BRUXELLES - Selon le réseau européen contre le racisme, celui-ci est une réalité structurelle dans notre pays.
« Dans un pays comme la Belgique, qui a pratiqué le colonialisme à l’encontre de divers peuples et qui a collaboré à la perpétration de génocides, le racisme est une réalité structurelle qui touche particulièrement la population noire », selon le réseau européen contre le racisme (ENAR). Il publie mercredi son rapport alternatif « Le racisme et les discriminations qui y sont associées en Belgique » à l’occasion de la Journée internationale contre le racisme.
La coordination nationale belge de l’ENAR, auteur du rapport, identifie les communautés noire et musulmane ainsi que les gens du voyage comme les communautés les plus vulnérables au racisme et à la discrimination dans le Royaume.
Le rapport fustige « le racisme lourd en raison de la couleur de la peau » que subissent les populations « noires » tout en regrettant « qu’aucun rapport officiel n’apporte de chiffre ou d’analyse spécifique sur cette forme de discrimination ».
Les critères raciaux et les convictions religieuses ou philosophiques sont les motifs les plus importants de discrimination en Belgique selon le rapport. Ils représentent respectivement 45% et 16% des cas et sont notamment cités plus souvent comme motif que l’orientation sexuelle ou l’âge.
Les secteurs les plus touchés par des faits présumés de discrimination sont l’emploi, l’enseignement, le logement et les médias, selon l’ENAR.
Le rapport se réjouit de la tenue des Assises de l’interculturalité, initiées par le gouvernement fédéral en 2009 et 2010, et de l’ensemble des recommandations formulées, même si « un certain nombre de points restent discutables ».
Il pointe également une remise en question des « acquis ressortissant à la politique des migrations » et regrette « un mouvement inquiétant » initié par « une coalition de partis conservateurs ». Le rapport fait ainsi référence à la restriction des possibilités de regroupement familial et à l’accès à la nationalité qui devient plus difficile.
La N-VA comme parti d'extrême droite
Le Réseau européen contre le racisme (ENAR) considère la N-VA comme un parti d'extrême droite dans sa publication "Les partis d'extrême droite et leur discours en Europe: un défi de notre temps", sortie mercredi à l'occasion de la Journée internationale contre le racisme. Le Vlaams Belang est également cité à plusieurs reprises.
La publication indique que "Bart De Wever, le chef de file de la N-VA qui a éclipsé le Vlaams Belang, réussit très bien à la télévision avec un mélange d'humour et de populisme". Le parti flamand figure parmi les partis étudiés, dont la liste est publiée en début d'ouvrage.
Le Vlaams Belang est également cité. L'ENAR note que le parti présidé par Bruno Valkeniers "produit idéologiquement une Europe qui est en opposition avec l'Union européenne. Cette dernière est tenue pour responsable de l'immigration non européenne excessive."
L’ENAR est un réseau de plus de 700 organisations combattant le racisme dans les vingt-sept européens, dont, en Belgique, notamment le MRAX, la Ligue des Droits de l’Homme et le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle. Ses rapports alternatifs visent à « combler les brèches existant dans les données officielles et académiques et à offrir une alternative à ces données ainsi qu’une perspective d’ONG sur les réalités du racisme dans l’UE et ses États membres ». L’ENAR est soutenu par la Commission européennes.
« Dans un pays comme la Belgique, qui a pratiqué le colonialisme à l’encontre de divers peuples et qui a collaboré à la perpétration de génocides, le racisme est une réalité structurelle qui touche particulièrement la population noire », selon le réseau européen contre le racisme (ENAR). Il publie mercredi son rapport alternatif « Le racisme et les discriminations qui y sont associées en Belgique » à l’occasion de la Journée internationale contre le racisme.
La coordination nationale belge de l’ENAR, auteur du rapport, identifie les communautés noire et musulmane ainsi que les gens du voyage comme les communautés les plus vulnérables au racisme et à la discrimination dans le Royaume.
Le rapport fustige « le racisme lourd en raison de la couleur de la peau » que subissent les populations « noires » tout en regrettant « qu’aucun rapport officiel n’apporte de chiffre ou d’analyse spécifique sur cette forme de discrimination ».
Les critères raciaux et les convictions religieuses ou philosophiques sont les motifs les plus importants de discrimination en Belgique selon le rapport. Ils représentent respectivement 45% et 16% des cas et sont notamment cités plus souvent comme motif que l’orientation sexuelle ou l’âge.
Les secteurs les plus touchés par des faits présumés de discrimination sont l’emploi, l’enseignement, le logement et les médias, selon l’ENAR.
Le rapport se réjouit de la tenue des Assises de l’interculturalité, initiées par le gouvernement fédéral en 2009 et 2010, et de l’ensemble des recommandations formulées, même si « un certain nombre de points restent discutables ».
Il pointe également une remise en question des « acquis ressortissant à la politique des migrations » et regrette « un mouvement inquiétant » initié par « une coalition de partis conservateurs ». Le rapport fait ainsi référence à la restriction des possibilités de regroupement familial et à l’accès à la nationalité qui devient plus difficile.
La N-VA comme parti d'extrême droite
Le Réseau européen contre le racisme (ENAR) considère la N-VA comme un parti d'extrême droite dans sa publication "Les partis d'extrême droite et leur discours en Europe: un défi de notre temps", sortie mercredi à l'occasion de la Journée internationale contre le racisme. Le Vlaams Belang est également cité à plusieurs reprises.
La publication indique que "Bart De Wever, le chef de file de la N-VA qui a éclipsé le Vlaams Belang, réussit très bien à la télévision avec un mélange d'humour et de populisme". Le parti flamand figure parmi les partis étudiés, dont la liste est publiée en début d'ouvrage.
Le Vlaams Belang est également cité. L'ENAR note que le parti présidé par Bruno Valkeniers "produit idéologiquement une Europe qui est en opposition avec l'Union européenne. Cette dernière est tenue pour responsable de l'immigration non européenne excessive."
L’ENAR est un réseau de plus de 700 organisations combattant le racisme dans les vingt-sept européens, dont, en Belgique, notamment le MRAX, la Ligue des Droits de l’Homme et le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle. Ses rapports alternatifs visent à « combler les brèches existant dans les données officielles et académiques et à offrir une alternative à ces données ainsi qu’une perspective d’ONG sur les réalités du racisme dans l’UE et ses États membres ». L’ENAR est soutenu par la Commission européennes.
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