Décidemment, nous avons, arabes et musulmans, la détestable manie de laisser les autres accaparer nos découvertes et valeurs, nous contentant de rester de misérables reclus et désarmés observateurs. Hier sciences et techniques, qui furent longtemps l’apanage de nos savants, ont, par la suite, été assimilées par je ne sais quelle prétendue intelligentsia obscurantiste à je ne sais quelles pratiques sataniques. Aujourd’hui, les fondamentalistes, ou prétendus tels, livrent une burlesque guerre à la Don Quichotte aux droits de l’Homme et à la démocratie qui seraient »imitations impies de mécréants « . Et ainsi on oublie que les droits de l’Homme sont d’abord un héritage de l’Islam. Compris dans sa dimension réelle, notre religion est, en effet, un espace de respect de droits, pour tout élément vivant : homme, animal et plante.
La fameuse lettre du Calife Ali à son Gouverneur en Egypte relative « …aux droits imprescriptibles du musulman en tant que musulman et du non -musulman en tant qu’être vivant respirant et nanti d’une mère… » est fort éloquente. Comme en dit long (sur le sujet) le hadith du prophète concernant la femme qu’ouvre le sauvetage d’un chien assoiffé les portes du paradis etc.
Et ainsi on oublie que les enseignements explicites suivants du coran renferment les deux idées clés de la démocratie : consensus & alternance.:
a) « amroukoum choura beynakoum « , qui veut dire : « vos affaires doivent être objet à concertation « .
b) « Watilka el ayam noudawilouha beyna nassi « qui veut dire : de la démocratie :. « et tels sont les jours que nous faisons tourner entre les gens ! »
Bien sûr, la démocratie est aujourd’hui universelle, résultant d’apports successifs et divers de tant de familles culturelles et de civilisations et la contribution, il faut bien le reconnaître, de l’Occident a été essentielle dans le produit fini…Cela ne justifie pas cependant la prétention, toujours outrée à mes yeux, de certains milieux occidentaux de nous tailler, et sur mesure, des systèmes de gouvernement qui conviendraient, d’après eux, à nos structures mentales ou à nos états de développement ; et d’après nous à leurs sordides intérêts du moment.
En effet, avec les indépendances octroyées est apparue la théorie qui proposait – sous prétexte de préserver l’unité nationale, d’assurer le progrès et de garantir la stabilité- le parti unique avec son cortège de potentats et de privations de droits, tous les droits :politiques, économiques et syndicaux.
Depuis l’écroulement d’un certain mur et, avec lui, le mythe du communisme, nous assistons à une nouvelle théorie véhiculée, entre autres, par RFI, Jeune Afrique, la BBC etc.
Elle prône, pour l’Afrique, la démocratie pluraliste, mais précédée d’une conférence dite nationale ]présidée par un prélat chrétien de préférence ] : lire le lieu de déballage des poubelles, des règlements de compte et d’émergence de groupes spontanés d’influence sans poids, ni mesure, ni morale ; accompagnée d’un gouvernement dit » de transition « : lire qui ajoute une nouvelle nomenklatura politique à la déjà si prolifique au pouvoir. Le tout arrosé d’une pincée de pagaille et de trois cuillérées de démagogie etc. Il faut souligner, à l’occasion, cette incroyable obsession pour imposer, parce que dictée par les prétendus papes de la démocratie, la conférence, alors que le parlement de demain est un cadre normal, légal et idéal pour débattre de toute « question nationale » y compris des attentats scandaleux contre les droits des gens commis le dernier trimestre de l’année passée, avant cette date ou depuis lors.
] Même syndrome obsessionnel quant à l’idée du « gouvernement de transition » pour lequel on constitue des » partis « et on se lèche les babines ! Or la constitution a désigné explicitement, en son article 103, le pouvoir militaire et, implicitement, son gouvernement pour assurer la transition. Laissons leur cette responsabilité…A moins de vouloir reculer la date du parachèvement du processus. Le gouvernement de transition dont rêvent les partis, quelle que soit sa composition, ne peut modifier les dispositions, les attitudes et les pratiques du véritable hic dans toute l’opération : l’administration territoriale. Et il servira seulement à donner semblant de légitimité même au truquage…Evitons, s’il vous plaît, les rêves infantiles et… dangereux !]
