Post d’un internaute sur un réseau social : «On ne réprime jamais les marches pour soutenir les Palestiniens, les Egyptiens, les Irakiens, les Syriens …. Mais quand il s`agit des opprimés Mauritaniens, les forces de l’ordre chargent et n’économisent pas les grenades lacrymogènes».
Ce message sera-t-il reçu par les autorités mauritaniennes et tous ceux qui tirent la Mauritanie vers le bas, en entretenant une politique injuste et inégalitaire ?
«Viens que je t'attrape pour te faire renifler ma grenade et ma matraque». Il y a la, une promesse, une menace et la recherche d’un casus belli. C’est pervers, mais ça fonctionne. Permettre une marche protestation sur 300 KM, pour les gazer de sang froid, relève d’un calcul douteux. Et pourtant !
Policiers et gendarmes, armés de tout leur attirail, se sont rués sur des citoyens qui n’ont, du reste, qu’un péché mignon : réclamer leurs droits.
Leur tort est d’être noir. Ils ont été chassés de leurs terres et ont tout perdu, il y a 25 ans. Le séjour dans les pays d’exil fut un véritable calvaire. Ils ont tenu bon, subi des privations avec dignité, dans l’espoir que tout s’arrangera un jour.
Après deux décennies et plusieurs rounds de négociations, entre les pays d’accueil, l’état mauritanien et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, ils ont entamé le chemin du retour, gonflés par les promesses et un accueil officiel et tapageur.
Mais ; on leur avait vendu du vent et des taudis : campements installés à la hâte, dédommagements ridicules et refus de rétablir leur état civil. La terre promise s’est révélée terre hostile. Au fil du temps, le rêve a fait place à l‘inquiétude, puis à la protestation.
Les rapatriés, comme on aime à les appeler, par pudeur sans doute, ont donc décidé de prendre leurs baluchons et d’aller rappeler au Président de la République ses promesses. Une centaine de femmes, de vieillards et d’hommes n’ont pas hésité à braver 400 km de désert.
Partis politiques, associations de la société civile et de simples citoyens leur ont apporté leur soutien, tout le long du parcours. Le pouvoir est resté muet, pour sa part, attendant, peut-être l’arrivée des « marcheurs ».
En fait, d’autres question urgentes ont interféré sur l’actualité es rapatriés, notamment la marche des Haratines qui célébraient le premier anniversaires du leur manifeste et le bras de fer qui lui livre l’opposition, toutes tendances confondues, dans un contexte de préparation d’une élection présidentielle.
Les manifestations de soutien, ont cependant eu un effet un effet anesthésiant, en accentuant la confiance des marcheurs. Confiance en la justesse de leur cause, qui poussera les autorités à agir.
Du, reste, tout les poussait à croire que le président leur manifestera une forme d’attention, comme il l’a fait avec d’autres qui ont squatté les grilles du palais.
Ici, on ne peut ignorer l’épopée solitaire et médiatisée, du menuiser kaédien, venu faire allégeance à Abdel Aziz. Si celui là a été reçu, pourquoi pas les marcheurs.
L’accueil a été vibrant, en effet, avec des intimidations et un déploiement des forces de l’ordre qui interdisent l’accès à la capitale. Des menaces déguisées et d’insidieuses pressions se font sentir. Pour calmer le jeu des pourparlers ridicules sont engagés et des propositions inacceptables, comme l’acheminement des marcheurs en voiture.
«On s’attendait à un accueil chaleureux de la part des autorités. Nous avons été surpris par les séries de blocages érigés pour empêcher notre entrée à Nouakchott» précise Ibrahima Ndiaye, le président de l’Union des Rapatriés mauritaniens qui poursuit : « des instructions ont été données aux forces de l’ordre de disperser une marche pacifique et bien encadrée par des populations de toutes les couches venues dans l’ordre et la discipline".
C’est ainsi que les menaces et les intimidations sont devenues une agression contre les marcheurs et leurs sympathisants, perpétrée par la police et la gendarmerie. Cette charge qui n’a rien d’héroïque contre des citoyens réclamant leur dignité, est une honte. Mais elle rappelle aussi les périodes sombres de notre histoire.
