Editorial du journal LE CALAME
«Billaahi, wallaahi, taallahi, i am going to kill them», s’est exclamé le président Yahya Jammeh, devant un groupe de personnalités religieuses, musulmanes et catholiques, de son pays, reçues à l’occasion de la fête de Korité. Ce discours martial est une réponse à diverses protestations de la communauté internationale, alertée par l’exécution proclamée de condamnés à mort détenus dans les prisons de ce pays totalement enclavé à l’intérieur du Sénégal.
«Je vais les tuer tous!». Le docteur autoproclamé de Banjul – il n’a jamais prêté le serment d’Hippocrate, sur la base duquel l’homme de l’art médical soigne tous les malades, sans discrimination – a décidé de supprimer la vie de plusieurs dizaines de personnes qui attendent dans le couloir de la mort. Des opposants gambiens et quelques étrangers sous le coup de la sentence suprême, pour diverses infractions de droit commun.
Neuf individus, dont deux sénégalais, ont déjà été passés par les armes et leurs corps auraient été jetés à des crocodiles entretenus dans l’enceinte de la présidence, selon le site sénégalais « Senego ». Une issue expéditive, en violation flagrante des dispositions régissant les conventions internationales et africaines, en matière d’arrestations d’étrangers, de détention, de jugement, de condamnation et, éventuellement, d’exécution.
Auteur d’un putsch militaire, en 1996, qui l’a propulsé, par effraction, dans l’histoire de son pays, plusieurs fois « élu » et « réélu » par la fraude et la terreur, le chef de l’Etat gambien, homme au parcours hanté par la mort, est qualifié de « psychopathe », par les fiches des missions diplomatiques accréditées dans son pays.
De fait, le président gambien prend, de plus en plus, l’allure d’un dictateur en crise d’hystérie sanguinaire. Par sa mégalomanie, son autoritarisme et sa paranoïa au plus haut degré, cet ancien officier est en train de se tailler bonne place, au « panthéon », peu glorieux, des chefs d’Etat loufoques et ubuesques dont les néfastes actions entretiennent l’afro-pessimisme qui souille l’image de notre continent, depuis plusieurs dizaines d’années.
Certes, la Gambie est un état souverain qui a plein droit d’appliquer ses lois, sur son territoire national. Mais, à entendre le président Yahya Jammeh abuser du « je », à l’instar de son « je vais les tuer tous ! », on est fondé à douter de l’indépendance de la justice dans son pays. Et du nécessaire respect de toutes les règles de procédure, avant d’arriver à des condamnations emportant la peine capitale. Surtout si la sentence est suivie d’une mise à mort effective.
En deçà de ce despotisme outrancier, que dire de la peine capitale, sinon qu’elle rend impossible la réparation d’une éventuelle erreur judiciaire ? Figurant encore dans le Code Pénal (CP) mauritanien, ce monstre s’est assoupi, depuis un 5 décembre 1987 de triste mémoire, marqué par une boucherie sur trois officiers noirs, dont un promotionnaire et ami du président Mohamed Ould Abdel Aziz. On a condamné à mort en Mauritanie, depuis ; jamais exécuté les sentences. Vaine épée de Damoclès, jusqu’à l’éveil d’un Jammeh sauce mauritanienne ?
Source: http://lecalame.info/
«Billaahi, wallaahi, taallahi, i am going to kill them», s’est exclamé le président Yahya Jammeh, devant un groupe de personnalités religieuses, musulmanes et catholiques, de son pays, reçues à l’occasion de la fête de Korité. Ce discours martial est une réponse à diverses protestations de la communauté internationale, alertée par l’exécution proclamée de condamnés à mort détenus dans les prisons de ce pays totalement enclavé à l’intérieur du Sénégal.
«Je vais les tuer tous!». Le docteur autoproclamé de Banjul – il n’a jamais prêté le serment d’Hippocrate, sur la base duquel l’homme de l’art médical soigne tous les malades, sans discrimination – a décidé de supprimer la vie de plusieurs dizaines de personnes qui attendent dans le couloir de la mort. Des opposants gambiens et quelques étrangers sous le coup de la sentence suprême, pour diverses infractions de droit commun.
Neuf individus, dont deux sénégalais, ont déjà été passés par les armes et leurs corps auraient été jetés à des crocodiles entretenus dans l’enceinte de la présidence, selon le site sénégalais « Senego ». Une issue expéditive, en violation flagrante des dispositions régissant les conventions internationales et africaines, en matière d’arrestations d’étrangers, de détention, de jugement, de condamnation et, éventuellement, d’exécution.
Auteur d’un putsch militaire, en 1996, qui l’a propulsé, par effraction, dans l’histoire de son pays, plusieurs fois « élu » et « réélu » par la fraude et la terreur, le chef de l’Etat gambien, homme au parcours hanté par la mort, est qualifié de « psychopathe », par les fiches des missions diplomatiques accréditées dans son pays.
De fait, le président gambien prend, de plus en plus, l’allure d’un dictateur en crise d’hystérie sanguinaire. Par sa mégalomanie, son autoritarisme et sa paranoïa au plus haut degré, cet ancien officier est en train de se tailler bonne place, au « panthéon », peu glorieux, des chefs d’Etat loufoques et ubuesques dont les néfastes actions entretiennent l’afro-pessimisme qui souille l’image de notre continent, depuis plusieurs dizaines d’années.
Certes, la Gambie est un état souverain qui a plein droit d’appliquer ses lois, sur son territoire national. Mais, à entendre le président Yahya Jammeh abuser du « je », à l’instar de son « je vais les tuer tous ! », on est fondé à douter de l’indépendance de la justice dans son pays. Et du nécessaire respect de toutes les règles de procédure, avant d’arriver à des condamnations emportant la peine capitale. Surtout si la sentence est suivie d’une mise à mort effective.
En deçà de ce despotisme outrancier, que dire de la peine capitale, sinon qu’elle rend impossible la réparation d’une éventuelle erreur judiciaire ? Figurant encore dans le Code Pénal (CP) mauritanien, ce monstre s’est assoupi, depuis un 5 décembre 1987 de triste mémoire, marqué par une boucherie sur trois officiers noirs, dont un promotionnaire et ami du président Mohamed Ould Abdel Aziz. On a condamné à mort en Mauritanie, depuis ; jamais exécuté les sentences. Vaine épée de Damoclès, jusqu’à l’éveil d’un Jammeh sauce mauritanienne ?
Source: http://lecalame.info/
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