En attendant la présidentielle… Equation à une inconnue



Équation à une inconnue

La Mauritanie ne « vit et ne respire » plus que par les informations distillées sur la future présidentielle prévue en mai 2019. En effet, dans les salons, dans les bureaux, dans les sièges de formations politiques comme dans les rues, les véhicules de transports, les marchés ou les lieux publics, le sujet vedette à l’ordre du jour porte sur le futur départ du Raïss et la désignation de son candidat-dauphin. Dans cette panoplie d’interrogations, une question semble avoir trouvé réponse ! Il s’agit de celle-là qui porte sur le départ de Ould Abdel Aziz. A moins d’un retournement de situation de dernière minute, tout le monde est d’avis que l’homme a décidé de quitter le pouvoir au terme de son second mandat. Du moins physiquement. Envisage-t-il de conserver une force qui devrait lui permettre de tirer les ficelles même une fois hors du Palais présidentiel ? Certainement…
Reste maintenant à connaître l’identité de son successeur ? Pour l’heure, aucun signe annonciateur, aucune référence, aucun message qui permettent de savoir quel est l’homme (car ce ne sera surement pas une femme) qu’il compte désigner. Détenteur du pouvoir qu’il considère comme « une propriété personnelle », Ould Abdel Aziz ne compte pas le lâcher. Il ne rate d’ailleurs pas une occasion de le souligner. Son problème consiste à trouver un « homme de confiance, une marionnette » qui lui répondrait d’un simple geste du doigt ou d’un banal regard. Est-ce à dire que les résultats de la future présidentielle sont déjà connus ?
Si à moins de six mois de l’échéance, Ould Abdel Aziz tarde encore à révéler le nom de son successeur, c’est bien parce qu’il hésite sur ses choix : coopter son camarade Ould Ghazouany, aujourd’hui ministre de la défense, ou s’orienter vers quelqu’un d’autre. Manifestement, la confiance du boss à l’endroit de Ould Ghazouany n’est pas totale. Issu d’un milieu social -qui ne ménagera aucun effort pour l’amener à garder le pouvoir- porté vers le commerce et les affaires, ce dernier pourrait bien changer la donne et conserver pour lui ce pouvoir, une fois nommé à la tête du pays. Les importantes affaires de la Nation portant sur les richesses multiples du pays, les égards dus au rang de président de la République, la puissance personnelle, les privilèges… Voici autant d’actes que l’homme devrait découvrir qui pourraient l’amener à rompre les éventuels deals signés avec son prédécesseur. La perspective est bien plausible, quand on sait que le « Pouvoir corrompt ».
Que fera-t-il alors du général Ghazouany, si d’aventure, il devait l’écarter du Pouvoir ? C’est là une autre équation. Et dans ce cas, vers qui pourrait-il se tourner ? Pour l’heure un nom circule. Il s’agit de son ancien Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf. Ce dernier semble donner nombre de garantie à son mentor : ami de longue date, discipliné, dévoué, peu ambitieux. Mais surtout, il sait son homme capable du meilleur comme du pire. Il sait surtout se rappeler que Sidioca qui avait été porté au pouvoir par Ould Abdel Aziz, s’est cru un moment, maître des lieux…
MOM

Source: http://www.lauthentic.info

Vendredi 7 Décembre 2018
Boolumbal Boolumbal
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