Le régime de Taya - un exemple type d’un système pariant sur la domination d’une ethnie sur les autres pour se maintenir. Pour Maawiya et son entourage, les choses étaient claires : le noir est un problème, un caillou dans la chaussure du maure. L’épuration, les exécutions et les fosses communes cadraient parfaitement avec leurs dessins.
Sous le prétexte fallacieux de tentatives de coups d’état ou complots, carte blanche était donnée à des officiers véreux qui se sont comportés en voleurs cupides et non en soldats. Des hommes de tenues minées par la haine, de l’autre et d’eux même.
Car pour faire certaines choses à quelqu’un qui a été ton supérieur ou ton compagnon d’armes ou ton voisin, il faut une bonne dose d’animosité, doublée d’un rare mépris de la personne humaine. Ces personnes se promènent toujours, libres de leur mouvements. Elles prospèrent et continuent de faire ce qu’ils savent faire : tirer le pays vers le bas.
C’est également le cas aujourd’hui, parce des gardiens « du temple de l’injustice» veillent, et affichent avec fierté leur intolérance, faisant fi de l’évolution, de la modernité ou tout simplement de tout esprit d’égalité. Disons le, nous vivons encore dans pays inégalitaire.
La lutte pour la justice et les droits de l’homme et du citoyen s’apparente aux efforts d’un Sisyphe remontant, sans cesse, une pierre qui n’arrête pas de retomber. Et pour cause, aucune décision sérieuse et radicale n’a été prise pour venir à bout de la négation de l’autre. De Moctar Ould Daddah à Mohamed Abdel Aziz, la question d’une cohabitation pacifique a été occultée.
De Moctar Ould Daddah à Mohamed Abdel Aziz tous ceux qui ont dirigé la Mauritanie ont développé et entretenu une myopie, face à une réalité et une société multiculturelle ou l’esclavage et le racisme sont érigés en principe.
On n’a pas besoin de chercher l’erreur commise par ces hommes. Elle est là, apparente, incarnée par des mauritaniens de tous bords, qui se jettent à la figure des noms d’oiseaux. Ce qui s’est passé au carrefour Madrid reflète le malaise d’un pays dont le pouvoir se ment à lui-même, à ses citoyens et au monde entier.
Or, et c’est connu de tous, la Mauritanie est un pays multi ethnique, avec des régions très marquées et des villes qui le sont autant. Eluder cette question revient à nier l’évidence et manquer bon sens. Tant qu’on n’acceptera cette différence, le problème de la cohabitation entre maures et noirs restera entier.
Depuis l’indépendance, cette question a été tue, par pudeur ou hypocrisie. Pire, au nom de l’islam ou d’un passé « commun », on a fait croire à une entente. Une pure fiction débitée par des hommes de mauvaise foi. Car, il faut le dire, derrière ce semblant melting pot, noirs et maures évoluent dans des sphères différentes. La première génération à occulter cette question (qu’on appellera par la suite question nationale) est celle qui a mené le pays à l’indépendance.
Elle avait tout simplement oublié de la traiter parmi les questions urgentes. Et l’allégorie du « blanc et du noir de l’œil qu’on ne peut séparer » citée avec beaucoup de générosité par Moctar Ould Daddah, était aussi irréaliste que naïve. Les mauritaniens en payent le prix aujourd’hui, car elle a ouvert la voie à tous les excès. La preuve on parle aujourd’hui de négro mauritanien, de beïdane-arabo-berbère, de Haratine. Et très rarement du Mauritanien.
Ould Abdel Aziz tente de jouer à l’équilibriste, mais c’est un équilibriste qui n’a aucun talent, dont les stratégies changent en fonction de son humeur et du contexte.
C’est sous son règne qu’a explosé, le calcul le plus pernicieux visant à isoler les autres composantes de la société mauritanienne. En effet, tous ses prédécesseurs, ont opté pour un maquillage des résultats des différents recensements effectués dans ce pays.
