Alors que depuis le déclenchement des mouvements de protestations contre la situation sociale et politique du pays les jeunes du 25 février mettent l’accent sur l’urgence de réformer les secteurs clé de l’économie pour améliorer les conditions de vie des populations et atténuer les effets de la pauvreté et du chômage, voilà que le ton vire à la politique.Les jeunes réclament tout simplement le départ du Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf du gouvernement.
Une condition qu’ils semblent tout d’un coup mettre en avant pour emmener le Président Mohamed Ould Abdel Aziz à se débarrasser de son homme de confiance. La politique est en train de prendre le pas sur le social à moins que les deux ne font dans la confusion actuelle qu’un. Une fois cette doléance obtenue les protestants vont-ils signer la fin de leur mouvement ? Ce revirement dans le ton laisse à penser que le Pm n’a pas peut-être porté une attention particulière à la contestation ou qu’il est le fusible utilisé pour faire sauter un verrou du système.
Ce nouveau élan de contestation gagne de plus en plus du terrain dans les milieux des jeunes chômeurs et scolaires, qui commencent à briser le silence, après les assurances données dernièrement par le Premier ministre et certains membres de son gouvernement portant création de plusieurs centaines d’emplois. Mais, après la phase de l’établissement des dossiers de candidatures, l’escroquerie a dévoilé son hideux visage, perçue par ces jeunes comme une manœuvre malhonnête que les pouvoirs publics doivent payer chèrement, plus particulièrement le Premier ministre dont ils réclament le limogeage immédiat. Cette grande déception se manifeste clairement dans les témoignages recueillis par la rédaction auprès des jeunes manifestants qui placent leur mouvement de vendredi prochain sous le sceau de la disgrâce du Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.
Les postulants aux emplois déchantent
Diplômé de la Faculté des Sciences économiques et juridiques de Nouakchott, Sidi espérait se tirer d’affaire lorsque le Premier Ministre Moulaye Mohamed Laghdhaf avait annoncé le recrutement au cours du mois de mars de 250 diplômes. Oisif depuis qu’il est sorti de l’université, il comptait passer un concours, entrer à l’E.N.A, mais à l’arrivée le rêve de travailler dans l’administration a fait place nette à la déception. « Le cas n’est pas isolé », confie-t-il.
« Lorsque les autorités ont annoncé la création de 250 emplois, au début du mois de mars, affirme Sidi, nombreux étaient ce qui avaient l’intention de se porter candidats au concours de recrutement. Personnellement, j’ai reçu des coups de fil de la part de plusieurs amis qui voulaient se renseigner sur les modalités du concours à passer et les formalités que doivent remplir les candidats. Partout en ville, les diplômés-chômeurs ne parlaient que de la déclaration du P.M ». Mais à l’arrivée, tous ont déchanté. Bien entendu le groupe dit « des diplômés du supérieur », qui a été reçu par le président croit dur comme fer que les autorités vont tenir promesse. En réalité, par contre, rien n’indique que les candidats aux emplois promis par le P.M, s’acheminent vers un concours d’admission à l’E.N.A. En effet aucun signe n’est venu confirmer la bonne volonté des pouvoirs publics en ce qui concerne la résorption du chômage dont sont victimes plusieurs milliers de diplômés.
L’ouverture de dépôt de candidature avait été annoncée pour mars. Mais alors que mars touche à sa fin, aucun dépôt n’a encore été encore ouvert. Pis, rien ne montre qu’un dépôt de candidature sera ouvert dans les prochains jours. Au cas où il y aurait concours d’admission à l’E.N.A, les postulants doivent probablement patienter jusqu’à la fin de l’année universitaire, à en croire des sources proches de l’administration.
La rencontre récente entre le président et le groupe qui dit parler au nom des diplômés, au cours de laquelle les questions de la création d’emplois, de l’équivalence des diplômes, l’accès aux établissements publics (Sonimex, Caisse nationale de sécurité sociale…) relève de la poudre aux yeux, clament certains. Cette rencontre, estiment-ils, est destinée à créer la diversion, et à calmer les ardeurs d’une jeunesse qui réclame de plus en plus des réformes, la fin de la corruption, du clientélisme, une lutte poussée contre le chômage, la baisse des prix, et pour couronner le tout, le départ du gouvernement. Vrai ou Faux ? Quoiqu’il en soit le P.M n’a pas tenu promesse, et partant il s’est discrédité aux yeux des diplômés-chômeurs.
