Les islamistes n’en peuvent plus des critiques régulièrement lancées à leur endroit par le président de la république et ses soutiens, dont les plus récentes allusions incendiaires avaient été faites par Ould Abdel Aziz au cours de son dernier meeting de Nouadhibou, où le décryptage de ses propos avait montré un acharnement agressif plus pointillé sur Tawassoul que sur les autres partis de la COD.
Le parti d’obédience islamiste Tawassoul dirigé par Mohamed Jemil Mansour a organisé hier un meeting monstre devant la Foire Nationale sise à El-Mina sous le thème « la réplique véridique » ; allusion faite aux récents propos critiques du président à l’égard de cette formation d’obédience islamiste et les accusations voilées l’indexant de chercher à tout prix à provoquer un printemps arabe en Mauritanie.
Cette guerre entre le pouvoir et les islamistes n’est pas nouvelle, mais elle a pris une allure plus forte depuis mercredi dernier, lorsque dans sa conférence de presse organisée dans la capitale, Mohamed Ould Abdel Aziz a marché sur la plaie. Dans sa rencontre avec les médias, le président de la république a rendu responsable l'un des mouvements politiques "connu par tous" de toutes les injustices et persécutions rencontrées par les autres courants politiques, soulignant la rapidité d'adaptation de cette mouvance avec tous les systèmes qui se sont succédés à la tête du pays, « à l'exception du régime actuel qui a bloqué toutes les portes devant elle" a-t-il dit. Pas difficile de comprendre de quel parti Ould Abdel Aziz parle, puisque si le président est certain d’avoir anticipé le printemps arabe local, Tawassoul est convaincu que cette révolution est irréversible et qu’elle adviendra un jour ou l’autre. Irrité par ces provocations, le parti islamiste semble très emporté depuis, puisque c’est la seconde fois qu’il fait l’objet de critiques virulentes de la part de l’homme fort de Nouakchott, lequel s’il n’utilise pas ses forces antiémeutes pour réprimer les militants dans cette mouvance à l’université et par les jeunes, joue sur les accordéons verbaux. Avant même la conférence de presse précitée, Ould Abdel Aziz avait ironisé à l’adresse des islamistes en disant qu’il n’a pas de barbe, mais ne mens. Très clair, puisque ce sont les gens de Tawassoul et de la mouvance religieuse de Deddew qu’est lancée cette raillerie. Une raison de plus qui a fini par conduire le parti islamiste à ne pas se limiter aux réponses faites au pouvoir à travers les meetings organisés par la COD dont il est membre, qui semblent ne pas avoir réussi à contenir sa colère au point de décider de rendre à Ould Abdel Aziz la monnaie de ses allégations au cours du meeting de mardi dernier placé sous le thème édifiant de « la réplique véridique ». Un rassemblement où Tawassoul , qui n’a pas manqué de bénéficier de l’honneur de ses autres camarades de l’opposition a usé de ses masses estudiantines, féminines et de la jeunesse pour briser devant l’opinion le portrait-robot dressé par le président sur Tawassoul et pour montrer que c’est une formation qui jouit d’une grande audience auprès du public et qui n’est pas prête à renoncer à son printemps. Tout a été dit au cours de ce rassemblement par les leaders islamistes pour laver l’affront et s’afficher la tête levée. Pour Ould El Hadj, le président est condamné à « dégager ». Pour Ould Ebouah, répondant aux propos de Ould Abdel Aziz relatifs à la barbe « celui qui ne peut porter une poignée de poils, ne peut porter tout un pays ». Rires dans les foules enthousiasmées par ces puissantes répliques et cette force de démonstration qui a montré la grande popularité des islamistes parmi les populations.
Amadou Diaara
Source: Le-renovateur.com
Le parti d’obédience islamiste Tawassoul dirigé par Mohamed Jemil Mansour a organisé hier un meeting monstre devant la Foire Nationale sise à El-Mina sous le thème « la réplique véridique » ; allusion faite aux récents propos critiques du président à l’égard de cette formation d’obédience islamiste et les accusations voilées l’indexant de chercher à tout prix à provoquer un printemps arabe en Mauritanie.
Cette guerre entre le pouvoir et les islamistes n’est pas nouvelle, mais elle a pris une allure plus forte depuis mercredi dernier, lorsque dans sa conférence de presse organisée dans la capitale, Mohamed Ould Abdel Aziz a marché sur la plaie. Dans sa rencontre avec les médias, le président de la république a rendu responsable l'un des mouvements politiques "connu par tous" de toutes les injustices et persécutions rencontrées par les autres courants politiques, soulignant la rapidité d'adaptation de cette mouvance avec tous les systèmes qui se sont succédés à la tête du pays, « à l'exception du régime actuel qui a bloqué toutes les portes devant elle" a-t-il dit. Pas difficile de comprendre de quel parti Ould Abdel Aziz parle, puisque si le président est certain d’avoir anticipé le printemps arabe local, Tawassoul est convaincu que cette révolution est irréversible et qu’elle adviendra un jour ou l’autre. Irrité par ces provocations, le parti islamiste semble très emporté depuis, puisque c’est la seconde fois qu’il fait l’objet de critiques virulentes de la part de l’homme fort de Nouakchott, lequel s’il n’utilise pas ses forces antiémeutes pour réprimer les militants dans cette mouvance à l’université et par les jeunes, joue sur les accordéons verbaux. Avant même la conférence de presse précitée, Ould Abdel Aziz avait ironisé à l’adresse des islamistes en disant qu’il n’a pas de barbe, mais ne mens. Très clair, puisque ce sont les gens de Tawassoul et de la mouvance religieuse de Deddew qu’est lancée cette raillerie. Une raison de plus qui a fini par conduire le parti islamiste à ne pas se limiter aux réponses faites au pouvoir à travers les meetings organisés par la COD dont il est membre, qui semblent ne pas avoir réussi à contenir sa colère au point de décider de rendre à Ould Abdel Aziz la monnaie de ses allégations au cours du meeting de mardi dernier placé sous le thème édifiant de « la réplique véridique ». Un rassemblement où Tawassoul , qui n’a pas manqué de bénéficier de l’honneur de ses autres camarades de l’opposition a usé de ses masses estudiantines, féminines et de la jeunesse pour briser devant l’opinion le portrait-robot dressé par le président sur Tawassoul et pour montrer que c’est une formation qui jouit d’une grande audience auprès du public et qui n’est pas prête à renoncer à son printemps. Tout a été dit au cours de ce rassemblement par les leaders islamistes pour laver l’affront et s’afficher la tête levée. Pour Ould El Hadj, le président est condamné à « dégager ». Pour Ould Ebouah, répondant aux propos de Ould Abdel Aziz relatifs à la barbe « celui qui ne peut porter une poignée de poils, ne peut porter tout un pays ». Rires dans les foules enthousiasmées par ces puissantes répliques et cette force de démonstration qui a montré la grande popularité des islamistes parmi les populations.
Amadou Diaara
Source: Le-renovateur.com
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