Quand la politique cesse d’être un moyen de concertation, elle devient une arme destructrice de la démocratie.Son rôle dans la stabilité du pays se déprécie, et ceux qui s’en servent renversent les linges et mettent la vie des citoyens en péril.Nous assistons à ce scénario inquiétant en Mauritanie depuis plus plusieurs années où à chaque fois, le processus de maturation est remis en cause par des batailles pour le contrôle du pouvoir menées le plus souvent par des méthodes anti- constitutionnelles.
Et quand cela arrive, le maitre de la situation se sert de la constitution pour légitimer sa couronne afin de se mettre à l’abri de ses adversaires. Au lieu de le faire de manière intelligente et adroite, l’homme fort procède par système d’élimination politique de ceux qui ont l’audace de le combattre ou tout simplement de penser différemment que lui. Malheureusement c’est cette règle qui régit les rapports entre le pouvoir mauritanien et son opposition radicale. Finalement la politique n’arrive plus à assainir l’atmosphère entre les acteurs. Elle menace l’ordre et fait trembler les institutions. Au lieu de servir la démocratie et provoquer une alternance régulière, pacifique, elle bloque le processus et créé un péril démocratique dans tout le système de gouvernance. Nous sommes arrivés en Mauritanie à un point culminant de cet impossible retour à la normale du jeu démocratique à cause d’un côté, de l’autisme du chef suprême, sourd aux revendications tous azimuts des leaders politiques et des mouvements sociaux et syndicaux et de l’autre, par une détermination aveugle de l’opposition à faire quitter sans savoir comment l’homme aux commandes.
Le peuple navigue dangereusement entre ces deux rives sans bouée de sauvetage. Ce face-à-face entre les leaders politique a occulté tout débat sur lequel devraient se polariser les analyses. Le discours politique ne vole pas très haut. Chaque camp ne fait que rendre à l’autre sa monnaie comme dans une sorte de scènes dignes de garnements intraitables. Dans ces conditions comment les hommes politiques actuels pourraient-ils incarner un changement de comportements et être des donneurs de leçons aux générations de demain. Si dans une démocratie les divergences entre les positions politiques est tout à fait normale, force est de constater que les choses ont pris une tournure peu enviable en Mauritanie entre Mohamed Ould Abdel Aziz et ses adversaires. L’exemple censé honorer soigner l’image de marque des institutions démocratiques n’est venu de nulle part, ni du camp de la majorité rangé religieusement derrière son idole, ni du côté de la COD devenu le centre des opérations dirigées contre le régime en place, ni du côté de l’opposition « séparatiste » ayant accepté le dialogue qui n’aura pas apporté de la bonne eau au moulin d’Aziz. Alors vers où mène une politique qui ne propose que des querelles sans fins sinon à un péril démocratique ? (A suivre…)
Cheikh Tidiane Dia
renovateur
Et quand cela arrive, le maitre de la situation se sert de la constitution pour légitimer sa couronne afin de se mettre à l’abri de ses adversaires. Au lieu de le faire de manière intelligente et adroite, l’homme fort procède par système d’élimination politique de ceux qui ont l’audace de le combattre ou tout simplement de penser différemment que lui. Malheureusement c’est cette règle qui régit les rapports entre le pouvoir mauritanien et son opposition radicale. Finalement la politique n’arrive plus à assainir l’atmosphère entre les acteurs. Elle menace l’ordre et fait trembler les institutions. Au lieu de servir la démocratie et provoquer une alternance régulière, pacifique, elle bloque le processus et créé un péril démocratique dans tout le système de gouvernance. Nous sommes arrivés en Mauritanie à un point culminant de cet impossible retour à la normale du jeu démocratique à cause d’un côté, de l’autisme du chef suprême, sourd aux revendications tous azimuts des leaders politiques et des mouvements sociaux et syndicaux et de l’autre, par une détermination aveugle de l’opposition à faire quitter sans savoir comment l’homme aux commandes.
Le peuple navigue dangereusement entre ces deux rives sans bouée de sauvetage. Ce face-à-face entre les leaders politique a occulté tout débat sur lequel devraient se polariser les analyses. Le discours politique ne vole pas très haut. Chaque camp ne fait que rendre à l’autre sa monnaie comme dans une sorte de scènes dignes de garnements intraitables. Dans ces conditions comment les hommes politiques actuels pourraient-ils incarner un changement de comportements et être des donneurs de leçons aux générations de demain. Si dans une démocratie les divergences entre les positions politiques est tout à fait normale, force est de constater que les choses ont pris une tournure peu enviable en Mauritanie entre Mohamed Ould Abdel Aziz et ses adversaires. L’exemple censé honorer soigner l’image de marque des institutions démocratiques n’est venu de nulle part, ni du camp de la majorité rangé religieusement derrière son idole, ni du côté de la COD devenu le centre des opérations dirigées contre le régime en place, ni du côté de l’opposition « séparatiste » ayant accepté le dialogue qui n’aura pas apporté de la bonne eau au moulin d’Aziz. Alors vers où mène une politique qui ne propose que des querelles sans fins sinon à un péril démocratique ? (A suivre…)
Cheikh Tidiane Dia
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