Communiqué
Depuis quelques semaines déjà, se confectionne, au ministère de la justice, dans une opacité totale, et sans bien évidemment y associer l’ONA, un projet de loi modifiant les textes régissant la profession d’avocat. Cette initiative intervient au moment où l’ordre national des avocats constate que :
1- Monsieur le Président de la République, président du Conseil Supérieur de la magistrature dédaigne obstinément, dans une position sans précédent, à recevoir le Conseil de l’Ordre issu des dernières élections professionnelles.
2- Toutes les administrations, tous établissements publics et l’ensemble des sociétés à capitaux publics ont reçu et exécuté une instruction du secrétaire général du gouvernement leur ordonnant de s’abstenir de tout recours au service de l’avocat.
3- Monsieur le Ministre de la Justice décline fortement initier les projets de décrets portant application de la loi sur l’aide juridictionnelle sans laquelle l’accès des plus pauvres à la justice restera, personne ne le conteste, un vœu pieux.
Cette sombre initiative intervient aussi dans un contexte où la légalité même des institutions parlementaires qui auront à examiner dans les circonstances actuelles tout nouveau projet de loi -, est fortement contestée et tout au moins regardée par les plus indulgents avec une grande suspicion.
Ce contexte est aussi marqué par le mécontentement manifeste du Pouvoir Exécutif qui reproche aux Avocats d’avoir toujours affirmé avec force leur attachement au respect de la légalité, de l’indépendance de la justice, des Droits de l’Homme, du droit de chacun à un procès équitable.
Conscient de la noble mission qui est celle de l’Avocat, l’ordre national des avocats :
1- Affirme son attachement plus que jamais à l’indépendance de l’Avocat dans son ministère et dans l’administration de son barreau ; réitère sa volonté ferme de défendre cette indépendance par tous les moyens de droit ;
2- Déclare qu’il continuera à défendre les droits de l’Homme et ceux du citoyen ; et rejettera, comme par le passé, toute domestication des magistrats et instrumentalisation de la Justice ;
3- Lance un appel au ministre de la justice et, au-delà aux autorités de l’Etat, afin de cesser toute immixtion dans les affaires de l’ordre.
4- Lance un appel pressant aux associations professionnelles régionales et mondiales et à tous les hommes épris de liberté pour qu’ils s’élèvent contre toute action visant à porter atteinte à l’indépendance des Avocats mauritaniens qui reste au demeurant celle de la justice et de la liberté, en Mauritanie.
Le conseil de l’ordre
ANI
Depuis quelques semaines déjà, se confectionne, au ministère de la justice, dans une opacité totale, et sans bien évidemment y associer l’ONA, un projet de loi modifiant les textes régissant la profession d’avocat. Cette initiative intervient au moment où l’ordre national des avocats constate que :
1- Monsieur le Président de la République, président du Conseil Supérieur de la magistrature dédaigne obstinément, dans une position sans précédent, à recevoir le Conseil de l’Ordre issu des dernières élections professionnelles.
2- Toutes les administrations, tous établissements publics et l’ensemble des sociétés à capitaux publics ont reçu et exécuté une instruction du secrétaire général du gouvernement leur ordonnant de s’abstenir de tout recours au service de l’avocat.
3- Monsieur le Ministre de la Justice décline fortement initier les projets de décrets portant application de la loi sur l’aide juridictionnelle sans laquelle l’accès des plus pauvres à la justice restera, personne ne le conteste, un vœu pieux.
Cette sombre initiative intervient aussi dans un contexte où la légalité même des institutions parlementaires qui auront à examiner dans les circonstances actuelles tout nouveau projet de loi -, est fortement contestée et tout au moins regardée par les plus indulgents avec une grande suspicion.
Ce contexte est aussi marqué par le mécontentement manifeste du Pouvoir Exécutif qui reproche aux Avocats d’avoir toujours affirmé avec force leur attachement au respect de la légalité, de l’indépendance de la justice, des Droits de l’Homme, du droit de chacun à un procès équitable.
Conscient de la noble mission qui est celle de l’Avocat, l’ordre national des avocats :
1- Affirme son attachement plus que jamais à l’indépendance de l’Avocat dans son ministère et dans l’administration de son barreau ; réitère sa volonté ferme de défendre cette indépendance par tous les moyens de droit ;
2- Déclare qu’il continuera à défendre les droits de l’Homme et ceux du citoyen ; et rejettera, comme par le passé, toute domestication des magistrats et instrumentalisation de la Justice ;
3- Lance un appel au ministre de la justice et, au-delà aux autorités de l’Etat, afin de cesser toute immixtion dans les affaires de l’ordre.
4- Lance un appel pressant aux associations professionnelles régionales et mondiales et à tous les hommes épris de liberté pour qu’ils s’élèvent contre toute action visant à porter atteinte à l’indépendance des Avocats mauritaniens qui reste au demeurant celle de la justice et de la liberté, en Mauritanie.
Le conseil de l’ordre
ANI
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