Mauritanie: Le génocide...biométrique



Mauritanie: Le génocide...biométrique
Les communautés mauritaniennes à l’étranger, surtout celles se trouvant en Europe, vivent dans le calvaire depuis que les Autorités de Nouakchott ont décidé d’introduire une énième réforme de l’état civil. Le parcours du combattant que sont obligés à faire nos compatriotes pour se conformer, à la fois à la législation du pays d’accueil et aux caprices des autorités de leurs pays d’origine ne suffisent même pas la peine de toute une vie. Cette peine se trouve être doublée, si ces citoyens sont, clairement, traités en fonction de leur pays de résidence.

Si vous êtes résident dans un pays du moyen orient ou un pays arabe, vous êtes assimilé à un mauritanien né résident à N’Beika, Oualata ou Bénichab. Si, par contre, vous vivez à Abidjan, Paris, Bruxelles, Berlin ou Saragosse, vous êtes assimilé à un citoyen de seconde zone. Vous devez toujours passer par la porte de l’inquisition résidentielle voire identitaire pour pouvoir accéder à ce qui est censé être votre droit le plus absolu ! En d’autres termes, les communautés mauritaniennes à l’étranger souffrent la différence dans le traitement, la ségrégation, la discrimination. Leur fin est connue d’avance : ils risquent de se retrouver apatrides.

Du fait d’une gestion figée et fondée sur des préjugés idéologiques de basse gamme, les intérêts de certains de nos ressortissants sont en train d’être lésés. Si nous n’y prenons garde, nous commettrions une des plus grandes erreurs qui devrait conduire à la privation de nos propres ressortissants des plus élémentaires outils de survie dans un étranger hostile et en crise. La Mauritanie est bien particulière dans sa manière de voir la question : alors que les Etats du monde, ceux du Maghreb en premier, font des pieds et des mains pour protéger leurs ressortissants en facilitant leur accès aux avantages intérieurs prévus pour les citoyens, en acceptant la double nationalité et en veillant au respect de leurs droits dans les pays d’accueil, la Mauritanie, elle, ne fait que mettre des bâtons dans les roues de ses ressortissants. L’histoire est là pour montrer que jamais une ambassade de Mauritanie à l’étranger n’a eu la moindre préoccupation pour les ressortissants du pays.

A moins que ne soit la sollicitation des expatriés pour combler les déficits financiers dus aux retards fréquents du transfert du budget de l’ambassade ou la mise en place de cellules « d’espionnage » et d’épiage des activités des « activistes », animateurs dérangeant d’une opposition frontale contre les pouvoirs en voie vers la dérive dans notre pays. Aujourd’hui, la coupe déborde. Très largement même et de tous les côtés. Le règne des copains à Nouakchott a décidé de faire payer aux Mauritaniens d’Europe, leur opposition au Pouvoir. N’ayant rien compris au moment fort de la crise en 2009, cette communauté européenne avait pourtant appuyé en masse le nouveau pouvoir.

Persuadée à l’époque que Ould Abdel Aziz était le président providentiel, elle a vite déchanté. C’est certainement ce qui lui vaut le traitement actuel qui lui est réservé. Le spectacle qu’ offre ces interminables files humaines et ses regroupements monstres devant les administrations cibles pour se faire enrôler est ahurissant. Des rues de Nouakchott aux berges du Fleuve, des prisons dans les capitales régionales aux tristes trottoirs des banlieues dans les villes d’Europe, elle cherche un droit qu’on tente de lui interdire par toutes les voies et moyens.

Les partenaires qu’ils avaient soutenus avec force et vigueur, par naïveté, montrent aujourd’hui leur véritable visage. Oubliés les « agents noirs » qui s’investissaient dans les foyers, au sein des associations et dans les quartiers pour convaincre la "Diaspora" de soutenir les militaires "seuls capables de corriger les erreurs fatales" de Ould Taya et "la mollesse maraboutique de Sidioca qui ramenait par la porte les symboles du régime de Maouiya". A peine cinq ans plus tard, ils se rendent compte que les types qu’ils ont élus, les administrateurs qu’ils avaient soutenus, savaient se transformer pour adopter la hideuse et pire face hypocrite des pires leaders de l’époque de Ould Taya.

La preuve : aujourd’hui, sans sourciller, ils sont en train d’achever, tranquillement, le « boulot » du système exclusiviste par un génocide...biométrique ! Allez, naïfs citoyens ! Telle est la vie chez nous ! La République, ou plutôt, notre République est fraternelle, égale et très honorable… dans ses pratiques.

Amar Ould Béjà.

lauthentic.info

Mercredi 22 Mai 2013
Boolumbal Boolumbal
Lu 2798 fois





Les plus récentes
Boolumbal Boolumbal | 05/01/2026 | 1497 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
Boolumbal Boolumbal | 07/11/2025 | 5399 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire


Attention ! Pas d'amalgames...
Publié par Boolumbal Boolumbal le 07/11/2025 à 11:19 | 0 Commentaire

Recherche


Inscription à la newsletter