Pour un Enseignement Supérieur de qualité, pour une meilleure adéquation entre les formations dispensées et les exigences du marché du travail, des réformes en été engagées. Ces reformes privilégient l’Enseignement des filières scientifiques, techniques et professionnelles.
Ainsi, des instituts supérieurs ont été érigés avec des filières comme les Réseaux -Télécommunications, Marketing-Communication Banque-Assurances, la Gestion des Ressources Humaines, Finances-Comptabilité, Agronomie, Urbanisme, Médecine, les Mines, l’Informatique, entre autres.
L’objectif de cette contribution scientifique est de proposer des idées, des suggestions pour améliorer davantage la qualité des formations supérieures afin de les permettre de mieux répondre aux nouvelles exigences d’un marché de travail de plus en plus exigeant et contraignant en raison d’un affinement des profils recherchés dans les termes de références des appels d’offres et ce, dans un environnement de plus en plus concurrentiel.
Avec l’éclosion des sites spécialisés dans les offres d’emplois du secteur privé, les procédures sont devenues plus longues et les demandes nettement supérieures aux offres en raison de la disponibilité de l’information et des annonces à tout le monde ainsi que les possibilités de candidature via support numérique. Pour un seul poste, les institutions ou les organisations peuvent recevoir des centaines de candidatures.
C’est dire que la concurrence est plus serrée, plus rigoureuse. Les universités et instituts supérieurs doivent jeter des passerelles par une stratégie de communication externe pour associer les entreprises ou les organisations dans le choix des filières et dans l’appui pour des stages de perfectionnement ou de pré-embauche.
L’alignement à la norme standard en matière d’Enseignement Supérieur a été effectif. En effet, dans nos universités comme dans nos Instituts supérieurs, le système LMD est de règle. Néanmoins, les établissements supérieurs arrivent difficilement à suivre les nouvelles contraintes qu’exige le système LMD. Ainsi, les semestres sont écourtés, les programmes inachevés et le suivi pédagogique ou académique peu en adéquation avec le nouveau dispositif. Pour une meilleure application du système LMD, il est nécessaire de commencer les années universitaires ou académiques au début octobre pour que les semestres soient entiers et non condensés, non contractés, donc au rabais.
Il faut aussi un meilleur suivi des notes et un cadre de concertation entre les professeurs dispensant les mêmes modules pour une harmonisation des contenus. En effet, dans nos établissements supérieurs, pour un même module, les contenus sont différents d’un professeur à un autre. Un exemple a été donné dans l’atelier pour le sous groupe Enseignement Supérieur : Un professeur recruté pour enseigner les statistiques, une fois en situation de classe, donne des cours de Mathématiques ou d’Algèbre.
Nos universités ou instituts supérieurs ne disposent pas de bibliothèques, d’ateliers pour les travaux pratiques ni des laboratoires pour développer la recherche scientifique. Cette situation peut trouver un début de solution par la mise en place des centres multimédias à l’intérieur des campus universitaires pour un meilleur accès aux bibliothèques virtuelles incontournables avec le développement des TIC.
L’Informatique, du moins, la Bureautique doit être introduite dans la grille de programme au collège avec la mise en place de centres de Documentation et d’Informatique, CDI, qui remplaceront progressivement les Bibliothèques classiques dépourvues de documents, d’articles scientifiques, d’ouvrages et manuels. L’objectif étant de mieux préparer les futurs étudiants à ces outils en les familiarisant aux moteurs de recherche, à la Bureautique et l’utilisation de l’e-mailing incontournable aujourd’hui dans le traitement de l’information et dans la communication. Les CDI permettront d’intégrer des supports pédagogiques sonores, visuels, des bandes dessinées, la projection de documentaire scientifique.
La création d’une Université virtuelle pour laquelle des universitaires émérites pourront intervenir dans les modules spécialisés sans avoir à se déplacer à travers l’espace. Cette idée rejoint les Universités Virtuelles Américaines. L’avantage pour de tels établissements supérieurs numériques c’est qu’ils ne nécessitent pas la mobilisation des ressources financières ou humaines importantes, des recrutements physiques ou une grande logistique.
Les Universités mauritaniennes manquent de Ressources Humaines concernant le corps enseignant. En effet, beaucoup de professeurs dispensent des cours en discordance par rapport au background.
Conformément au code du travail, les professeurs vacataires doivent bénéficier d’un contrat de travail dûment signé avec des clauses bien définies, fixant les règles de jeu à respecter pour les deux parties contractuelles, passée une période d’essai fixé dans ledit code. Les universités et les instituts supérieurs doivent être plus formels, plus collés aux textes et dispositions juridiques pour servir d’exemple et de cadre de références à ceux qu’ils forment.
Par ailleurs, les recrutements ne répondent pas à la vraie demande des établissements supérieurs. Les termes de références de l’expression des besoins se fait en fonction du profil des personnes que l’on veut recruter ou titulariser et non suivant des critères objectifs. Des recrutements massifs de professeurs du supérieur avec des profils variés doivent être initiés avant les ouvertures prochaines afin de donner adéquate à la forte demande, due à la mise en place de nouvelles universités et instituts supérieurs.
Ces quelques propositions, enfin, contribueront humblement à l’amélioration de notre Enseignement Supérieur conformément à la politique sectorielle en matière d’Education, de Recherche scientifique de Formation Professionnelle et de Perfectionnement. Elles ont été consignées dans le rapport remis au Président de la République lors des journées Rencontre Jeunes auxquelles j’ai pris part et qui ont été une réussite. L’espoir est donc permis pour notre Enseignement Supérieur, pourvoyeur de candidats à l’emploi, à la prestation de service, à la création d’entreprises, futurs acteurs culturels, politiques et socio-économiques.
