Les femmes et les hommes ne parviennent pas à cohabiter à Nouakchott, notamment dans le transport public. Dans les cars, les taxis, dans tous les transports publics, il est aujourd’hui pratiquement impossible pour un homme de prendre place s’il y a des femmes qui y sont déjà installées. Cela est vrai aussi pour les femmes si elles ont à faire à des hommes. Les chauffeurs de taxis qui craignent pour leur versement ne ménagent pourtant rien pour circonscrire cette situation, en vain. Cela crée très souvent encore plus de désagréments aux passagers. Quand au début d’une course, le chauffeur place deux clients sur les sièges arrière et deux clients sur le siège avant, il n’a plus qu’un seul choix, celui de prendre deux clients derrière.
Le cas contraire est aussi valable, puisque dans les taxis comme ailleurs sur la place publique, les hommes et les femmes ne doivent pas se tenir côte-à-côte. Si d’aventure une femme se trouvait à l’arrière, deux choix s’offrent à lui, ou n’embarquer que des femmes à l’arrière, ou déplacer la cliente à l’avant et réserver les aces arrière seulement à des hommes ! C’est ce qui fait qu’à l’intérieur du véhicule, il faut des acrobaties et beaucoup de gymnastique pour s’asseoir. Sans toucher le vis-à-vis. Nos femmes, toujours là pour se faire remarquer, sont passées expertes en la matière. Elles ne donnent jamais à l’homme l’occasion de prendre la même voiture qu’elles ; le moindre effleurement tourne au drame. Et les hommes, toujours " galants ", même dans les cas les plus anachroniques, prennent tout sur eux.
Il y a lieu de faire preuve de plus de flexibilité, surtout que tout ce beau monde peut prendre la même voiture, sans se toucher. Par ailleurs, n’emprunte-t-on pas le transport public pour des besoins qui n’ont rien à voir avec l’intimité ? Quel intérêt trouve un homme quelconque à laisser son habit toucher celui de sa vis-à-vis ? C’est quand on trouvera une solution à cette cohabitation entre les deux genres à Nouakchott que le problème du transport public sera résolu.
Amar Fall.
authentique
Le cas contraire est aussi valable, puisque dans les taxis comme ailleurs sur la place publique, les hommes et les femmes ne doivent pas se tenir côte-à-côte. Si d’aventure une femme se trouvait à l’arrière, deux choix s’offrent à lui, ou n’embarquer que des femmes à l’arrière, ou déplacer la cliente à l’avant et réserver les aces arrière seulement à des hommes ! C’est ce qui fait qu’à l’intérieur du véhicule, il faut des acrobaties et beaucoup de gymnastique pour s’asseoir. Sans toucher le vis-à-vis. Nos femmes, toujours là pour se faire remarquer, sont passées expertes en la matière. Elles ne donnent jamais à l’homme l’occasion de prendre la même voiture qu’elles ; le moindre effleurement tourne au drame. Et les hommes, toujours " galants ", même dans les cas les plus anachroniques, prennent tout sur eux.
Il y a lieu de faire preuve de plus de flexibilité, surtout que tout ce beau monde peut prendre la même voiture, sans se toucher. Par ailleurs, n’emprunte-t-on pas le transport public pour des besoins qui n’ont rien à voir avec l’intimité ? Quel intérêt trouve un homme quelconque à laisser son habit toucher celui de sa vis-à-vis ? C’est quand on trouvera une solution à cette cohabitation entre les deux genres à Nouakchott que le problème du transport public sera résolu.
Amar Fall.
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