L’auteur vit en France depuis trois ans et demi. Son Nom, Mamadou Mar, il est né le 31 Décembre 1972 à Maghama. Il a fait ses études universitaires à l’Université de Nouakchott, au Département de Philosophie. Le livre qui est déjà chez les éditeurs, parle de symboles et de valeurs. Son combat va dans le même sens que celui de ses ainés exilés qui défendent les mêmes causes. Après avoir dénoncé l’injustice et le racisme en Mauritanie, il fait des propositions et des recommandations.
Il demande à ses concitoyens de s’approprier de ses propositions et recommande un changement radical. C’est maintenant, pas après parce qu’on a plus le droit ni le temps d’attendre Pour des raisons de droits d’auteur, le titre du livre ne sera pas dévoilé pour le moment. Proposition d’une nouvelle carte d’identité pour la future République naissante ; en ce qui concerne la République Islamique de Mauritanie, c’est un pays qu’il conjugue désormais au passé. Il demande à ses concitoyens d’en faire autant. Concrètement, il propose une nouvelle appellation dont le nom est encore tenu au secret. Dans les semaines qui viennent, il faut s’attendre à beaucoup de surprises. Ça va être un moment important dans notre combat pour retrouver notre dignité confisquée par le pouvoir en place. La nouvelle carte d’identité qu’il propose n’a rien à voir avec celle que nous connaissons actuellement. Tout change sur cette nouvelle carte, de l’appellation à la Devise ; il demande d’apprendre par cœur, l’hymne national qu’il va vous faire découvrir bientôt, quand à l’hymne actuel, vous ne ferez aucun effort pour l’oublier puis que peu sont ceux qui connaissent le texte et sa signification.
Voici quelques extraits du livre sous forme de chapitres :
‘’Le système beïdane’’
Le ‘’système Beïdane’’ signifie le système maure. C’est le pouvoir d’une communauté (maure) incarné par un Etat partisan. C’est la tribu d’abord et l’Etat après. C’est un pouvoir oligarchique où la corruption est érigée en mode de gestion. C est un système verrouillé qui empêche l’alternance du pouvoir politique. Dans le système beïdane, seuls les beïdanes gouvernent. Le pouvoir en Mauritanie est caractérisé par l'injustice, le racisme, le favoritisme et le trafic d’influence. Les rapports entre les différentes communautés sont des rapports de méfiance et de haine. Le pouvoir n’est pas la principale revendication des noirs. La principale revendication des noirs est l’égalité et la justice.
Concrètement, ‘’le système beïdane’’ est un mode de fonctionnement qui ressemble à celui d’une organisation sécrète ou d’une mafia ; organisation au sein de laquelle, des hommes malintentionnés et de mauvaise foi, sont capables de faire des actes inimaginables pour arriver à leurs fins.
Le génocide sahélien
Le 28 Novembre est la fête de l’indépendance de la République Islamique de Mauritanie. Depuis 1991, la communauté négro-africaine ne reconnaît plus cette date comme fête nationale de l’indépendance. La raison est simple et justifiée. En 1990, le pouvoir, sous le règne de l’ancien dictateur Ould Taya, avait choisi le 28 Novembre pour exécuter 28 militaires noirs. La Mauritanie est le seul pays au monde où le chef de l’Etat, chef suprême des armées ordonne l’exécution des fils du pays, le jour de la célébration de son accession à la souveraineté nationale….
Le 28 Novembre est une date pour deux évènements; une fête d'indépendance pour certains et un deuil pour d’autres…
C’est une occasion pour nous de demander à la communauté internationale par le biais de France (pays des Droits de l’Homme et des Libertés) de reconnaitre ce crime et les autres comme un génocide au même titre que les autres…..
Il n’a pas que ce crime, il y a des exécutions sommaires, des massacres pendant le conflit sénégalo-mauritanien et les décès dans les prisons pour cause de torture. Nous demandons cette reconnaissance au moment où l’assemblée nationale et le sénat français ont voté le texte pénalisant la négation des génocides….
Aujourd’hui, nous sommes plus que décidés à faire connaitre ce génocide…..
Voici un livre qui ne sera pas du goût des autorités mauritaniennes. Attendons la suite pour voir les réactions.
Source :Prof Guisset via le site www.ocvidh.org
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