Amadou Diaara et Samba Camara Le Rénovateur quotidien
Une condition qu’ils semblent tout d’un coup mettre en avant pour emmener le Président Mohamed Ould Abdel Aziz à se débarrasser de son homme de confiance. La politique est en train de prendre le pas sur le social à moins que les deux ne font dans la confusion actuelle qu’un. Une fois cette doléance obtenue les protestants vont-ils signer la fin de leur mouvement ? Ce revirement dans le ton laisse à penser que le Pm n’a pas peut-être porté une attention particulière à la contestation ou qu’il est le fusible utilisé pour faire sauter un verrou du système.
Ce nouveau élan de contestation gagne de plus en plus du terrain dans les milieux des jeunes chômeurs et scolaires, qui commencent à briser le silence, après les assurances données dernièrement par le Premier ministre et certains membres de son gouvernement portant création de plusieurs centaines d’emplois. Mais, après la phase de l’établissement des dossiers de candidatures, l’escroquerie a dévoilé son hideux visage, perçue par ces jeunes comme une manœuvre malhonnête que les pouvoirs publics doivent payer chèrement, plus particulièrement le Premier ministre dont ils réclament le limogeage immédiat. Cette grande déception se manifeste clairement dans les témoignages recueillis par la rédaction auprès des jeunes manifestants qui placent leur mouvement de vendredi prochain sous le sceau de la disgrâce du Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.
Les postulants aux emplois déchantent
Diplômé de la Faculté des Sciences économiques et juridiques de Nouakchott, Sidi espérait se tirer d’affaire lorsque le Premier Ministre Moulaye Mohamed Laghdhaf avait annoncé le recrutement au cours du mois de mars de 250 diplômes. Oisif depuis qu’il est sorti de l’université, il comptait passer un concours, entrer à l’E.N.A, mais à l’arrivée le rêve de travailler dans l’administration a fait place nette à la déception. « Le cas n’est pas isolé », confie-t-il.
« Lorsque les autorités ont annoncé la création de 250 emplois, au début du mois de mars, affirme Sidi, nombreux étaient ce qui avaient l’intention de se porter candidats au concours de recrutement. Personnellement, j’ai reçu des coups de fil de la part de plusieurs amis qui voulaient se renseigner sur les modalités du concours à passer et les formalités que doivent remplir les candidats. Partout en ville, les diplômés-chômeurs ne parlaient que de la déclaration du P.M ». Mais à l’arrivée, tous ont déchanté. Bien entendu le groupe dit « des diplômés du supérieur », qui a été reçu par le président croit dur comme fer que les autorités vont tenir promesse. En réalité, par contre, rien n’indique que les candidats aux emplois promis par le P.M, s’acheminent vers un concours d’admission à l’E.N.A. En effet aucun signe n’est venu confirmer la bonne volonté des pouvoirs publics en ce qui concerne la résorption du chômage dont sont victimes plusieurs milliers de diplômés.
L’ouverture de dépôt de candidature avait été annoncée pour mars. Mais alors que mars touche à sa fin, aucun dépôt n’a encore été encore ouvert. Pis, rien ne montre qu’un dépôt de candidature sera ouvert dans les prochains jours. Au cas où il y aurait concours d’admission à l’E.N.A, les postulants doivent probablement patienter jusqu’à la fin de l’année universitaire, à en croire des sources proches de l’administration.
La rencontre récente entre le président et le groupe qui dit parler au nom des diplômés, au cours de laquelle les questions de la création d’emplois, de l’équivalence des diplômes, l’accès aux établissements publics (Sonimex, Caisse nationale de sécurité sociale…) relève de la poudre aux yeux, clament certains. Cette rencontre, estiment-ils, est destinée à créer la diversion, et à calmer les ardeurs d’une jeunesse qui réclame de plus en plus des réformes, la fin de la corruption, du clientélisme, une lutte poussée contre le chômage, la baisse des prix, et pour couronner le tout, le départ du gouvernement. Vrai ou Faux ? Quoiqu’il en soit le P.M n’a pas tenu promesse, et partant il s’est discrédité aux yeux des diplômés-chômeurs.
Amadou Diaara et Samba Camara Le Rénovateur quotidien
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