TPMN s’élève contre l’état de siège à Sebkha et El Mina
Taille de police Réduire la taille de la police Augmenter la taille de police Imprimer E-mail Soyez le premier à commenter! Le Mouvement Touche Pas à Ma Nationalité (TMPN) a dénoncé l’état de siège qui prévaut quotidiennement, dans les départements des 5ème et 6ème arrondissements. « Les rafles, les brimades et les scènes d’humiliation de toutes sortes constituent, pour les habitants de ces quartiers, les seuls signes de l’existence de l’Etat. Dans la vallée du fleuve Sénégal, les chameaux des riches propriétaires du Nord ont plus de valeur que la vie des paysans locaux dont les champs sont détruits à longueur de journée. Les forces de répression s’en donnent à cœur joie, contre tous ceux qui osent demander un peu de dignité. Les violences exercées contre les dockers du port de Nouakchott en sont une parfaite illustration ».
Selon TPMN, « le déni de citoyenneté des populations noires continue de plus belle, à travers les tracasseries qu’elles doivent surmonter pour se faire enrôler, pour les plus chanceux d’entre eux, quand ce n’est pas l’exclusion pure et simple, à l’instar de nos compatriotes installés en Europe. La situation que vit le pays, en ce mois d’avril 2013, ressemble, à s’y méprendre, à celle qui prévalait en avril 1989. Les temps ont changé, les méthodes de l’Etat raciste aussi. Les tueries et déportations n’étant plus possibles, l’épuration est devenue biométrique ».
« Pendant qu’on fait tout pour empêcher l’enrôlement des citoyens noirs », fait remarquer TPMN, « les portes des centres de recensement sont grandes ouvertes pour des ressortissants sahraouis ou maliens qui n’ont, pour seul mérite, que la couleur de leur épiderme ».TPMN dénonce, « avec la plus grande vigueur, ces pratiques et prévient les tenants de l’idéologie raciste et esclavagiste, qui conduisent la Mauritanie vers des lendemains incertains pouvant remettre en cause jusqu’à l’existence même du pays, que la génération du refus se dressera sur leur chemin, quoi qu’il lui en coûte ».
Au cours d’un meeting à Sebkha, Dia Alassane, le coordinateur du mouvement, a appelé à l’unité du « peuple opprimé de Mauritanie » qu’il s’agit des « noirs de Mauritanie – les Harratines – dont on dénie l’humanité ou des Négro-mauritaniens dont on ne reconnaît pas la citoyenneté. En tant qu’opprimés de ce pays, nous avons intérêt à nous regrouper. Il ne s’agit pas d’un combat communautariste, ainsi que certains le prétendent. Mais, si c’est parce que nous revendiquons nos droits et notre dignité dans ce pays, alors, oui, nous assumons d’être communautaristes… et même racistes, si c’est ça le racisme. Mais je ne crois pas qu’il y ait plus raciste que celui qui a voulu épurer un pays d’une de ses composantes », a-t-il martelé.
« Nous nous réunissions, en ce 25 avril, parce que nous nous souvenons des événements de 1989, des tueries et des pillages qui furent perpétrés dans toutes les grandes villes de Mauritanie. C’était les 24 et 25 avril. Nous sommes là, aujourd’hui, parce que nous percevons les mêmes signes qui avaient précédé ces fameux événements de 1989. Ils ressurgissent aujourd’hui : les quartiers à dominante noire, comme le 5ème et le 6ème arrondissement, vivent en état de siège permanent ; à partir de 19 heures, on rafle les gens, on en fait ce qu’on veut et on les humilie ».
Sourcehttp://www.lecalame.info
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Selon TPMN, « le déni de citoyenneté des populations noires continue de plus belle, à travers les tracasseries qu’elles doivent surmonter pour se faire enrôler, pour les plus chanceux d’entre eux, quand ce n’est pas l’exclusion pure et simple, à l’instar de nos compatriotes installés en Europe. La situation que vit le pays, en ce mois d’avril 2013, ressemble, à s’y méprendre, à celle qui prévalait en avril 1989. Les temps ont changé, les méthodes de l’Etat raciste aussi. Les tueries et déportations n’étant plus possibles, l’épuration est devenue biométrique ».
« Pendant qu’on fait tout pour empêcher l’enrôlement des citoyens noirs », fait remarquer TPMN, « les portes des centres de recensement sont grandes ouvertes pour des ressortissants sahraouis ou maliens qui n’ont, pour seul mérite, que la couleur de leur épiderme ».TPMN dénonce, « avec la plus grande vigueur, ces pratiques et prévient les tenants de l’idéologie raciste et esclavagiste, qui conduisent la Mauritanie vers des lendemains incertains pouvant remettre en cause jusqu’à l’existence même du pays, que la génération du refus se dressera sur leur chemin, quoi qu’il lui en coûte ».
Au cours d’un meeting à Sebkha, Dia Alassane, le coordinateur du mouvement, a appelé à l’unité du « peuple opprimé de Mauritanie » qu’il s’agit des « noirs de Mauritanie – les Harratines – dont on dénie l’humanité ou des Négro-mauritaniens dont on ne reconnaît pas la citoyenneté. En tant qu’opprimés de ce pays, nous avons intérêt à nous regrouper. Il ne s’agit pas d’un combat communautariste, ainsi que certains le prétendent. Mais, si c’est parce que nous revendiquons nos droits et notre dignité dans ce pays, alors, oui, nous assumons d’être communautaristes… et même racistes, si c’est ça le racisme. Mais je ne crois pas qu’il y ait plus raciste que celui qui a voulu épurer un pays d’une de ses composantes », a-t-il martelé.
« Nous nous réunissions, en ce 25 avril, parce que nous nous souvenons des événements de 1989, des tueries et des pillages qui furent perpétrés dans toutes les grandes villes de Mauritanie. C’était les 24 et 25 avril. Nous sommes là, aujourd’hui, parce que nous percevons les mêmes signes qui avaient précédé ces fameux événements de 1989. Ils ressurgissent aujourd’hui : les quartiers à dominante noire, comme le 5ème et le 6ème arrondissement, vivent en état de siège permanent ; à partir de 19 heures, on rafle les gens, on en fait ce qu’on veut et on les humilie ».
Sourcehttp://www.lecalame.info
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