Boolumbal
Lu 182 fois


1.Posté par Ndiol Sene le 14/09/2018 11:46
Après avoir organisé les déportations, les exactions extrajudiciaires, les emprisonnements,sous le régime raciste et fasciste de du Maudit TAYA au ministère de l'intérieur, tu continues tes oeuvres basses sous Aziz mais tu repondra de tes actes et de ta complicité, tu répondra un jour,pauvre type minable et misérables

2.Posté par Brahima le 14/09/2018 13:31
L'accusation d'extremiste d'un parti islamiste dans une republique islamique n'est que le premier pas vers la jsutifcation aux yeux de l'occident d'un troisieme mandat.

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