journée d’échange de l’ONG Kaawtal à la Case : Biram encense KHB et Balass, tance les partis politiques peulhs et Harratines



journée d’échange de l’ONG Kaawtal à la Case : Biram encense KHB et Balass, tance les partis politiques peulhs et Harratines
« Le jour où le pouvoir me tuera, ça sera sa fin. Si le pouvoir me tue, il perd le pouvoir et on sera quitte. C’est un marché que j’accepte »

Lors de la journée d’échange organisée lundi 1er juillet à la Casepar l’ONG Kaawtal, le président de l’Initiative pour la Résurgence Abolitionniste (Ira),Biram Ould Dah Ould Abeid a reconnu le rôle joué par M. Kane Hamidou Baba, président MPR et Ba Alassane dit Balass, président de l’Arc-en-ciel dans le développement du pays, avant de tirer à boulets rouges sur les dirigeants des partis politiques peulhs et harratines.

La soirée d’échanges de vues organisée lundi dernier à la Case par l’ONGKaawtal a tenu à toutes ses promesses. En matière d’échanges de vues et de discussions entres hommes politiques, le menu fut alléchant.

Et l’une des plus évidentes interventions fut sans nul doute celle du président de l’IRA, M. Biram Ould Dah Ould Abeid. L’homme n’a pas ménagé ses mots tirant à boulets rouges sur les partis politiques, notamment ceux-là qui sont dirigés par les harratines et les peulhs : « les partis politiques noirs voulaient ma mort au même titre que le pouvoir. Certains ont même publié des communiqués pour réclamer mon châtiment » dira-t-il relevant que « seul Kane Hamidou Baba etBalass ont refusé d’entrer dans ce jeu ».

Et Biram de préciser : « les noirs, dirigeants des partis politiques, sont souscrits à une seule pensée tracée et dirigée par le pouvoir… ils ont eu peur d’aller avecBiram à Inal».Puis l’intervenant devait réaffirmer la position de IRA qui rejoint celle de son projet de parti et qui est en parfaite opposition avec ce qui se passe actuellement dans le pays marqué par une scène occupée d’un côté par le Pouvoir et de l’autre par l’opposition toutes tendances confondues.

« Je ne suis pas d’accord avec la structure politique nationale faite d’une confrontation continue entre ces deux blocs qui forment en fait, les deux têtes d’un même serpent », ajoutera-il. L’intervenant soutiendra que « dans l’opposition et dans le pouvoir il y a que des individus qui ont tué et torturé pendant les événements de 89 et aussi des figures emblématiques qui ont humilié, animalisé les harratines pendant des siècles et des siècles et qui continuent encore aujourd’hui de sévir ».

Selon Biram, « ce pouvoir ne peut protéger que des lâches, cette société ne peut travailler qu’avec des lâches », et d’ajouter : « nous voulons et exigeons une rupture ».

Revenant sur l’étiquette du raciste sur son discours, le président de l’Ira dira : « si je parle de la chasse aux noirs on me traite de raciste, si je parle de l’union entre les negro-mauritaniens, on me traite de raciste, si je parle d’esclavage, on me traite de raciste. Donc je suis raciste ». Et d’ajouter : « Mais mon racisme est un racisme antiracisme ».

A l’endroit des organisations qui combattent le système, Biram a loué leurs efforts : « je salue l’engagement nouveau, la nouvelle stratégie de l’engagement des jeunes de TPMN, de Kaawtal et de l’Ira qui ont accepté mon slogan et accepté ma manière de faire qui consiste à ne peut avoir peur de la prison, à ignorer la mort et la répression, et aussi à ne jamais signer de pacte, ni de compromis avec le pouvoir ».

Abordant les rumeurs qui ont un moment circulé sur des tentatives d’assassinat qui le viseraient, l’intervenant a souligné : « je ne partirai pas en exil. Je ne partirai pas vers un pouvoir raciste et oppresseur pour lui demander ma sécurité. Je me confie à la sécurité de Dieu… Le jour où le pouvoir me tue, ça sera la fin du pouvoir. Si le pouvoir me tue, le pouvoir perd le pouvoir et on sera quitte. C’est un marché que j’accepte ».

Evoquant les martyrs négro-mauritaniens, il a juré : « je prête serment devant les orphelins, les veuves des martyrs d’Inal que je ne travaillerai pas en aucun cas dans l’Etat mauritanien, je n’aurai pas un poste tant que la vérité ne sera pas dite, tant que la justice ne saura pas réparée intégralement les injustices et tant qu’il n y a pas une réparation totale ». « Des gens qui ne peuvent pas régler la spoliation des terres de la Vallée et l’enrôlement raciste, peuvent-ils honorer la mémoire des martyrs » s’interrogera-t-il ?

« Pour gagner un combat, il y a qu’un sacrifice. Je m’attends à entrer et sortir en prison jusqu’à mourir pour la victoire. Cette bataille n’est pas une promenade de santé, c’est une bataille historique » a conclu Biram Ould Dah Ould Abeid sous un tonnerre d’applaudissements.

Cheikh Oumar NDiaye

Source : L'Authentique (Mauritanie)

Mercredi 3 Juillet 2013
Boolumbal Boolumbal
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