Plus d’une centaine le 19 juin, au départ de leur grève de faim, les réfugiés mauritaniens ne sont plus qu’une vingtaine. Ils sont entassés à l’entrée d’un édifice en construction, situé devant le siège du Haut conseil des Nations unies pour les réfugiés dans un quartier de Dakar.
Ils viennent de recevoir un soutien. Réunies au camp de Dabaye (région de Saint-Louis) 118 familles mauritaniennes viennent de lancer un appel de soutien à leurs frères en la grève de faim à Dakar.
Selon le quotidien Walfadjri (privé), l’appel a été accompagné de nombreuses pancartes brandies. Elles fustigent les conditions d’existence des Mauritaniens, mais aussi invitent les autorités sénégalaises à être plus regardantes face à « l’intégration locale ». Selon le journal, il y a 11 sites de réfugiés à Podor, à savoir le camp de Dabaye, de Tarédji, Donaye, Dioundou-Décolé, NGawlé et ceux de la commune de Podor.
Thierno Mountaga Sow, président du site des 48 familles de Podor, souligne qu’en 23 ans de présence au Sénégal, il n’y a eu aucune amélioration dans les conditions de vie des réfugiés mauritaniens. Il dénonce notamment les critères de réintégration en Mauritanie. Sow attaque le HCR qui, selon lui, a dit qu’il n’y a plus de réfugiés mauritaniens au Sénégal. Pour Mountaga Sow, en cautionnant ces propos, le HCR nie leur existence. « C’est certainement la raison pour laquelle il nous propose une intégration locale, mais nous n’en voulons pas », lance-t-il dans les colonnes de walfadjri
« Nous voulons éviter au Sénégal, le syndrome ivoirien, nous ne sommes venus au Sénégal qu’en 1989, demain on pourrait reprocher à nos enfants d’être des fils de refugiés », dit-il. Avant d’ajouter que leur combat reste le même que celui des réfugiés de Dakar qui, depuis la journée du réfugié africain, observent une grève de la faim.
Signalons que le camp de Dabaye, vient d’accueillir pour la seconde fois, des réfugiés et autre structure des droits de l’homme à l’image de « Touche pas à ma Nationalité » de Abdoul Aziz Wane qui est venu de la Mauritanie faire la grève de la faim avec ses compatriotes.
Jeanne DIANDY, Correspondante à Dakar
Kassataya.
Ils viennent de recevoir un soutien. Réunies au camp de Dabaye (région de Saint-Louis) 118 familles mauritaniennes viennent de lancer un appel de soutien à leurs frères en la grève de faim à Dakar.
Selon le quotidien Walfadjri (privé), l’appel a été accompagné de nombreuses pancartes brandies. Elles fustigent les conditions d’existence des Mauritaniens, mais aussi invitent les autorités sénégalaises à être plus regardantes face à « l’intégration locale ». Selon le journal, il y a 11 sites de réfugiés à Podor, à savoir le camp de Dabaye, de Tarédji, Donaye, Dioundou-Décolé, NGawlé et ceux de la commune de Podor.
Thierno Mountaga Sow, président du site des 48 familles de Podor, souligne qu’en 23 ans de présence au Sénégal, il n’y a eu aucune amélioration dans les conditions de vie des réfugiés mauritaniens. Il dénonce notamment les critères de réintégration en Mauritanie. Sow attaque le HCR qui, selon lui, a dit qu’il n’y a plus de réfugiés mauritaniens au Sénégal. Pour Mountaga Sow, en cautionnant ces propos, le HCR nie leur existence. « C’est certainement la raison pour laquelle il nous propose une intégration locale, mais nous n’en voulons pas », lance-t-il dans les colonnes de walfadjri
« Nous voulons éviter au Sénégal, le syndrome ivoirien, nous ne sommes venus au Sénégal qu’en 1989, demain on pourrait reprocher à nos enfants d’être des fils de refugiés », dit-il. Avant d’ajouter que leur combat reste le même que celui des réfugiés de Dakar qui, depuis la journée du réfugié africain, observent une grève de la faim.
Signalons que le camp de Dabaye, vient d’accueillir pour la seconde fois, des réfugiés et autre structure des droits de l’homme à l’image de « Touche pas à ma Nationalité » de Abdoul Aziz Wane qui est venu de la Mauritanie faire la grève de la faim avec ses compatriotes.
Jeanne DIANDY, Correspondante à Dakar
Kassataya.
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