Mauritanie : les FLAM clarifient leur position



Mauritanie : les FLAM clarifient leur position
Depuis le redéploiement des Forces de Libération Africaine de Mauritanie à Nouakchott, les militants et sympathisants, la société civile et la classe politique s'interrogent sur la nature de ce mouvement né il y a 30 ans et en exil depuis 25 ans.
En décidant ce retour au bercail les FLAM signent la fin d'une époque de lutte armée dans la perspective d'une nouvelle ère dont le point de départ pourrait être le premier congrès dans la capitale mauritanienne qui vient d'accueillir la première assemblée générale du mouvement.
Tout va décidément vite pour les FLAM qui viennent de se réunir pour la première fois en assemblée générale le 8 juin dernier à Nouakchott. Un pas en avant pour clarifier davantage leur position sur la question nationale et l'avenir du mouvement après le redéploiement à Nouakchott. Dans ce cadre des consultations avec l'ensemble de la classe politique mauritanienne toute tendance confondue ont été menées tambour battant en l’espace d’un mois. Malgré ces avancées l'opinion publique s'interroge encore sur la nature de ce mouvement qui a aujourd'hui 30 ans d'existence et 25 ans d'exil. Ce sont les militants et sympathisants qui emboîtent le pas en apportant leur contribution au débat. Historiquement les FLAM sont à la fois un mouvement de libération nationale et un mouvement politique comme le stipule les statuts. Certains se réjouissent de cette nature hybride tandis que d’autres ont du mal à la comprendre. Mais on trouverait peu d’observateurs des années 86 et 87 sous le régime de Ould Taya pour nier qu’elles furent des années de braise au cours desquelles la majeure partie des cerveaux des FLAM furent arrêtés à la suite de la publication du Manifeste du négro mauritanien, puis emprisonnés à Oualata. Beaucoup d’entre eux y laisseront leur vie. Les plus chanceux avaient déjà pris le chemin de l’exil à travers le monde. Et d’autres les suivront après les événements de 89 qui augurent le plus long exil de milliers de noirs dans l’histoire de la Mauritanie. Une chose est certaine que ce sont ces répressions ces exécutions extrajudiciaires et ces déportations qui ont aguerri les flamistes au départ et les pousser à porter un projet politique qui s’articule sur la libération nationale sauf que l’objectif de la lutte armée ne pouvait être atteint faute de moyens matériels et humains et surtout d’occupation au moins d’une partie du territoire mauritanien. Au fil des années cette image de combattants est devenue un symbole international de courage politique et qui a dérangé tous les régimes qui se sont succédés à Nouakchott. Entre un mouvement de libération et un mouvement politique il n y qu’un pas que les FLAM ont franchi depuis le redéploiement à Nouakchott après 25 ans d’exil forcé. La bataille de reconnaissance est désormais à l’œuvre et elle ne brouille pas la nature du mouvement en pleine mutation. Cette tentative délibérée d’effacer aux yeux de l’opinion publique cette fausse image de « terroristes » ou de nationalistes étroits poursuit son petit bonhomme de chemin avec la possibilité de créer un parti. Dans ce contexte politique favorable à l’émergence de nouvelles idées chaque initiative est importante. Il n’y a rien d’autre à faire pour les FLAM que de continuer le combat contre toute discrimination et contre les inégalités en Mauritanie. Et tout dépendra en définitive « de la capacité de l’organisation de défendre son programme à l’intérieur du pays et de le faire accepter par la majorité des mauritaniens ».C’est le pari à gagner maintenant.


Bakala Kane

Source : www.kassataya.com

Lundi 17 Juin 2013
Boolumbal Boolumbal
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