En Mauritanie il existe une plaie; plaie créée et entretenue par un Système, inique et discriminatoire, en vigueur depuis 1960, et qui exacerbe, chaque jour , notre question cruciale de cohabitation ; Système que traduit cette politique qui a conduit à la mise en place d’une Armée "nationale" mono-ethnique, une police “nationale” mono-ethnique, une administration régionale de la vallée du fleuve quasiment mono-ethnique et monolingue, pire que l’administration coloniale qui, au moins, s’entourait de traducteurs pour communiquer avec les populations locales .
Les évènements malheureux de Kaëdi sont le fruit d’une longue série d’injustices , une somme de frustrations accumulées au plan regional et national par les populations négro-africaines, que traduisent la spoliation de leurs terres de culture, la négation de leur langue et culture, l’échec scolaire grandissant, cet enrôlement à caractère ethniciste et raciste en cours et les vexations, au quotidien, de l’Administration.
Le rôle du leader politique consiste, non pas à suivre le courant, mais à orienter les esprits dans la bonne direction. La raison nous indique que la bonne direction, en ce moment précis, est de comprendre l’urgence de la résolution correcte de notre cohabitation qui ne peut plus souffrir d’un retard, sans danger .
Les Flam, en conséquence, appellent les pouvoirs publics et les forces politiques à s’atteler, sans plus tarder, à la solution juste et définitive de cette question lancinante de cohabitation, pour en conjurer les dangers;
Elles condamnent fermement la politique répressive contre des populations paisibles et pacifiques qui se poursuit encore à kaëdi, contrairement à certaines dénégations, et exigent la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus.
La luttte continue.
Stockolm, le 10 Juillet 2013.
Le département de la communication.
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