SYRIE ET AFRIQUE: Que dit Hollande des dictatures Africaines ?



SYRIE ET AFRIQUE: Que dit Hollande des dictatures Africaines ?
élection de François Hollande en France a suscité beaucoup d’espoir dans plusieurs milieux étrangers. Sans doute, de nombreux électeurs lui ont accordé leur suffrage pour chasser Sarkozy, le bourreau des africains et d’autres populations dans le monde, mais surtout parce que son slogan de campagne laissait attendre de lui une autre vision politique, notamment en ce qui concerne les rapports de la France avec les pays en développement.

Mais voilà que depuis qu’il est installé à l’Elysée, les actions posées et les décisions prises par Hollande amènent la majorité de ses sympathisants socialistes africains à s’interroger, avec un brin d’amertume sur ce que fera découvrir le reste de son mandat. L’analyse de ses initiatives sur la Syrie et ses actions avec les dirigeants africains commandent quelques réflexions.

S’agissant de la crise syrienne, les tueries massives perpétrées sur tout le territoire sont, sans aucune enquête, attribuées par Hollande et tous les dirigeants occidentaux au camp El Assad. Pourtant, les informations de presse et les images de télévision attestent de la présence d’enfants soldats engagés par les terroristes qui composent le groupement des rebelles qualifié par les occidentaux d’armée libre. Le parti pris de Hollande est ici très flagrant.

Hollande, lui aussi, s’acharne sur le Président syrien comme le faisait, maladroitement, son prédécesseur.
Les mêmes réunions des soi-disant amis de la Syrie continuent d’être initiées par la France et débouchent invariablement sur les honteuses conclusions de chasser El Assad du pouvoir, sans doute en larguant des bombes et autres missiles chimiques pourtant interdits comme cela fut le cas en Côte d’Ivoire au premier trimestre de 2011.

Pour ces actions criminelles, la France a utilisé le fallacieux prétexte de dictateur contre le Président ivoirien et le Guide libyen. Quand on analyse la gouvernance actuelle en Côte d’Ivoire, il apparaît clairement que ce fut un fallacieux prétexte pour chasser du pouvoir, Gbagbo le père de la démocratie ivoirienne. Car aujourd’hui, le peuple ivoirien subit une dictature et une terreur indescriptibles.

Hollande, le socialiste démocrate sort ses griffes contre El Assad qu’il qualifie de dictateur. Vous avez dit dictateur?
L’Afrique francophone en regorge à profusion sans que Hollande ne s’en émeuve aucunement. En voici quelques uns:
Il y en a un qui a assassiné son ami d’enfance et qui, depuis près de 30 ans, règne d’une main de fer sur ce pays d’Afrique Occidentale classé parmi les plus pauvres au monde.

Et pourtant, il est toujours choyé par tous les pouvoirs français de quelque bord politique qu’ils soient et est même, sur injonction de l’Elysée, choisi par ses pairs africains comme médiateur par ci, facilitateur par là et quoi d’autre encore, dans bon nombre de conflits suscités par les occidentaux en Afrique pour piller les immenses richesses du continent noir. C’est aussi lui qui aide la France à installer dans certains pays des rébellions et joue alors le rôle de pyromane-pompier. Il séquestre actuellement dans son pays un ex-Chef d’Etat ouest-africain qui a eu miraculeusement la vie sauve suite à un attentat fomenté par les occidentaux.

Il y en a aussi d’autres qui ont hérité de leurs pères défunts comme par héritage monarchique et qui depuis, martyrisent les pauvres populations. Ils se maintiennent au pouvoir par le musèlement de leur opposition et par les fraudes massives orchestrées, sans doute avec l’accord complice de la France en vue de maintenir l’influence diplomatique et militaire de l’Hexagone sur ses ex-colonies.
Que dire de cet autre intrus dans la politique de ce pays-phare en Afrique qui, après le coup d’état de la France contre ce Président souverainiste, continue à longueur de journée à exercer une politique dictatoriale la plus sanglante au détriment des ivoiriens? Celui-là, depuis plus de 20 ans, a fortement dégradé la stabilité de ce pays qui n’est pas le sien et qu’il déclarait vouloir «mélanger».
Malgré sa prise de pouvoir dans le sang de milliers de personnes décimées par ses criminels, il continue de régner par l’une des dictatures les plus féroces jamais vécue dans ce pays.

Il a poussé à l’exil un nombre considérable d’autochtones de ce pays. Pire, il continue de lancer des mandats d’arrêt internationaux injustifiés contre ces sinistrés. Et quand cela lui monte par la tête, il va traquer et chercher lui-même, manu militari, des exilés pour leur faire subir les plus horribles supplices avant de les jeter, pour les plus chanceux, dans les différents goulags qu’il a précipitamment rénovés tout en prenant cyniquement soin de fermer les universités, montrant ainsi sa préférence pour la mort des citoyens que la vie de ceux-ci et la formation de la jeunesse. Voilà quelqu’un qui pourrait, très bientôt, être reçu avec faste par le Président socialiste français ; les intérêts français étant de loin plus importants que les relations personnelles. Et la liste n’est pas exhaustive. Les dictateurs ne sont pas une denrée rare en Afrique francophone.

Hollande le sait très bien, lui qui est depuis plusieurs décennies engagé en politique dans son pays. S’il veut attaquer le Président syrien parce qu’il le trouve dictateur, qu’il continue dans sa logique. Il doit non seulement tenir le même langage vindicatif à l’encontre des dictateurs africains francophones et surtout joindre l’acte destructeur à la simple parole.
Qu’il commence donc par convoquer à Paris les amis des peuples africains francophones, pour sommer tous les dictateurs de ce continent de quitter le pouvoir que la métropole leur a offert dans le sang de plusieurs martyrs.

Que Hollande, l’homme du changement, change la manière de la France de gérer les pouvoirs tyranniques, dictatoriaux et surtout corrompus qui se maintiennent avec l’appui de son armée en Afrique.
Le Président français ne devrait donc pas recevoir à l’Elysée des Chefs d’Etat imposés à leurs peuples, tout comme permettre à des personnalités des grandes institutions de son pays de recevoir des rebelles-criminels, qui ont écrit des ouvrages pour faire l’apologie de la rébellion.

A cette allure là le monde entier ne sera pas du tout étonné de voir à la fête du 14 Juillet en France, aux côtés de François Hollande, des dictateurs patentés, admirer le défilé des forces vives de la métropole.
Vivement que le Président Hollande continue dans la logique de traiter les dictateurs africains comme il traite actuellement le Président syrien car le changement doit se faire vraiment maintenant et sans discrimination. Si non, il poursuivrait ainsi allègrement la politique nauséeuse de Sarkozy.

Au regard de l’histoire des relations de la France avec ses ex-colonies et des actions que l’homme qui a souhaité «le changement maintenant» pose, on conclut aisément que la France, quelque soit le bord politique ne changera jamais sa vision d’assujettissement de l’Afrique. Une seule chose compte pour elle: c’est la préservation coûte que coûte des intérêts des agents économiques français et occidentaux. Il revient donc aux africains de s’engager dans une lutte d’indépendance véritable pour triompher comme les vietnamiens et les algériens de l’impérialiste français et occidental. C’est possible en comptant sur le Dieu de justice.


NANWOULET G. Simone


Vendredi 13 Juillet 2012
Boolumbal Boolumbal
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