La démocratie qui est le rempart véritable et indispensable contre de tels errements, et bien plus encore, est la priorité. Elle permet de garantir l’avenir de la nation contre tout développement malsain et, pour sa consolidation, sacrifions nos haines, nos fantasmes et nos ambitions avouables ou non…
Mais clarifions nos choix :
I- Quelle démocratie ? La démocratie aux normes universelles, bien sûr, et qui, comme la poudre, la déclaration universelle des droits de l’Homme ou le temple d’Abou Simbel, est devenue patrimoine de l’humanité. Celle qui veut que : » tous les citoyens naissent libres et égaux ». EGAUX EN DROITS A LA NAISSANCE ( je souligne). Cette notion laisse clairement un bonus de correction eu égard aux aptitudes personnelles objectives, à l’effort personnel et à la chance. Démocratie universelle, mais aussi mauritanienne, tempérée qu’elle est de couleur locale en intégrant nos réalités, spécificités et sensibilités.
II- Quelle traduction socio -culturelle donnons nous à cette démocratie ?
La détermination claire, nette (et démocratique) d’une identité nationale, en l’occurrence arabo – islamique, était primordiale et a été réglée par la constitution. Et il ne s’agit pas d’un « fait de prince » ou d’un « acte solennel » mais bien d’une action consensuelle qui intègre le patrimoine spirituel de l’ensemble des Mauritaniens et leur langue maternelle ou liturgique. Ce cadre général tracé et accepté, il est dès lors important de valoriser l’héritage de toute composante
(ethnie, wilaya, tribu) qui devient bien commun respecté et protégé…
Est donc patrimoine commun à tous les Mauritaniens, tenus de préserver et de développer, la spécificité socio- culturelle des Hal Poular, du Tagant ou des Idab Lehssen. Mais il est répréhensible que la puissance publique soit utilisée, par x, y ou z, au bénéfice exclusif ou privilégié de son ethnie, sa wilaya ou sa tribu. Sont condamnables aussi les prétentions d’une ethnie, d’une wilaya ou d’une tribu ou de tout autre groupe à utiliser leur
(ou leurs) particularisme (s) comme moyen de pression sur la collectivité nationale ! Ainsi nous faudrait-il reconnaître les réalités sociales incontournables, et souvent enrichissantes, tout en rejetant leur inadmissible dérivation en ethnisme, « wilayisme »et tribalisme.
III
Et quelles dispositions caractérisent pour nous l’esprit démocratique ?
a) l’examen sérieux, responsable et ordonné de toute question d’intérêt général ;
b) le rejet de toute oligarchie ou corporation : politique, économique ou sociale accaparant les leviers du pouvoir par coercition ou manœuvres délictuelles ;
c) le refus de tout monopole ou privilèges aberrants en économie qui doit offrir, à tous, et scrupuleusement, les mêmes chances ;
conséquemment, et pour mettre la puissance publique, en cette période cruciale où la démocratie est en train de naître et de se renforcer, à l’abri de l’hégémonie de forces objectivement ou subjectivement monolithiques, il est nécessaire d’assurer :
1°- l’élaboration d’une »Charte d’honneur » ou « code déontologique » (ou appelons –le comme on veut) qui comportera les éléments essentiels d’un consensus de partis (ou des) partis sur des questions cruciales au dessus de toutes considérations partisanes : l’identité du pays, les frontières nationales, la forme républicaine et pluraliste du gouvernement, la condamnation de toute subversion, l’ouguiya, la neutralité de l’Etat et de ses rouages etc.
2°- La restructuration des secteurs public et parapublic et la détermination (par exemple en la charte ou le code) de normes strictes, raisonnables et pratiques pouvant empêcher la distribution, comme prébendes aux partisans, de leurs postes sensibles.
3°- L’attribution de nouveaux pouvoirs et prérogatives au Conseil Supérieur de la Fonction Publique qui lui permettent de mettre la haute fonction publique (autant que faire se peut) à l’abri des intimidations explicites et implicites, avouées et sournoises, et de la chasse aux sorcières, sans toutefois entraver la gestion normale, régulière et légale des pouvoirs publics.
4°- La formulation de normes consignées (en le code ou la charte ou séparément) d’une collaboration franche, entière et responsable entre l’administration territoriale et les partis politiques dans l’organisation de toute consultation électorale, depuis l’établissement des listes jusqu’à la proclamation des résultats.
