La Cour internationale de justice de La Haye a débuté, ce lundi, ses audiences dans le cadre du différend entre le Sénégal et la Belgique sur le sort de l'ancien président tchadien, Hissène Habré. En effet, c’est suite à l’avis non favorable délivré par la Cour d’appel de Dakar relativement à la troisième demande d’extradition de Habré vers la Belgique que ce dernier avait sollicité l’arbitrage de la justice internationale. L’examen du dossier a ainsi été entamé, hier, par cette juridiction compétente pour trancher les conflits entre Etats.
Aux yeux de nombre d’observateurs, la requête pourrait mener à une décision contraignant le Sénégal à extrader Habré vers la Belgique, à défaut de le juger sur son sol. Devant une telle situation, le Sénégal serait dans l’obligation de se plier à la volonté de la Cour internationale de justice, parce que ayant ratifié la convention portant sa création. Faute de quoi, notre pays s’exposerait à des sanctions de la communauté internationale qui seraient lourdes de conséquences, soutient-on du côté des avocats de victimes du régime de Habré.
L’association des victimes saisit le prétexte de cette procédure pendante devant la Cour internationale de justice pour renouveler à la face du monde sa soif de justice. Victime du régime de Habré, Souleymane Guengueng a passé près de la mort pendant les trois années de mauvais traitements qu’il a endurés dans les prisons secrètes tchadiennes, avant de créer une association de victimes en quête de justice. Pour lui, ‘le gouvernement sénégalais a indiqué clairement qu’il ne jugera pas Habré. La Cour internationale de justice devrait ordonner au Sénégal d’envoyer Habré en Belgique pour que l’on puisse enfin le voir sur le banc des accusés avant que toutes les victimes survivantes ne décèdent’.
Bien que le Sénégal ait rejeté trois demandes d’extradition, la Belgique revient toujours à la charge. C’est ainsi qu’une quatrième requête a récemment été déposée. Une situation que les victimes décrivent comme un ‘interminable feuilleton politico-judiciaire‘ auquel elles sont soumises. Leur conviction toute faite est que, en vertu de la Convention des Nations unies contre la torture, le Sénégal doit soit juger soit extrader Habré.
Hissène Habré est-il le commanditaire de toutes ces exactions féroces sur fond d’exécutions sommaires ? Face à l’implication des religieux dans le dossier sera-t-il traduit un jour devant une juridiction pénale pour répondre de ses accusations ? Quelle chance pour les victimes d’être rétablies dans leur droit après plus de 20 ans de procédure ? L’avenir de celui que l’on surnomme ‘le Pinochet africain’, qui s’est exilé au Sénégal depuis sa chute du pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat militaire portant la signature de l’actuel président du Tchad, Idriss Déby, reste suspendu au verdict de la Cour internationale de justice.
Pape NDIAYE
walf
Aux yeux de nombre d’observateurs, la requête pourrait mener à une décision contraignant le Sénégal à extrader Habré vers la Belgique, à défaut de le juger sur son sol. Devant une telle situation, le Sénégal serait dans l’obligation de se plier à la volonté de la Cour internationale de justice, parce que ayant ratifié la convention portant sa création. Faute de quoi, notre pays s’exposerait à des sanctions de la communauté internationale qui seraient lourdes de conséquences, soutient-on du côté des avocats de victimes du régime de Habré.
L’association des victimes saisit le prétexte de cette procédure pendante devant la Cour internationale de justice pour renouveler à la face du monde sa soif de justice. Victime du régime de Habré, Souleymane Guengueng a passé près de la mort pendant les trois années de mauvais traitements qu’il a endurés dans les prisons secrètes tchadiennes, avant de créer une association de victimes en quête de justice. Pour lui, ‘le gouvernement sénégalais a indiqué clairement qu’il ne jugera pas Habré. La Cour internationale de justice devrait ordonner au Sénégal d’envoyer Habré en Belgique pour que l’on puisse enfin le voir sur le banc des accusés avant que toutes les victimes survivantes ne décèdent’.
Bien que le Sénégal ait rejeté trois demandes d’extradition, la Belgique revient toujours à la charge. C’est ainsi qu’une quatrième requête a récemment été déposée. Une situation que les victimes décrivent comme un ‘interminable feuilleton politico-judiciaire‘ auquel elles sont soumises. Leur conviction toute faite est que, en vertu de la Convention des Nations unies contre la torture, le Sénégal doit soit juger soit extrader Habré.
Hissène Habré est-il le commanditaire de toutes ces exactions féroces sur fond d’exécutions sommaires ? Face à l’implication des religieux dans le dossier sera-t-il traduit un jour devant une juridiction pénale pour répondre de ses accusations ? Quelle chance pour les victimes d’être rétablies dans leur droit après plus de 20 ans de procédure ? L’avenir de celui que l’on surnomme ‘le Pinochet africain’, qui s’est exilé au Sénégal depuis sa chute du pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat militaire portant la signature de l’actuel président du Tchad, Idriss Déby, reste suspendu au verdict de la Cour internationale de justice.
Pape NDIAYE
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