Avec l’histoire scandaleuse de l’enrôlement dans sa conception et son exécution, l’ex général préfère lui, opérer au vu et au su de tout le monde. Une belle façon de marcher « la liberté, la fraternité et la justice »
Said Amine
Source : Le Rénovateur Quotidien
Ce message sera-t-il reçu par les autorités mauritaniennes et tous ceux qui tirent la Mauritanie vers le bas, en entretenant une politique injuste et inégalitaire ?
«Viens que je t'attrape pour te faire renifler ma grenade et ma matraque». Il y a la, une promesse, une menace et la recherche d’un casus belli. C’est pervers, mais ça fonctionne. Permettre une marche protestation sur 300 KM, pour les gazer de sang froid, relève d’un calcul douteux. Et pourtant !
Policiers et gendarmes, armés de tout leur attirail, se sont rués sur des citoyens qui n’ont, du reste, qu’un péché mignon : réclamer leurs droits.
Leur tort est d’être noir. Ils ont été chassés de leurs terres et ont tout perdu, il y a 25 ans. Le séjour dans les pays d’exil fut un véritable calvaire. Ils ont tenu bon, subi des privations avec dignité, dans l’espoir que tout s’arrangera un jour.
Après deux décennies et plusieurs rounds de négociations, entre les pays d’accueil, l’état mauritanien et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, ils ont entamé le chemin du retour, gonflés par les promesses et un accueil officiel et tapageur.
Mais ; on leur avait vendu du vent et des taudis : campements installés à la hâte, dédommagements ridicules et refus de rétablir leur état civil. La terre promise s’est révélée terre hostile. Au fil du temps, le rêve a fait place à l‘inquiétude, puis à la protestation.
Les rapatriés, comme on aime à les appeler, par pudeur sans doute, ont donc décidé de prendre leurs baluchons et d’aller rappeler au Président de la République ses promesses. Une centaine de femmes, de vieillards et d’hommes n’ont pas hésité à braver 400 km de désert.
Partis politiques, associations de la société civile et de simples citoyens leur ont apporté leur soutien, tout le long du parcours. Le pouvoir est resté muet, pour sa part, attendant, peut-être l’arrivée des « marcheurs ».
En fait, d’autres question urgentes ont interféré sur l’actualité es rapatriés, notamment la marche des Haratines qui célébraient le premier anniversaires du leur manifeste et le bras de fer qui lui livre l’opposition, toutes tendances confondues, dans un contexte de préparation d’une élection présidentielle.
Les manifestations de soutien, ont cependant eu un effet un effet anesthésiant, en accentuant la confiance des marcheurs. Confiance en la justesse de leur cause, qui poussera les autorités à agir.
Du, reste, tout les poussait à croire que le président leur manifestera une forme d’attention, comme il l’a fait avec d’autres qui ont squatté les grilles du palais.
Ici, on ne peut ignorer l’épopée solitaire et médiatisée, du menuiser kaédien, venu faire allégeance à Abdel Aziz. Si celui là a été reçu, pourquoi pas les marcheurs.
L’accueil a été vibrant, en effet, avec des intimidations et un déploiement des forces de l’ordre qui interdisent l’accès à la capitale. Des menaces déguisées et d’insidieuses pressions se font sentir. Pour calmer le jeu des pourparlers ridicules sont engagés et des propositions inacceptables, comme l’acheminement des marcheurs en voiture.
«On s’attendait à un accueil chaleureux de la part des autorités. Nous avons été surpris par les séries de blocages érigés pour empêcher notre entrée à Nouakchott» précise Ibrahima Ndiaye, le président de l’Union des Rapatriés mauritaniens qui poursuit : « des instructions ont été données aux forces de l’ordre de disperser une marche pacifique et bien encadrée par des populations de toutes les couches venues dans l’ordre et la discipline".
C’est ainsi que les menaces et les intimidations sont devenues une agression contre les marcheurs et leurs sympathisants, perpétrée par la police et la gendarmerie. Cette charge qui n’a rien d’héroïque contre des citoyens réclamant leur dignité, est une honte. Mais elle rappelle aussi les périodes sombres de notre histoire.