5°- La création d’une Haute autorité (non partisane) de la communication pour :
- codifier l’utilisable équitable de la TV et radio d’Etat ;
- édicter des règles d’encouragement matériel et de simplification des procédures pour la presse privée indépendante, en sa qualité d’élément important pour la consolidation de la démocratie ;
- liquider les quotidiens nationaux ]officiels] pour éviter le financement par tous de la propagande d’un seul parti ;
- gérer les fréquences de radios et définir leurs conditions d’attribution ;
- etc.
IV En ce domaine, comme en d’autres refusons l’uniformité !
La démocratie n’est certes pas une panacée. Il n’en reste pas moins vrai qu’elle répond, à notre avis, aux tempéraments libres des Mauritaniens et permet d’utiliser leurs énergies et leurs imaginations, tout en donnant à chacun l’indicible plaisir de se sentir libre pour sa réflexion et ses choix, sécurisé pour son corps et ses biens. Aussi le devoir de tous, et nonobstant leurs différences d’options, est de défendre cette démocratie pour favoriser l’explosion des énergies en politique, gestion économique, création artistique, performances sportives etc. Une démocratie qui refuse le manichéisme monolithique qui tend à enfermer notre peuple entre les hourrah enthousiastes ou les invectives ordurières, tous également prématurés. Cette démocratie exclut l’accaparement de la puissance publique pour »persuader » ou intimider ou acheter. Elle ne se reconnaît pas, non plus, en le chantage au désordre public pour impose, « nolens volens« , une opinion minoritaire à l’ensemble de la nation.
Et dans notre entendement, la démocratie est un débat d’idées autour de projets de sociétés : quelle gestion économique pour la Mauritanie ? Quelle éducation ? Quelle politique de santé ? Quelle politique de l’emploi ? Etc. Ce sont aussi les hommes pouvant traduire ce projet de société, demain, en stratégie de gouvernement, si leurs concitoyens leur accordent leur confiance. Elle rime aussi, cette démocratie, avec « légalité » et « ordre » et toute déviation irresponsable, tout chienlit trouvera sur son chemin, nous en sommes persuadés, assez de patriotes pour l’enrayer.
Par Mohamed-saïd OULD HAMODY.
N.B / L’article, ci -dessus, a paru dans la rubrique « idées » de l’hebdomadaire, aujourd’hui disparu, « Mauritanie Demain » N° 28 du 6 au 12 novembre 1991.
Source:http://adrar-info.
La fameuse lettre du Calife Ali à son Gouverneur en Egypte relative « …aux droits imprescriptibles du musulman en tant que musulman et du non -musulman en tant qu’être vivant respirant et nanti d’une mère… » est fort éloquente. Comme en dit long (sur le sujet) le hadith du prophète concernant la femme qu’ouvre le sauvetage d’un chien assoiffé les portes du paradis etc.
Et ainsi on oublie que les enseignements explicites suivants du coran renferment les deux idées clés de la démocratie : consensus & alternance.:
a) « amroukoum choura beynakoum « , qui veut dire : « vos affaires doivent être objet à concertation « .
b) « Watilka el ayam noudawilouha beyna nassi « qui veut dire : de la démocratie :. « et tels sont les jours que nous faisons tourner entre les gens ! »
Bien sûr, la démocratie est aujourd’hui universelle, résultant d’apports successifs et divers de tant de familles culturelles et de civilisations et la contribution, il faut bien le reconnaître, de l’Occident a été essentielle dans le produit fini…Cela ne justifie pas cependant la prétention, toujours outrée à mes yeux, de certains milieux occidentaux de nous tailler, et sur mesure, des systèmes de gouvernement qui conviendraient, d’après eux, à nos structures mentales ou à nos états de développement ; et d’après nous à leurs sordides intérêts du moment.
En effet, avec les indépendances octroyées est apparue la théorie qui proposait – sous prétexte de préserver l’unité nationale, d’assurer le progrès et de garantir la stabilité- le parti unique avec son cortège de potentats et de privations de droits, tous les droits :politiques, économiques et syndicaux.
Depuis l’écroulement d’un certain mur et, avec lui, le mythe du communisme, nous assistons à une nouvelle théorie véhiculée, entre autres, par RFI, Jeune Afrique, la BBC etc.
