Des personnalités politiques mauritaniennes et d’autres de la société civile ont procédé ce samedi 25 mars, à la signature, à Nouakchott, de la plateforme nationale pour le règlement consensuel et durable du passif humanitaire issu de la tentative de génocide contre les négros africains de Mauritanie. Cette plateforme se dresse contre l’oubli et l’impunité et exige la mise sur pied d’une commission vérité et justice, devant élucider les exécutions extrajudiciaires des années de braise.
Certaines personnalités représentant des formations politiques, notamment Kadiata Malick Diallo de l’UFP, émettant certaines réserves, en dépit d’une adhésion de principe, ont refusé de signer le document, en attendant un examen minutieux.
Cette plateforme se veut « une dynamique nouvelle, ambitieuse et plus mobilisatrice d’acteurs tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur ». Elle se fixe, pour objectif, de « contribuer à une résolution globale, sur une base d’équité, à l’horizon de décembre 2012.
Pour se faire, le Pr Outouma Soumaré, président du Comité de suivi de la Plateforme, préconise la mise en œuvre d’une stratégie concertée et inclusive, au-delà des logiques communautaristes, extrémistes et fanatiques, idéologiques, politiciennes ou partisanes, des uns et des autres. Ce qui passera par l’identification de tous les aspects qui devront être discutés, sans tabous, et en mobilisant toutes les parties représentatives, impliquant en particulier, fortement, les acteurs locaux (associations de victimes et praticiens des droits de l’homme…). Ce qui pourrait créer une jonction synergique historique exceptionnelle entre toutes les forces citoyennes, patriotiques et politiques afin de développer une réflexion commune, et construire ensemble un consensus national sur le règlement global et définitif du passif humanitaire.
En Mauritanie, nous devons, indique Soumaré, ‘’nous engager dans la recherche de la vérité, en nous fondant sur le contexte spécifique dans lequel ces violations des droits de l’homme ont été commises, pour appréhender la réalité de celles-ci, ainsi que leur nature et leur dimension mais aussi identifier les auteurs et les victimes. Par conséquent, il faut donner l’opportunité aux victimes rescapés et aux ayants droits des victimes assassinées ainsi qu’aux auteurs présumés de se faire entendre et de s’exprimer mais aussi obtenir les réponses aux questions multiples que se posent les mauritaniens dans leur majorité.’’
Houlèye Sall, la présidente du collectif des victimes, a dénoncé les tentatives de règlement de ce dossier épineux par le régime qu’elle assimile à des « actes de sabotage ». « Nous sommes les seules en mesure de pardonner. Personne d’autre ne peut le faire à notre place, en dépit des tentatives de manipulation, tonne-t-elle. Nous tenons à ce que les commanditaires et les exécutants, en premier Ould Taya soient traduits en justice et répondent de leurs actes. Pourquoi ont-ils été tués ? Où étaient les Imams et autres musulmans, lorsque Maaouya procédait à une épuration ethnique, à l’encontre des négros mauritaniens. Personne n’a osé lever le moindre doigt .» « Nous ne renonçons pas à ce dossier et continuerons notre lutte 22 ans après, pour que justice et vérité jaillissent », a-t-elle conclu.
La plateforme nationale dénonce les « solutions étriquées actuelles, qui ne sont que des manœuvres dilatoires continuant de biaiser la réalité, dans le seul but, avec l’illusion de croire que nous pourrions en faire l’économie, de passer outre les compromis historiques, pourtant nécessaires.
Une vaste assistance, composée de militants de droits humains, de la société civile, de figures politiques telles le président de la COD et du PLEJ, Ba Mamadou Alassane ont assisté à cette cérémonie.
Compte rendu THIAM
Certaines personnalités représentant des formations politiques, notamment Kadiata Malick Diallo de l’UFP, émettant certaines réserves, en dépit d’une adhésion de principe, ont refusé de signer le document, en attendant un examen minutieux.
Cette plateforme se veut « une dynamique nouvelle, ambitieuse et plus mobilisatrice d’acteurs tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur ». Elle se fixe, pour objectif, de « contribuer à une résolution globale, sur une base d’équité, à l’horizon de décembre 2012.
Pour se faire, le Pr Outouma Soumaré, président du Comité de suivi de la Plateforme, préconise la mise en œuvre d’une stratégie concertée et inclusive, au-delà des logiques communautaristes, extrémistes et fanatiques, idéologiques, politiciennes ou partisanes, des uns et des autres. Ce qui passera par l’identification de tous les aspects qui devront être discutés, sans tabous, et en mobilisant toutes les parties représentatives, impliquant en particulier, fortement, les acteurs locaux (associations de victimes et praticiens des droits de l’homme…). Ce qui pourrait créer une jonction synergique historique exceptionnelle entre toutes les forces citoyennes, patriotiques et politiques afin de développer une réflexion commune, et construire ensemble un consensus national sur le règlement global et définitif du passif humanitaire.
En Mauritanie, nous devons, indique Soumaré, ‘’nous engager dans la recherche de la vérité, en nous fondant sur le contexte spécifique dans lequel ces violations des droits de l’homme ont été commises, pour appréhender la réalité de celles-ci, ainsi que leur nature et leur dimension mais aussi identifier les auteurs et les victimes. Par conséquent, il faut donner l’opportunité aux victimes rescapés et aux ayants droits des victimes assassinées ainsi qu’aux auteurs présumés de se faire entendre et de s’exprimer mais aussi obtenir les réponses aux questions multiples que se posent les mauritaniens dans leur majorité.’’
Houlèye Sall, la présidente du collectif des victimes, a dénoncé les tentatives de règlement de ce dossier épineux par le régime qu’elle assimile à des « actes de sabotage ». « Nous sommes les seules en mesure de pardonner. Personne d’autre ne peut le faire à notre place, en dépit des tentatives de manipulation, tonne-t-elle. Nous tenons à ce que les commanditaires et les exécutants, en premier Ould Taya soient traduits en justice et répondent de leurs actes. Pourquoi ont-ils été tués ? Où étaient les Imams et autres musulmans, lorsque Maaouya procédait à une épuration ethnique, à l’encontre des négros mauritaniens. Personne n’a osé lever le moindre doigt .» « Nous ne renonçons pas à ce dossier et continuerons notre lutte 22 ans après, pour que justice et vérité jaillissent », a-t-elle conclu.
La plateforme nationale dénonce les « solutions étriquées actuelles, qui ne sont que des manœuvres dilatoires continuant de biaiser la réalité, dans le seul but, avec l’illusion de croire que nous pourrions en faire l’économie, de passer outre les compromis historiques, pourtant nécessaires.
Une vaste assistance, composée de militants de droits humains, de la société civile, de figures politiques telles le président de la COD et du PLEJ, Ba Mamadou Alassane ont assisté à cette cérémonie.
Compte rendu THIAM
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