Le Vice-président des Flam (Force de libérations africaines de Mauritanie, Ibrahima Mifo Sow, accompagné de Mamadou Wane, membre du Bureau Exécutif National chargé de la jeunesse et des droits de l'homme, a été reçu le 28 avril 2013, en audience par Mohamed O/ Abdel Aziz, Président de la République. Les responsables des Flam ont aussi entamé un processus de rencontre avec d’autres acteurs politique nationaux.
Après ces différents entretiens, le vice président des FLAM a animé une conférence de presse, samedi 04 mai à Nouakchott. Thème de cette conférence. « Le redéploiement de FLAM en Mauritanie. »
Au cours de cette conférence, les responsables l’organisation encore en exil, ont annoncé le retour de leur président Samba Thiam en Mauritanie dans trois ou quatre mois.
La première question posée a Ibrahima Mifo Sow ; « vous avez rencontré le président de la République, qu’est-ce que vous luis avez dit et que vous a-t-il dit ? »
Sa réponse : « Nous avons discuté de la situation nationale. Par rapport à la lutte contre la corruption, nous avons dit au chef de l’Etat que c’est une action salutaire mais que cette lutte doit être juste et impartiale et non une arme politique pour punir les adversaires et récompenser les amis. C’est un point de consensus. Par rapport à la lutte contre le terrorisme, nous avons dit que c’est un fléau international qui doit être combattu. »
Mais « l’aspect le plus important » discuté au cours cet audience, selon le vice-président des FLAM est « le règlement de la question du passif humanitaire. » Ainsi, il a dit « Nous avons dit au chef de l’Etat que « par rapport a cette question, il y a deux aspects, des aspects que nous apprécions et d’autres que nous condamnons.
Nous apprécions le retour organisé des déportés car nous nous sommes battus énergiquement pour qu’ils ne reviennent à la sauvette. Mais nous regrettons qu’ils reviennent et qu’ils restent à la lisière de leurs villages, privés de leurs terres ancestrales. C’est une implorante réserve que nous avons formulé au président de la République. »
Par rapport au volet des tueries et autres exactions du passif humanitaire, nous avons proposé un règlement en trois phases. La réparation matérielle et financière d’abord ; Ensuite, il faut que la justice puisse connaître de ces crimes. Et enfin, entre nous, nous pouvons décider si c’est nécessaire de nous pardonner. Mais le pardon doit intervenir au bout de la chaîne, au bout du processus. »
Pendant l’audience, il a été question aussi « des préoccupations des Flam. » « Nous allons revenir en Mauritanie, nous avons de préoccupations de sécurité, de liberté de mouvement, d’action…on a tous en mémoire que les militants des FLAM ont été emprisonnés, tués persécutés, déportés..S’ils doivent revenir il faut que leur sécurité soit assurée et c’est la responsabilité de l’Etat. Mais dans tous les cas nous reviendrons » a dit Ibrahima Mifo Sow.
Réponse du président de la République cité par le vice président des FLAM ; « En Mauritanie, il y a la liberté d’expression, les gens peuvent s’organiser et mener leurs actions librement. »
Le vice président des FLAM a ajouté ; « certains sont allés trop vite en besogne en disant que peut être comme nous avons été reçus rapidement, il y aurait un marché entre nous et le chef de l’Etat. Nous sommes parmi ceux qui ont le lus combattu le président Ould Abdel Aziz. Je le rappelle, nous nous sommes opposés au coup d’Etat. Mais les partis politiques ont accepté d’aller aux urnes contre lui ; Si la compétition a été juste, il faut accepter que ceux qui ont gagné exercent leur mandat ; S’ils se détournent de ce mandat, il faut les combattre. »
Le vice président a déclaré que « les FLAM ne peuvent s’aligner sur le président Ould Abdel Aziz ou les partis politiques traditionnels» Pourquoi ?
Réponse du vice-président ; « Plusieurs acteurs politiques sont préoccupés par un agenda électoraliste. Nous, nous n’avons pas encore ce souci. Ce n’est pas notre préoccupations prioritaire, notre préoccupation prioritaire c’est l’existence de ce pays en tant que pays unis, notre préoccupations c’est la libération des esclaves, la reconnaissance de la diversité nationale…. »
Il a ajouté « l’esclave qui n’est pas reconnu entant qu’être humain et le négro-africain qui ne participe a aucune décision, qui n’a aucun pouvoir, ni économique, ni politique, ni civil, ni militaire, comment peut-il aller a armes égales avec l’autre. Il faut d’abord que ce problème soit réglé pour que les élections puissent être libres. »
Que vont devenir les FLAM, une fois installées en Mauritanie ?
Réponse de Ibrahima Mifo Sow : « Nous sommes FLAM pour le moment, nous allons rencontrer les mauritaniens et leur proposer notre projet de société. »
Khalilou Diagana
Source: Cridem.org
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