Le régime de Taya - un exemple type d’un système pariant sur la domination d’une ethnie sur les autres pour se maintenir. Pour Maawiya et son entourage, les choses étaient claires : le noir est un problème, un caillou dans la chaussure du maure. L’épuration, les exécutions et les fosses communes cadraient parfaitement avec leurs dessins.
Sous le prétexte fallacieux de tentatives de coups d’état ou complots, carte blanche était donnée à des officiers véreux qui se sont comportés en voleurs cupides et non en soldats. Des hommes de tenues minées par la haine, de l’autre et d’eux même.
Car pour faire certaines choses à quelqu’un qui a été ton supérieur ou ton compagnon d’armes ou ton voisin, il faut une bonne dose d’animosité, doublée d’un rare mépris de la personne humaine. Ces personnes se promènent toujours, libres de leur mouvements. Elles prospèrent et continuent de faire ce qu’ils savent faire : tirer le pays vers le bas.
C’est également le cas aujourd’hui, parce des gardiens « du temple de l’injustice» veillent, et affichent avec fierté leur intolérance, faisant fi de l’évolution, de la modernité ou tout simplement de tout esprit d’égalité. Disons le, nous vivons encore dans pays inégalitaire.
La lutte pour la justice et les droits de l’homme et du citoyen s’apparente aux efforts d’un Sisyphe remontant, sans cesse, une pierre qui n’arrête pas de retomber. Et pour cause, aucune décision sérieuse et radicale n’a été prise pour venir à bout de la négation de l’autre. De Moctar Ould Daddah à Mohamed Abdel Aziz, la question d’une cohabitation pacifique a été occultée.
De Moctar Ould Daddah à Mohamed Abdel Aziz tous ceux qui ont dirigé la Mauritanie ont développé et entretenu une myopie, face à une réalité et une société multiculturelle ou l’esclavage et le racisme sont érigés en principe.
On n’a pas besoin de chercher l’erreur commise par ces hommes. Elle est là, apparente, incarnée par des mauritaniens de tous bords, qui se jettent à la figure des noms d’oiseaux. Ce qui s’est passé au carrefour Madrid reflète le malaise d’un pays dont le pouvoir se ment à lui-même, à ses citoyens et au monde entier.
Or, et c’est connu de tous, la Mauritanie est un pays multi ethnique, avec des régions très marquées et des villes qui le sont autant. Eluder cette question revient à nier l’évidence et manquer bon sens. Tant qu’on n’acceptera cette différence, le problème de la cohabitation entre maures et noirs restera entier.
Depuis l’indépendance, cette question a été tue, par pudeur ou hypocrisie. Pire, au nom de l’islam ou d’un passé « commun », on a fait croire à une entente. Une pure fiction débitée par des hommes de mauvaise foi. Car, il faut le dire, derrière ce semblant melting pot, noirs et maures évoluent dans des sphères différentes. La première génération à occulter cette question (qu’on appellera par la suite question nationale) est celle qui a mené le pays à l’indépendance.
Elle avait tout simplement oublié de la traiter parmi les questions urgentes. Et l’allégorie du « blanc et du noir de l’œil qu’on ne peut séparer » citée avec beaucoup de générosité par Moctar Ould Daddah, était aussi irréaliste que naïve. Les mauritaniens en payent le prix aujourd’hui, car elle a ouvert la voie à tous les excès. La preuve on parle aujourd’hui de négro mauritanien, de beïdane-arabo-berbère, de Haratine. Et très rarement du Mauritanien.
Ould Abdel Aziz tente de jouer à l’équilibriste, mais c’est un équilibriste qui n’a aucun talent, dont les stratégies changent en fonction de son humeur et du contexte.
C’est sous son règne qu’a explosé, le calcul le plus pernicieux visant à isoler les autres composantes de la société mauritanienne. En effet, tous ses prédécesseurs, ont opté pour un maquillage des résultats des différents recensements effectués dans ce pays.
Avec l’histoire scandaleuse de l’enrôlement dans sa conception et son exécution, l’ex général préfère lui, opérer au vu et au su de tout le monde. Une belle façon de marcher « la liberté, la fraternité et la justice »
Said Amine
Source : Le Rénovateur Quotidien

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