Notre justice, une justice de pacotille



Notre justice, une justice de pacotille
Si la justice mauritanienne était malade elle l’est d’avantage sous le règne du fougeux-général Mohammed Ould Abdelaziz qui a fait de la lutte contre la gabegie, concept creux de sens sur lequel je ne vais pas m’appesantir, son cheval de bataille pour des règlements de comptes politiques.

L’affaire Moustapha Ould Chafi, l’opposant au régime de Nouakchott est une parfaite illustration de l’instrumentation de notre justice et de sa transformation en justice azizienne. Ce qui va nous conduire à nous demander à quel degré la justice mauritanienne est dépendante du pouvoir exécutif parce que l’indépendance souhaitée ( que nous exige l’Etat de droit) est lueur sous notre ciel et plus que jamais sous son règne.

Pour le comprendre, il ne suffit pas d’être juriste mais de constater avec désolation les tristes événements qui secouent le monde judiciaire qui, en somme toute, soustrait à l’action judiciaire toute crédibilité. Sous Aziz on aura tout vue.

L’autodafé des livres du rite malékite est l’événement symbolique qui permettra de montrer clairement la dépendance de notre justice lorsque le président de la rue-publique s’est érigé en juge lors de son discours face à une foule émotionnelle et instrumentalisée venant manifester leurs hypocrisies.

Le juge-Aziz a promu de sévères sanctions à l’endroit de Biram et compagnons. Envie pressante de vouloir écraser un militant des droits de l’Homme ou naïveté déguisée ?

Une rencontre avec les étudiants de la faculté de droit aurait suffit pour le faire comprendre que le pouvoir exécutif ne doit aucunement pas influencer le judiciaire à plus forte raison de délibérer une sentence avant jugement. Ainsi, les articles 89, 90 et 91 de la constitution qui évoquent cette indépendance des pouvoirs législatifs et exécutifs ont été violés par le garant de cette indépendance, le président de la république. Avec Aziz on aura tout vue.

Le dossier de Biram, sans doute, comme tous les dossiers qui ont jeté de discrédit sur notre justice, sera l’affaire du juge-Aziz ayant comme avocats les imams-politiques, la TVM, la radio et un peuple naïf et instrumentalisé.


Ndiaye Kane Sarr

Dimanche 6 Mai 2012
Boolumbal Boolumbal
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