« Nous réclamons une commission d’enquête depuis plus de 20 ans…»
« On se félicite de cette commission indépendante d’enquête qui permettra à coup sur de connaitre la vérité sur le meurtre des 9 citoyens mauritaniens, tués au Mali, mais n’oublions pas que des centaines de militaires et civils ont été tués en Mauritanie en 1989-90-91, sans qu’une commission d’enquête n’ait vu le jour» a déclaré la Secrétaire Générale du Collectif des veuves, Maimouna Alpha Sy
Réagissant au massacre des citoyens mauritaniens au Mali, le Président de la République, avait déclaré sur l’AMI« j'appelle le pouvoir en place dans ce pays à prendre les mesures nécessaires pour résoudre ce problème.
Cela passe, en premier lieu, par la constitution d'une commission indépendante pour enquêter sur ce crime et au sein de laquelle doivent participer des enquêteurs mauritaniens pour faire ressortir la vérité, s'assurer de la transparence et de l'honnêteté de cette enquête dont les résultats doivent être portés à la connaissance de parties concernées, en prélude à la présentation des criminels devant un procès juste. »
Une déclaration qui a fait réagir le collectif des veuves des évènements de 90-91, qui par la voix de sa Secrétaire Générale Maimouna Alpha Sy, demande, l’ouverture d’une commission d’enquête pour juger les bourreaux de leurs défunts maris.
« Je présente tout d’abord mes condoléances aux familles et proches des victimes. Que le Bon Dieu accueille les victimes dans son saint paradis. J’ai connu la même souffrance en 1990 quand mon mari a été tué à Nouadhibou. Une Souffrance qui continue de me ronger jusqu’à ce jour. Nous compatissons aux douleurs des familles des victimes qui ont eu la chance d’enterrer leurs morts, contrairement à nous.
Nous n’avons jamais eu la chance de voir les dépouilles de nos maris, ni leurs tombes. Un crime reste un crime. Nos compatriotes ont été tués au Mali, alors que nos maris ont été exécutés dans leur terre natale, par leurs frères d’armes. Ces massacres ont couté la vie à des centaines de citoyens mauritaniens, dont leur seul tort est d’appartenir à l’ethnie négro-mauritanienne.
Nous réclamons, depuis plus de 20 ans une commission d’enquête pour faire la lumière sur ces massacres qui sont restés toujours impunis. Le Président de la République, même s’il déclare connaitre les coupables n’a jamais accepté l’ouverture d’une enquête.
On espère qu’il va profiter de cette affaire pour ouvrir une commission d’enquête, afin que les criminels soient jugés. Le passif humanitaire ne sera jamais clos, tant que les responsables ne soient pas traduits devant la justice. » a déclaré Mme Maimouna Alpha Sy.
Les familles et proches des prédicateurs mauritaniens victimes du massacre de Diabali, ont appelé quant à eux, le gouvernement mauritanien, lors d’une conférence de presse organisée le jeudi 13 septembre à Nouakchott «d’ouvrir un procès pour rendre justice aux prédicateurs mauritaniens et d’assumer ses responsabilités pour sécuriser les frontières du pays, afin d’éviter d’autres pertes humaines.
Pour rappel, 9 citoyens mauritaniens du groupe de prédication Jemaat Edda’wa wa ttabligh, ont été tués le dimanche 09 septembre, dans la localité de Diabali par une unité de l'armée régulière malienne. Venu accueillir à l’aéroport internationale de Nouakchott, les corps des victimes, le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz avait appelé « les autorités maliennes à créer une commission indépendante pour enquêter sur ce massacre. » Les corps des victimes sont arrivés à Nouakchott, le mercredi 12 septembre. Ils ont été enterrés le lendemain au cimetière de Ryad.
Dialtabé
Source: OCVIDH
« On se félicite de cette commission indépendante d’enquête qui permettra à coup sur de connaitre la vérité sur le meurtre des 9 citoyens mauritaniens, tués au Mali, mais n’oublions pas que des centaines de militaires et civils ont été tués en Mauritanie en 1989-90-91, sans qu’une commission d’enquête n’ait vu le jour» a déclaré la Secrétaire Générale du Collectif des veuves, Maimouna Alpha Sy
Réagissant au massacre des citoyens mauritaniens au Mali, le Président de la République, avait déclaré sur l’AMI« j'appelle le pouvoir en place dans ce pays à prendre les mesures nécessaires pour résoudre ce problème.
Cela passe, en premier lieu, par la constitution d'une commission indépendante pour enquêter sur ce crime et au sein de laquelle doivent participer des enquêteurs mauritaniens pour faire ressortir la vérité, s'assurer de la transparence et de l'honnêteté de cette enquête dont les résultats doivent être portés à la connaissance de parties concernées, en prélude à la présentation des criminels devant un procès juste. »
Une déclaration qui a fait réagir le collectif des veuves des évènements de 90-91, qui par la voix de sa Secrétaire Générale Maimouna Alpha Sy, demande, l’ouverture d’une commission d’enquête pour juger les bourreaux de leurs défunts maris.
« Je présente tout d’abord mes condoléances aux familles et proches des victimes. Que le Bon Dieu accueille les victimes dans son saint paradis. J’ai connu la même souffrance en 1990 quand mon mari a été tué à Nouadhibou. Une Souffrance qui continue de me ronger jusqu’à ce jour. Nous compatissons aux douleurs des familles des victimes qui ont eu la chance d’enterrer leurs morts, contrairement à nous.
Nous n’avons jamais eu la chance de voir les dépouilles de nos maris, ni leurs tombes. Un crime reste un crime. Nos compatriotes ont été tués au Mali, alors que nos maris ont été exécutés dans leur terre natale, par leurs frères d’armes. Ces massacres ont couté la vie à des centaines de citoyens mauritaniens, dont leur seul tort est d’appartenir à l’ethnie négro-mauritanienne.
Nous réclamons, depuis plus de 20 ans une commission d’enquête pour faire la lumière sur ces massacres qui sont restés toujours impunis. Le Président de la République, même s’il déclare connaitre les coupables n’a jamais accepté l’ouverture d’une enquête.
On espère qu’il va profiter de cette affaire pour ouvrir une commission d’enquête, afin que les criminels soient jugés. Le passif humanitaire ne sera jamais clos, tant que les responsables ne soient pas traduits devant la justice. » a déclaré Mme Maimouna Alpha Sy.
Les familles et proches des prédicateurs mauritaniens victimes du massacre de Diabali, ont appelé quant à eux, le gouvernement mauritanien, lors d’une conférence de presse organisée le jeudi 13 septembre à Nouakchott «d’ouvrir un procès pour rendre justice aux prédicateurs mauritaniens et d’assumer ses responsabilités pour sécuriser les frontières du pays, afin d’éviter d’autres pertes humaines.
Pour rappel, 9 citoyens mauritaniens du groupe de prédication Jemaat Edda’wa wa ttabligh, ont été tués le dimanche 09 septembre, dans la localité de Diabali par une unité de l'armée régulière malienne. Venu accueillir à l’aéroport internationale de Nouakchott, les corps des victimes, le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz avait appelé « les autorités maliennes à créer une commission indépendante pour enquêter sur ce massacre. » Les corps des victimes sont arrivés à Nouakchott, le mercredi 12 septembre. Ils ont été enterrés le lendemain au cimetière de Ryad.
Dialtabé
Source: OCVIDH
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