J’ai connu l’homme dans les années 60, à Rosso ; il fut très lié à mon père dont il était ami. Il fut mon professeur de sciences naturelles au début des années 70 au lycée national de Nouakchott qui abritait à l’époque le premier et le second cycle du secondaire. Il se signalait par son aisance, sa décontraction, sa maitrise de sa matière et son sens pédagogique remarquable. Je me rappelle ce trait frappant chez lui, comme professeur : il finissait toujours ses cours avant l’heure, de sorte qu’il disposait toujours de quelques bonnes minutes ; ces minutes, il les consacrait à la discussion ou au commentaire d’un sujet de culture générale portant, souvent, sur une question d’actualité nationale ou internationale.
Il y a quelques années je lui rendais une visite de courtoisie à Paris où il venait d’arriver pour suivre son traitement. Ni l’âge dont le poids se faisait sentir, ni la maladie qui occasionnait gêne…, rien de tout cela n’avait altéré sa placidité, son humour, sa verdeur, sa disponibilité. Notre discussion se fixa sur des questions familiales d’actualité qui lui tenaient à cœur. Nous nous quittâmes, lui content de la visite que je venais de lui rendre, moi de l'avoir revu après de longues années sans s’être vus.
Mamadou Lamine Kane, dans son hommage émouvant à Seck Mame Diak, a souligné, à juste titre, qu’il fut durant toute sa scolarité un cacique et plus tard, quand il entama son brillant parcours professionnel, un des brillants cadres de la génération de l’indépendance… Son appréciation recoupe celle de feu Tène Youssouf Gueye. En effet, au cours de l’une des nombreuses discussions que j’ai eues avec Tene Youssouf Gueye dans le fort d’Oualata, il m’est arrivé de l’entendre rendre un hommage appuyé à l’intelligence et aux qualités intellectuelles de Seck Mame Diak. Et quand c’est Tene Youssouf Gueye qui apprécie, le sujet vaut, à n’en pas douter, son pesant d’or.
Seck Mame Diak est allé rejoindre son frère Abdoul Silèye. Que toute la famille SECK veuille recevoir mes condoléances les plus attristées.
Adieu, mon père, mon professeur ; qu’Allah te réserve une place de choix dans Son saint paradis.
Boye Alassane Harouna
30 novembre 2012
Il y a quelques années je lui rendais une visite de courtoisie à Paris où il venait d’arriver pour suivre son traitement. Ni l’âge dont le poids se faisait sentir, ni la maladie qui occasionnait gêne…, rien de tout cela n’avait altéré sa placidité, son humour, sa verdeur, sa disponibilité. Notre discussion se fixa sur des questions familiales d’actualité qui lui tenaient à cœur. Nous nous quittâmes, lui content de la visite que je venais de lui rendre, moi de l'avoir revu après de longues années sans s’être vus.
Mamadou Lamine Kane, dans son hommage émouvant à Seck Mame Diak, a souligné, à juste titre, qu’il fut durant toute sa scolarité un cacique et plus tard, quand il entama son brillant parcours professionnel, un des brillants cadres de la génération de l’indépendance… Son appréciation recoupe celle de feu Tène Youssouf Gueye. En effet, au cours de l’une des nombreuses discussions que j’ai eues avec Tene Youssouf Gueye dans le fort d’Oualata, il m’est arrivé de l’entendre rendre un hommage appuyé à l’intelligence et aux qualités intellectuelles de Seck Mame Diak. Et quand c’est Tene Youssouf Gueye qui apprécie, le sujet vaut, à n’en pas douter, son pesant d’or.
Seck Mame Diak est allé rejoindre son frère Abdoul Silèye. Que toute la famille SECK veuille recevoir mes condoléances les plus attristées.
Adieu, mon père, mon professeur ; qu’Allah te réserve une place de choix dans Son saint paradis.
Boye Alassane Harouna
30 novembre 2012
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