Raky Farba Gako tuée par trois jeunes



Raky Farba Gako tuée par trois jeunes
Celle que la presse locale nomme Penda Sogué, de son véritable nom Raky Farba Gako, née en 1993 à El Mina, aurait été assassinée par trois jeunes actuellement aux mains du Commissariat de Ryad 2. Ces jeunes qui l’avaient attirée à bord d’une Mercédès déguisée en taxi, l’avaient entraînée dans le populeux quartier de Ryad avant de la violer et de la tuer. Ils avaient été appréhendés quelques heures après le forfait par un contrôle et leur voiture identifiée. En effet, une autre jeune fille qui aurait échappé à la bande aurait signalée le véhicule et son numéro d’immatriculation.

Selon les informations, les jeunes avaient les mains tâchées de sang et dans la malle arrière de la voiture furent retrouvés la pièce d’identité de leur victime et son sac. Mais contrairement à ce qui a été publié dans la presse, les agresseurs n’ont pas arraché les yeux de la jeune femme, mère d’un enfant de 3 ans.

Sa famille est encore sous le choc. Des quêtes sont engagées en Mauritanie et en Europe pour venir en aide à son enfant et sa famille. Nous reviendrons sur ce drame plus en détail dans nos prochaines éditions.







Un ivrogne par « accident » libéré par le Parquet par clémence


En sortant du bureau du Substitut de la République, Djibril Sarr s’est prosterné par terre avant de tendre ses deux mains au ciel pour remercier Allah. Il venait d’être libéré après plusieurs jours de garde-à-vue au Commissariat d’El Mina 1. Il a été arrêté ivre comme un rond, par Khalifa, Daouda et Doumbiya lors d’une ronde dans le quartier, avec une bouteille d’Eau de Roche à peine entamé dans sa poche. Interrogé par le Procureur de la République, il interrompit le Magistrat en lui disant « Monsieur le Procureur, inutile de tourner autour du pot ; j’ai bien bu de cette eau mais je ne savais pas qu’elle pouvait rendre ivre ; je vous demande votre clémence, surtout que c’est la première fois de ma vie que je mets pied dans un commissariat à fortiori au tribunal ». Impressionné par sa franchise, le Procureur l’orienta vers l’un des Substituts à qui il servira la même litanie. Ce dernier lui demanda alors de payer une amende de 10.000 UM et de disparaître de sa vue. Comme il n’avait pas l’argent sur lui, il fut retourné au Commissariat jusqu’à ce qu’un de ses proches vienne payer l’amende. Mais Djibril n’avait personne. Originaire de Kaédi, il vivait seul, vivotant d’activités marginales à la plage des pêcheurs. Au bout de deux jours, comme personne ne s’était présenté pour s’enquérir de sa personne, il fut ré-emmené de nouveau devant le Parquet. Après un court conciliabule entre le Substitut et le Procureur de la République, Djibril fut libéré, mais mis en garde de ne jamais recommencer une telle bêtise. Il répondit que s’il revient une seconde fois au Parquet pour le même délit, qu’on lui inflige le triple de la punition privée. En sortant, il riait comme un fou, tendant à intervalles réguliers ses deux mains vers le ciel remerciant Allah d’avoir lui sauvé.

Un agresseur rôdé par ses allers-retours entre la prison et son job

Qu’il soit arrêté par la police, déferré au Parquet puis déposé en prison, ne fait plus chaud ni froid à Abdel Kader. Il est maintenant bien habitué, ce qui le conforte dans son métier d’agresseur, et tant pis pour ses victimes, des dizaines, sans compter ceux à venir. Et des Abdel Kader endurcis par un système judiciaire complaisant, il y en a des pelles. Tant pis encore pour les pauvres citoyens. C’est ce même Abdel Kader qui vient d’être arrêté pour la énième fois après avoir agressé un homme au Marché de Sebkha. Face au refus de sa proie de se plier à ses injonctions, il l’a piqué avec son inséparable couteau. Malgré les cris de poulet du gars qui se tordait sur le sol, il fouilla tranquillement dans ses poches, y extirpa un téléphone portable et trois billets de 1.000 UM avant de s’en aller tranquillement. Le Commissaire Mohamed Ould Seyid qui vient de prendre la commande du Commissariat de Sebkha 2 était par hasard dans les parages. Il appela ses hommes qui embarquèrent le pauvre gars à l’hôpital pour des soins. Le lendemain, le Commissaire et certains de ses hommes habillés en civil rôdaient dans le marché lorsqu’ils aperçurent Abdel Kader. Connu dans leurs services, il correspondait également aux descriptions données par la victime de la veille. Quand il se vit interpeller, Abdel Kader prit ses jambes à son cou mais sera vite rattrapé et conduit au commissariat. Le gars qu’il avait agressé la veille étant légèrement blessé fut convoqué pour identifier son agresseur mêlé à plusieurs autres personnes. Il n’eut aucune peine à le reconnaître. Abdel Kader avoua son forfait. Le téléphone qu’il avait volé put ainsi être récupéré mais pas les 3.000 UM. Déferré au parquet de la République, il a été déposé en prison. Une routine quoi, qui ne le dérange plus, persuadé qu’il sortira sous peu et pourra reprendre son métier là où il l’avait laissé, toujours au marché de Sebkha.

La folie, une bonne astuce pour s’assurer l’impunité

Bien qu’il ait été pris habillé de pied en cape en policier, Amadou Silèye Diop, s’en est sorti. Sa famille avait évoqué sa déficience mentale, précisant qu’il aime voler les habits à sécher, surtout les tenues. Ainsi, l’homme chez qui les limiers de Sebkha 2, notamment Mohamed Bouya et Salem qui l’avaient épinglé Jeudi 28 Mars dernier, avaient trouvé un véritable arsenal du véritable flic, avec plusieurs jeux de tenues, chaussures, ceinturons, s’en est sorti d’une pirouette pour avoir joué au fou devant le Parquet de la République. En effet, interrogé sur le nom de son père et celui de sa mère, il a dit ne pas s’en souvenir, avant de demander au Magistrat l’heure qu’il faisait. Un médecin (sans qu’on ne sache ses connaissances en psychiatrie) ayant confirmé que l’homme ne jouissait pas de ses facultés, Amadou Silèye Diop s’en est tiré avec seulement 50.000 UM d’amende. Pourtant, son cas avait créé un véritable branle-bas de combat au sein de la haute hiérarchie policière. Normalement, un tel délit devait nécessiter encore plus d’investigation, car il est facile de faire le fou, pour cacher des crimes insoupçonnables.

Des interrogations sur l’existence de grandes quantités de drogue

L’existence en grandes quantités de drogue, mais aussi d’alcool à Nouakchott soulève de plus en plus des questions. La drogue ne se cultivant pas dans le pays, il est en effet curieux que la drogue, qui vient de l’étranger, du Sud comme du Nord, puisse abonder à ce point dans une ville qui ne compte que cinq sorties, si l’on ajoute aux quatre axes routiers desservant Akjoujt, Nouadhibou, la route de l’Espoir et Rosso, la voie maritime. Et toutes ces voies sont en principe verrouillées par des multitudes de poste de contrôle qui alternent à chaque toussotement, Police-Gendarmerie. Malgré que les routes mauritaniennes soient les plus contrôlées au monde, les trafiquants parviennent pourtant à tous les coups à faire rentrer leur marchandise à Nouakchott. Complicité ou négligence des forces de l’ordre ? La question reste posée.




Abou Cissé .


Source: http://www.lauthentique

Dimanche 7 Avril 2013
Boolumbal Boolumbal
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