Peut-on gouverner la Mauritanie comme on veut ?



Peut-on gouverner la Mauritanie comme on veut ?
Que de pronostics fournis par les conversations des salons, les rues et par les spécialistes de colportages sur tout ce qui tourne sur la vie politique, du tout sécuritaire, les prix, la sécheresse, les orientations diplomatiques de la Mauritanie et aujourd’hui, sur sa position controversée sur la rébellion Touareg.Il y a un mélange des genres, des analyses à tout va, qui puisent leurs inspirations du climat brumeux qui recouvre le ciel politique et même naturel du pays et qui donne libre court à toutes les rumeurs vraisemblables ou totalement erronées.
En l’absence de données objectives sur lesquelles fonder ses commentaires, on se situe dans la subjectivité analytique. Qu’à cela ne tienne, les observateurs du paysage politico-social de la Mauritanie tentent de décrypter deux angles de l’actualité pour mieux cerner les événements survenus ou possibles de se produire en l’état actuel avec les bouleversements qui touchent le monde Arabe , africain et dont les répercussions peuvent avoir des effets domino . Les réseaux sociaux ont un pouvoir illimité dans les changements qui s’opèrent tous les jours. Qu’on le veuille ou pas on ne peut plus gouverner la Mauritanie comme hier, comme il y a quelques mois ou quelques semaines. Toute chose en son temps. Il fut un temps où c’est par la force des armes qu’on assoit un pouvoir, et par l’autorité d’un dictateur qu’on tenait le peuple par la bride. Le droit de manifester était une profanation des lieux publics, une atteinte aux libertés et un complot contre la sureté de l’Etat. Pour un oui ou pour un, les forces de sécurité se déchainent sur les foules avec une brutalité sauvage. Le président de la République disposait comme il voulait des deniers publics sans rendre des comptes à qui que ce soit. Si cette Mauritanie n’a pas totalement disparu, cependant, elle ne peut plus résister aux vents de changement provoqués par les révolutions actuelles. Seulement , il y a encore une sorte de refus de lâcher du lest de la part de l’actuel pouvoir qui joue au Messie sans se donner les possibilités de provoquer un changement propre , correspondant aux aspirations du peuple. Le gouvernement ne prend aucune initiative, il obéit comme des soldats aux ordres. A force de tourner le dos aux revendications, de réprimer les manifestants, de fermer la porte du dialogue, les positions se durcissent. Tant que les appels au changement sonnent comme de la provocation, les contradictions vont perdurer et chacun va croire qu’il a raison plus que l’autre. C’est cette situation qui prévaut entre le pouvoir et l’Opposition à travers ses ramifications, qui s’accusent sans cesse et se rejettent la responsabilité sur ce qui se passe dans les campus et dans les rues. Il n y a pas une question sur laquelle il y a unanimité même s’il s’agit d’une affaire de sécurité nationale. Comme la lutte contre Aqmi . Aujourd’hui encore, la rébellion Touareg suscite des débats contradictoires sur la position du pouvoir sur ce dossier qui vient en rajouter au climat politique et social de plus en plus délétère…

Cheikh Tidiane Dia

Mercredi 15 Février 2012
Boolumbal Boolumbal
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