Le moins que l’on puisse dire est que notre pays aura réussi la prouesse de se brouiller avec ses deux voisins les plus importants (Mali et Sénégal) pendant que ses relations ne sont pas au beau fixe avec le Maroc et la Gambie alors que l’on craint également un amoncellement de nuages avec la Libye. Qu’arrive t-il donc à notre diplomatie ?Il est tout de même étonnant que notre pays ait réussi en l’espace d’une année à embrouiller autant de relations au moment où l’instauration une carte de séjour pour les redisant étrangers risque encore de compliquer davantage la situation avec les voisins immédiats.
Avant d’être renversé par une junte militaire le 22 mars dernier, Amadou Toumani Touré du Mali n’entretenait pas de bonnes relations avec son homologue mauritanien. Le Mali trouvant injustifiées et inamicales les critiques mauritaniennes quant à son manque d’implication dans la lutte contre les groupes terroristes pullulant dans le Nord de son territoire.
A cela s’ajoutaient une crise entre transporteurs maliens et mauritaniens et une quasi paralysie des échanges entre les deux pays. Les relations se dégradaient davantage quand le soutien de la Mauritanie au MNLA devenait patent et que cette dernière progressait d’une manière fulgurante dans la conquête de l’Azawad, affaiblissant au passage le pouvoir central de Bamako.
Avec le Sénégal également les choses ne tournent pas rond. Là aussi les transporteurs des deux pays ne s’entendaient pas, menaçant dangereusement le trafic si dense à Rosso. Mais également le problème des licences de pêche et les récurrentes difficultés entre gardes côte mauritaniens et pécheurs saint-louisiens ne facilitaient pas les choses entre Dakar et Nouakchott. L’expulsion de quelques centaines de sénégalais de Nouadhibou et leur reconduction à la frontière dès les premiers jours du mandat de Macky Sall enfonçaient le clou d’une situation déjà tendue. Et encore que les choses allaient s’envenimer tout dernièrement après le refus de l’extradition de Limam Chavi par Dakar. Aziz ira même jusqu’à refuser de recevoir le Ministre des Affaires Etrangères sénégalais pourtant porteur d’un message du Président Macky Sall qui avait annoncé son intention de se rendre en Mauritanie sitôt les élections législatives terminées dans son pays.
En outre, avec la Libye les relations pourraient aussi se détériorer si Nouakchott persiste dans son refus d’extrader Senoussi. Après un premier rush infructueux, Tripoli a dépêché son Premier Ministre à Nouakchott pour obtenir l’extradition de l’ancien numéro 2 de Kadhafi. Ce pays avait même menacé de revoir ses relations avec la Mauritanie en cas de refus. Dans cette liste on pourrait également citer le Maroc avec qui les relations ne sont plus au beau fixe, de petites régulières tensions les mettant à mal. Il y a bien longtemps qu’il n’y a pas eu d’échanges de haut niveau entre les deux pays. La Qatar ne déroge pas à la règle et on se souvient du départ précipité de son Emir lors de son dernier séjour à Nouakchott. L’on soulignait à l’époque que l’incident diplomatique avait été atteint entre Ould Abdel Aziz et son hôte lors d’une discussion très tendue sur la situation politique intérieure.
Le récent rapprochement avec l’Iran ne serait pas également du goût de l’Arabie Saoudite.
Il est alors clair que notre politique diplomatique bat de l’aile. Est-ce la faute d’un ministre qui ne semble pas être à sa place ou à cause du rôle prééminent du Président Aziz qui semble affectionner les bras de fer avec ses voisins après avoir terrassé ses adversaires intérieurs ?
Seydi
pointschayds
Avant d’être renversé par une junte militaire le 22 mars dernier, Amadou Toumani Touré du Mali n’entretenait pas de bonnes relations avec son homologue mauritanien. Le Mali trouvant injustifiées et inamicales les critiques mauritaniennes quant à son manque d’implication dans la lutte contre les groupes terroristes pullulant dans le Nord de son territoire.
A cela s’ajoutaient une crise entre transporteurs maliens et mauritaniens et une quasi paralysie des échanges entre les deux pays. Les relations se dégradaient davantage quand le soutien de la Mauritanie au MNLA devenait patent et que cette dernière progressait d’une manière fulgurante dans la conquête de l’Azawad, affaiblissant au passage le pouvoir central de Bamako.
Avec le Sénégal également les choses ne tournent pas rond. Là aussi les transporteurs des deux pays ne s’entendaient pas, menaçant dangereusement le trafic si dense à Rosso. Mais également le problème des licences de pêche et les récurrentes difficultés entre gardes côte mauritaniens et pécheurs saint-louisiens ne facilitaient pas les choses entre Dakar et Nouakchott. L’expulsion de quelques centaines de sénégalais de Nouadhibou et leur reconduction à la frontière dès les premiers jours du mandat de Macky Sall enfonçaient le clou d’une situation déjà tendue. Et encore que les choses allaient s’envenimer tout dernièrement après le refus de l’extradition de Limam Chavi par Dakar. Aziz ira même jusqu’à refuser de recevoir le Ministre des Affaires Etrangères sénégalais pourtant porteur d’un message du Président Macky Sall qui avait annoncé son intention de se rendre en Mauritanie sitôt les élections législatives terminées dans son pays.
En outre, avec la Libye les relations pourraient aussi se détériorer si Nouakchott persiste dans son refus d’extrader Senoussi. Après un premier rush infructueux, Tripoli a dépêché son Premier Ministre à Nouakchott pour obtenir l’extradition de l’ancien numéro 2 de Kadhafi. Ce pays avait même menacé de revoir ses relations avec la Mauritanie en cas de refus. Dans cette liste on pourrait également citer le Maroc avec qui les relations ne sont plus au beau fixe, de petites régulières tensions les mettant à mal. Il y a bien longtemps qu’il n’y a pas eu d’échanges de haut niveau entre les deux pays. La Qatar ne déroge pas à la règle et on se souvient du départ précipité de son Emir lors de son dernier séjour à Nouakchott. L’on soulignait à l’époque que l’incident diplomatique avait été atteint entre Ould Abdel Aziz et son hôte lors d’une discussion très tendue sur la situation politique intérieure.
Le récent rapprochement avec l’Iran ne serait pas également du goût de l’Arabie Saoudite.
Il est alors clair que notre politique diplomatique bat de l’aile. Est-ce la faute d’un ministre qui ne semble pas être à sa place ou à cause du rôle prééminent du Président Aziz qui semble affectionner les bras de fer avec ses voisins après avoir terrassé ses adversaires intérieurs ?
Seydi
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