Mouhamadoul Hady Ndiath
Dr en Sces de l’Information et de la Communication
Source : Mouhamadoul Hady Ndiath
Ainsi, des instituts supérieurs ont été érigés avec des filières comme les Réseaux -Télécommunications, Marketing-Communication Banque-Assurances, la Gestion des Ressources Humaines, Finances-Comptabilité, Agronomie, Urbanisme, Médecine, les Mines, l’Informatique, entre autres.
L’objectif de cette contribution scientifique est de proposer des idées, des suggestions pour améliorer davantage la qualité des formations supérieures afin de les permettre de mieux répondre aux nouvelles exigences d’un marché de travail de plus en plus exigeant et contraignant en raison d’un affinement des profils recherchés dans les termes de références des appels d’offres et ce, dans un environnement de plus en plus concurrentiel.
Avec l’éclosion des sites spécialisés dans les offres d’emplois du secteur privé, les procédures sont devenues plus longues et les demandes nettement supérieures aux offres en raison de la disponibilité de l’information et des annonces à tout le monde ainsi que les possibilités de candidature via support numérique. Pour un seul poste, les institutions ou les organisations peuvent recevoir des centaines de candidatures.
C’est dire que la concurrence est plus serrée, plus rigoureuse. Les universités et instituts supérieurs doivent jeter des passerelles par une stratégie de communication externe pour associer les entreprises ou les organisations dans le choix des filières et dans l’appui pour des stages de perfectionnement ou de pré-embauche.
L’alignement à la norme standard en matière d’Enseignement Supérieur a été effectif. En effet, dans nos universités comme dans nos Instituts supérieurs, le système LMD est de règle. Néanmoins, les établissements supérieurs arrivent difficilement à suivre les nouvelles contraintes qu’exige le système LMD. Ainsi, les semestres sont écourtés, les programmes inachevés et le suivi pédagogique ou académique peu en adéquation avec le nouveau dispositif. Pour une meilleure application du système LMD, il est nécessaire de commencer les années universitaires ou académiques au début octobre pour que les semestres soient entiers et non condensés, non contractés, donc au rabais.
Il faut aussi un meilleur suivi des notes et un cadre de concertation entre les professeurs dispensant les mêmes modules pour une harmonisation des contenus. En effet, dans nos établissements supérieurs, pour un même module, les contenus sont différents d’un professeur à un autre. Un exemple a été donné dans l’atelier pour le sous groupe Enseignement Supérieur : Un professeur recruté pour enseigner les statistiques, une fois en situation de classe, donne des cours de Mathématiques ou d’Algèbre.
Nos universités ou instituts supérieurs ne disposent pas de bibliothèques, d’ateliers pour les travaux pratiques ni des laboratoires pour développer la recherche scientifique. Cette situation peut trouver un début de solution par la mise en place des centres multimédias à l’intérieur des campus universitaires pour un meilleur accès aux bibliothèques virtuelles incontournables avec le développement des TIC.
L’Informatique, du moins, la Bureautique doit être introduite dans la grille de programme au collège avec la mise en place de centres de Documentation et d’Informatique, CDI, qui remplaceront progressivement les Bibliothèques classiques dépourvues de documents, d’articles scientifiques, d’ouvrages et manuels. L’objectif étant de mieux préparer les futurs étudiants à ces outils en les familiarisant aux moteurs de recherche, à la Bureautique et l’utilisation de l’e-mailing incontournable aujourd’hui dans le traitement de l’information et dans la communication. Les CDI permettront d’intégrer des supports pédagogiques sonores, visuels, des bandes dessinées, la projection de documentaire scientifique.
La création d’une Université virtuelle pour laquelle des universitaires émérites pourront intervenir dans les modules spécialisés sans avoir à se déplacer à travers l’espace. Cette idée rejoint les Universités Virtuelles Américaines. L’avantage pour de tels établissements supérieurs numériques c’est qu’ils ne nécessitent pas la mobilisation des ressources financières ou humaines importantes, des recrutements physiques ou une grande logistique.
Les Universités mauritaniennes manquent de Ressources Humaines concernant le corps enseignant. En effet, beaucoup de professeurs dispensent des cours en discordance par rapport au background.
Conformément au code du travail, les professeurs vacataires doivent bénéficier d’un contrat de travail dûment signé avec des clauses bien définies, fixant les règles de jeu à respecter pour les deux parties contractuelles, passée une période d’essai fixé dans ledit code. Les universités et les instituts supérieurs doivent être plus formels, plus collés aux textes et dispositions juridiques pour servir d’exemple et de cadre de références à ceux qu’ils forment.
Par ailleurs, les recrutements ne répondent pas à la vraie demande des établissements supérieurs. Les termes de références de l’expression des besoins se fait en fonction du profil des personnes que l’on veut recruter ou titulariser et non suivant des critères objectifs. Des recrutements massifs de professeurs du supérieur avec des profils variés doivent être initiés avant les ouvertures prochaines afin de donner adéquate à la forte demande, due à la mise en place de nouvelles universités et instituts supérieurs.
Ces quelques propositions, enfin, contribueront humblement à l’amélioration de notre Enseignement Supérieur conformément à la politique sectorielle en matière d’Education, de Recherche scientifique de Formation Professionnelle et de Perfectionnement. Elles ont été consignées dans le rapport remis au Président de la République lors des journées Rencontre Jeunes auxquelles j’ai pris part et qui ont été une réussite. L’espoir est donc permis pour notre Enseignement Supérieur, pourvoyeur de candidats à l’emploi, à la prestation de service, à la création d’entreprises, futurs acteurs culturels, politiques et socio-économiques.
Mouhamadoul Hady Ndiath
Dr en Sces de l’Information et de la Communication
Source : Mouhamadoul Hady Ndiath

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