Elle prône, pour l’Afrique, la démocratie pluraliste, mais précédée d’une conférence dite nationale ]présidée par un prélat chrétien de préférence ] : lire le lieu de déballage des poubelles, des règlements de compte et d’émergence de groupes spontanés d’influence sans poids, ni mesure, ni morale ; accompagnée d’un gouvernement dit » de transition « : lire qui ajoute une nouvelle nomenklatura politique à la déjà si prolifique au pouvoir. Le tout arrosé d’une pincée de pagaille et de trois cuillérées de démagogie etc. Il faut souligner, à l’occasion, cette incroyable obsession pour imposer, parce que dictée par les prétendus papes de la démocratie, la conférence, alors que le parlement de demain est un cadre normal, légal et idéal pour débattre de toute « question nationale » y compris des attentats scandaleux contre les droits des gens commis le dernier trimestre de l’année passée, avant cette date ou depuis lors.
] Même syndrome obsessionnel quant à l’idée du « gouvernement de transition » pour lequel on constitue des » partis « et on se lèche les babines ! Or la constitution a désigné explicitement, en son article 103, le pouvoir militaire et, implicitement, son gouvernement pour assurer la transition. Laissons leur cette responsabilité…A moins de vouloir reculer la date du parachèvement du processus. Le gouvernement de transition dont rêvent les partis, quelle que soit sa composition, ne peut modifier les dispositions, les attitudes et les pratiques du véritable hic dans toute l’opération : l’administration territoriale. Et il servira seulement à donner semblant de légitimité même au truquage…Evitons, s’il vous plaît, les rêves infantiles et… dangereux !]
La démocratie qui est le rempart véritable et indispensable contre de tels errements, et bien plus encore, est la priorité. Elle permet de garantir l’avenir de la nation contre tout développement malsain et, pour sa consolidation, sacrifions nos haines, nos fantasmes et nos ambitions avouables ou non…
Mais clarifions nos choix :
I- Quelle démocratie ? La démocratie aux normes universelles, bien sûr, et qui, comme la poudre, la déclaration universelle des droits de l’Homme ou le temple d’Abou Simbel, est devenue patrimoine de l’humanité. Celle qui veut que : » tous les citoyens naissent libres et égaux ». EGAUX EN DROITS A LA NAISSANCE ( je souligne). Cette notion laisse clairement un bonus de correction eu égard aux aptitudes personnelles objectives, à l’effort personnel et à la chance. Démocratie universelle, mais aussi mauritanienne, tempérée qu’elle est de couleur locale en intégrant nos réalités, spécificités et sensibilités.
II- Quelle traduction socio -culturelle donnons nous à cette démocratie ?
La détermination claire, nette (et démocratique) d’une identité nationale, en l’occurrence arabo – islamique, était primordiale et a été réglée par la constitution. Et il ne s’agit pas d’un « fait de prince » ou d’un « acte solennel » mais bien d’une action consensuelle qui intègre le patrimoine spirituel de l’ensemble des Mauritaniens et leur langue maternelle ou liturgique. Ce cadre général tracé et accepté, il est dès lors important de valoriser l’héritage de toute composante
(ethnie, wilaya, tribu) qui devient bien commun respecté et protégé…
Est donc patrimoine commun à tous les Mauritaniens, tenus de préserver et de développer, la spécificité socio- culturelle des Hal Poular, du Tagant ou des Idab Lehssen. Mais il est répréhensible que la puissance publique soit utilisée, par x, y ou z, au bénéfice exclusif ou privilégié de son ethnie, sa wilaya ou sa tribu. Sont condamnables aussi les prétentions d’une ethnie, d’une wilaya ou d’une tribu ou de tout autre groupe à utiliser leur
(ou leurs) particularisme (s) comme moyen de pression sur la collectivité nationale ! Ainsi nous faudrait-il reconnaître les réalités sociales incontournables, et souvent enrichissantes, tout en rejetant leur inadmissible dérivation en ethnisme, « wilayisme »et tribalisme.
III
Et quelles dispositions caractérisent pour nous l’esprit démocratique ?
a) l’examen sérieux, responsable et ordonné de toute question d’intérêt général ;
b) le rejet de toute oligarchie ou corporation : politique, économique ou sociale accaparant les leviers du pouvoir par coercition ou manœuvres délictuelles ;
c) le refus de tout monopole ou privilèges aberrants en économie qui doit offrir, à tous, et scrupuleusement, les mêmes chances ;
conséquemment, et pour mettre la puissance publique, en cette période cruciale où la démocratie est en train de naître et de se renforcer, à l’abri de l’hégémonie de forces objectivement ou subjectivement monolithiques, il est nécessaire d’assurer :
1°- l’élaboration d’une »Charte d’honneur » ou « code déontologique » (ou appelons –le comme on veut) qui comportera les éléments essentiels d’un consensus de partis (ou des) partis sur des questions cruciales au dessus de toutes considérations partisanes : l’identité du pays, les frontières nationales, la forme républicaine et pluraliste du gouvernement, la condamnation de toute subversion, l’ouguiya, la neutralité de l’Etat et de ses rouages etc.
2°- La restructuration des secteurs public et parapublic et la détermination (par exemple en la charte ou le code) de normes strictes, raisonnables et pratiques pouvant empêcher la distribution, comme prébendes aux partisans, de leurs postes sensibles.
3°- L’attribution de nouveaux pouvoirs et prérogatives au Conseil Supérieur de la Fonction Publique qui lui permettent de mettre la haute fonction publique (autant que faire se peut) à l’abri des intimidations explicites et implicites, avouées et sournoises, et de la chasse aux sorcières, sans toutefois entraver la gestion normale, régulière et légale des pouvoirs publics.
4°- La formulation de normes consignées (en le code ou la charte ou séparément) d’une collaboration franche, entière et responsable entre l’administration territoriale et les partis politiques dans l’organisation de toute consultation électorale, depuis l’établissement des listes jusqu’à la proclamation des résultats.
5°- La création d’une Haute autorité (non partisane) de la communication pour :
- codifier l’utilisable équitable de la TV et radio d’Etat ;
- édicter des règles d’encouragement matériel et de simplification des procédures pour la presse privée indépendante, en sa qualité d’élément important pour la consolidation de la démocratie ;
- liquider les quotidiens nationaux ]officiels] pour éviter le financement par tous de la propagande d’un seul parti ;
- gérer les fréquences de radios et définir leurs conditions d’attribution ;
- etc.
IV En ce domaine, comme en d’autres refusons l’uniformité !
La démocratie n’est certes pas une panacée. Il n’en reste pas moins vrai qu’elle répond, à notre avis, aux tempéraments libres des Mauritaniens et permet d’utiliser leurs énergies et leurs imaginations, tout en donnant à chacun l’indicible plaisir de se sentir libre pour sa réflexion et ses choix, sécurisé pour son corps et ses biens. Aussi le devoir de tous, et nonobstant leurs différences d’options, est de défendre cette démocratie pour favoriser l’explosion des énergies en politique, gestion économique, création artistique, performances sportives etc. Une démocratie qui refuse le manichéisme monolithique qui tend à enfermer notre peuple entre les hourrah enthousiastes ou les invectives ordurières, tous également prématurés. Cette démocratie exclut l’accaparement de la puissance publique pour »persuader » ou intimider ou acheter. Elle ne se reconnaît pas, non plus, en le chantage au désordre public pour impose, « nolens volens« , une opinion minoritaire à l’ensemble de la nation.
Et dans notre entendement, la démocratie est un débat d’idées autour de projets de sociétés : quelle gestion économique pour la Mauritanie ? Quelle éducation ? Quelle politique de santé ? Quelle politique de l’emploi ? Etc. Ce sont aussi les hommes pouvant traduire ce projet de société, demain, en stratégie de gouvernement, si leurs concitoyens leur accordent leur confiance. Elle rime aussi, cette démocratie, avec « légalité » et « ordre » et toute déviation irresponsable, tout chienlit trouvera sur son chemin, nous en sommes persuadés, assez de patriotes pour l’enrayer.
Par Mohamed-saïd OULD HAMODY.
N.B / L’article, ci -dessus, a paru dans la rubrique « idées » de l’hebdomadaire, aujourd’hui disparu, « Mauritanie Demain » N° 28 du 6 au 12 novembre 1991.
Source:http://adrar-info.
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